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Victor Oladipo déjà à fond pour la saison prochaine : il préchauffe comme on dit dans le jargon

Victor Oladipo

Petit rappel : on est en août.

Source Image : NBA League Pass

Après une saison réussie sur le plan individuel comme collectif, Victor Oladipo en veut toujours plus. Pas le temps de se reposer pour le néo All-Star, qui se prépare en compagnie de son staff personnel pour la prochaine saison. Après sa transformation de la saison dernière, les Pacers devraient pouvoir compter sur un Oladipo plus fort que jamais.

On a tous souvenir de l’annonce de l’arrivée d’Oladipo dans l’Indiana. Incompétents, pigeons. Les mots d’oiseaux ont fusé envers le front office des Pacers après avoir récupéré l’arrière en échange de Paul George. Aujourd’hui, Oladipo est adoré et adulé par tout fan de NBA. Et ce passage entre ces deux extrêmes est dû à une chose : le travail. En effet, le nouveau Pacer est arrivé l’année dernière complètement transformé. Dans la meilleure forme de sa vie, il a nettement amélioré son handle et son shoot. Cette confiance lui a permis de prendre les rênes d’une équipe d’Indiana qui a parfaitement suivi son leader naturel. Les résultats parlent d’eux-mêmes avec une saison à 48 victoires, une série en 7 matchs face au King et ses serviteurs, le tout conclu par un titre de MIP. L’effet de surprise désormais passé, c’est l’heure de confirmer. Les défenses vont s’ajuster et lui rendront la vie bien plus difficile. Mais ça, l’arrière est déjà au courant, et voit donc l’été comme une opportunité pour continuer sur la lignée de la saison dernière. Après s’être rendu au camp de USA Basketball, pour y croiser un John Wall bien gras, il est de retour à Miami accompagné de ses coachs personnels pour bosser, encore et encore. Il a pu dévoiler son état d’esprit au Indianapolis Star sur sa préparation pour la saison 2018-19.

« Je repousse mes limites. Je veux prendre des risques désormais. Je suis le genre de gars qui prend un 3-points quand son équipe est menée de deux points. Je travaille dur pour repousser mes limites. J’avais l’habitude de ne pas pendre de risque, mais ça ne m’a pas emmené très loin. »

Déterminé le pépère. Lui qui nous a déjà montré sa capacité à être clutch cette saison ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Al Watson, son coach personnel, est le mieux placé pour en parler.

« L’année dernière, on s’est vraiment concentré sur son ballhandling. Cette année, on est monté d’un cran puisque je regarde énormément de vidéos de lui. Dans le quatrième quart-temps, il joue meneur. On a travaillé sur certaines combinaisons, notamment sur les traps. Ce n’est pas un secret, il va subir de nombreuses prises à deux la saison prochaine.

Quand vous regardez les grands joueurs, comme Kobe, ils doivent savoir tout faire. S’il n’est pas dans un grand soir au shoot, il doit de se dire ‘Il faut se mettre en route, pénétrer, aller chercher des fautes’. Il doit être capable d’attaquer avec toutes les différentes facettes du jeu. On lui fait faire beaucoup de sprints pour atteindre un spot ouvert sur le terrain. On essaye vraiment de toucher à toutes les situations de jeu. »

Ces déclarations sont loin d’être des paroles en l’air, surtout lorsqu’on remarque le changement radical entre cette saison à Indiana et ses premières saisons au Magic et au Thunder. Son travail ne sera donc pas simplement focalisé sur ces capacités balle en main, mais également cette mentalité de prendre les bonnes décisions. Anticiper les prises à deux adverses, changer son jeu s’il se sent dans un mauvais jour, travailler son jeu sans ballon pour être ce joueur dangereux dans n’importe quelle situation, balle en main ou non. Si on se retrouve avec le MIP 2018 qui a autant progressé dans ces situations, Oladipo rentrerait encore dans une nouvelle dimension individuellement. Et une chose est sûre, la direction d’Indiana, de son côté, ne s’est pas reposée pendant l’été. Malgré le triste départ de Lance Stephenson, Tyreke Evans est arrivé, lui qui sort d’une très bonne saison avec Memphis sur le plan personnel. Kyle O’Quinn arrive pour remplacer Al Jefferson, vraie upgrade dans la raquette, et Bogdanovic voit arriver un copain sniper avec Doug McDermott. Si on fait confiance à Myles Turner pour changer de dimension, c’est sans prendre de risques qu’on peut affirmer que les Pacers sont meilleurs, du moins sur le papier. Une de leur force la saison passée était cette cohésion de groupe, l’objectif sera donc d’intégrer les nouveaux et de repartir sur leur lancée. Si on parle plus des Celtics, des Sixers, des Bucks, des Raptors ou autres Wizards dans cette Conférence Est, on est peut-être encore en train d’oublier ces Pacers. Attention à ne pas faire la même erreur que la saison dernière…

Victor Oladipo préchauffe très sérieusement à deux mois de la reprise. Déterminé et très bien entouré, on a du mal à le voir régresser par rapport à la saison dernière. Avec un leader encore plus fort et un été très bien géré par la direction, il va falloir compter sur les paysans de l’Indiana la saison prochaine.

Source texte : NBC Sports, Indianapolis Star 

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