Celtics

Brad Stevens kiffe son effectif : « Nous avons 8, 9, voire même 10 gars qui sont des titulaires »

Brad Stevens

Sans doute déjà la saison la plus importante de sa carrière de coach.

Source image : NBA League Pass

Auteurs d’une année clairement réussie, malgré quelques péripéties, les C’s entament la saison prochaine avec un statut de contender qu’ils n’ont pas eu depuis un petit moment. Mais quelques questions restent en suspens, notamment la hiérarchie de l’effectif, sujet sur lequel leur head coach Brad Stevens devra impérativement trouver les bonnes réponses.

Les Boston Celtics font peur à pas mal de monde la saison prochaine. Amputés de leurs deux meilleurs joueurs, le jeune roster vert a réussi à aller jusqu’en Finale de Conférence, avant d’échouer au Game 7 face à un LeBron James stratosphérique. Un exploit considérable à mettre au solde de la jeunesse et du talent des joueurs de l’effectif, et surtout de leur magicien qui leur sert de coach : Brad Stevens. Depuis 2013, le head coach de 41 ans fait des miracles sur le banc des Celtics, réussissant à tirer la quintessence de chacun de ses joueurs, en faisant de véritables machines de guerre. Cette année, le gourou de Boston a presque fait chuter le King dans sa Conférence, le tout sans Kyrie Irving ni Gordon Hayward… Les attentes pour la saison prochaine sont donc hautes, et le coach devra gérer la réintégration de ses deux stars dans l’effectif, impliquant donc une baisse de temps de jeu pour les autres qui sortent d’une postseason absolument sublime. Interrogé à ce propos dans le Yahoo Sports NBA : Chris Mannix podcast, l’ancien de l’université de Butler semble confiant.

« Je pense que tous nos gars réalisent qu’il se passe quelque chose de très bon en ce moment. Faire partie d’une équipe nécessite de comprendre qu’il n’y a rien de mieux que de gagner ensemble. Pour moi, il faut plutôt saisir que nous avons quelque chose d’unique, et qu’on devrait tous en prendre conscience. Le débat sur le cinq de départ, le cinq qui finit les matchs, etc… nous aurons des lineups différents, et tout le monde aura une opportunité et même beaucoup d’opportunités d’avoir un impact. Nous allons juste continuer de faire ce que nous avons toujours fait. Marcus Smart sort du banc depuis deux ans, et je n’ai jamais considéré Marcus Smart comme un remplaçant. Je pense juste que… nous sommes chanceux d’avoir dans notre équipe huit, neuf, et peut-être même dix gars qui sont des titulaires. Donc, nous nous débrouillerons le moment venu. Et je pense que nos joueurs ont admis que ce n’est pas le but principal. Le but principal est d’essayer d’être les meilleurs possibles collectivement. Si nous faisons tous ce que nous savons faire de mieux, cela sera bénéfique pour tout le monde individuellement. Mais tu n’as pas énormément d’opportunités de faire partie d’un groupe aussi spécial. Nous sommes assez privilégiés d’être dans cette position. Nous devons donc en profiter. »

Plusieurs choses à relever. Déjà, on t’aime beaucoup Brad, mais dix titulaires ça semble faire un peu beaucoup. Car Daniel Theis, Guerschon Yabusele ou encore Semi Ojeleye sont certes très talentueux, mais difficile de véritablement les considérer comme starters en NBA. Hâte cependant de voir l’un des trois (ou même les trois) faire un gros jump la saison prochaine histoire de nous faire encore une fois fermer notre bouche. Ceci étant dit, qui de mieux que Brad Stevens pour résoudre ce genre de problèmes de riches ? Le gars a réussi à faire marcher cette équipe malgré l’été absolument fou de Danny Ainge, qui n’a laissé que quatre joueurs de la saison 2016-17 dans l’effectif, et une infirmerie bien remplie. Désormais, le challenge est tout autre : il faudra gérer des égos, faire comprendre à certains que sortir du banc sur certains matchs n’est pas la fin du monde, et capitaliser sur la réussite des Playoffs de l’an dernier malgré les retours de blessure. Certes, Boston a toujours su s’adapter à leur adversaire du soir, avec notamment Marcus Morris et Aron Baynes qui se relayaient les places dans le cinq de départ. Mais cette saison, il faudra parfois écarter un Jaylen Brown ou un Jayson Tatum, sans parler de Terry Rozier, très solide sur les Playoffs, qui devra continuer à jouer les backups de Kyrie Irving. Des joueurs d’un autre calibre et des choix pas toujours facile à assumer, surtout si ça ne se passe pas comme prévu. Parce que Brad Stevens le sait, il n’y a qu’un seul vrai moyen de parfaitement réussir tout cela : gagner des matchs. Car quand l’équipe tourne bien, difficile de se plaindre de son temps de jeu ou de son importance dans l’effectif. Et vu que ce nous propose le sorcier du Massachusetts depuis quelques années maintenant, on ne se fait pas vraiment de soucis.

S’il y a bien un homme pour ce genre de situation, c’est bien Brad Stevens. Toujours snobé par la NBA pour le titre de Coach of the Year, le natif de l’Indiana a entre ses mains le meilleur effectif qu’il n’ait jamais eu, et pourrait bien faire de très gros miracles avec. Si la mayonnaise prend totalement, on a peut-être devant nous le nouvel ogre de la Conférence Est…

Source texte : Yahoo Sports NBA : Chris Mannix podcast

2 Commentaires

2 Comments

  1. TK7

    12 août 2018 à 8 h 05 min at 8 h 05 min

    Si je puis me permettre un point de langue :
    « Voire » = « et peut-être même »
    Donc « voire même » = « et peut-être même même »
    Je ne pense pas que Brad Stevens ait commis une telle redondance. Il s’agit donc d’une erreur de traduction de ses propos.

  2. TK7

    12 août 2018 à 8 h 13 min at 8 h 13 min

    PS : idem pour « etc. » et les points de suspension. Il faut choisir, pas mettre les deux.
    Mais d’une façon plus générale, je me dis en lisant ce papier que les responsables de la correction des articles ont droit à des vacances eux aussi, et que c’est manifestement maintenant.

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