Thunder

L’histoire entre Carmelo Anthony et le Thunder devrait bientôt s’écrire au passé : quelles options pour OKC ?

Carmelo Anthony

Le contrat empoisonné par définition.

Source image : NBA League Pass

Fin juin, Carmelo Anthony confirmait qu’il n’allait pas se priver des 28 millions de dollars que son contrat lui offrait pour la saison prochaine. Une décision autant attendue que problématique pour les comptes du Thunder, plus que jamais dans la rouge. Le front office de l’Oklahoma ne pourra s’éviter ces dépenses mais réfléchit actuellement à la manière la plus intelligente de gérer cette situation. Trade, buyout, stretch provision font partie des options.

Les fans du Thunder en ont eu pour leur argent cette saison… en termes de rebondissements du moins. Car, pour ce qui est des résultats sportifs, inutile de vous rappeler que l’éclair n’a foudroyé personne en Playoffs, éjecté par un Jazz trop rythmé pour un poulet sans tête. Si on juge, à juste titre, une équipe par ses performances en postseason, celles de la saison régulière n’ont néanmoins rien d’anecdotiques pour juger du niveau d’une équipe. Ainsi, le Thunder new look de la saison dernière a alterné moments faibles, enchaînant des matchs avec une pauvreté de jeu donnant presque envie de zapper pour mater de la pétanque sur L’Equipe 21, et moment forts, où la force de frappe que l’on attendait du Big Three en début de saison explosait, on pense par exemple aux fesses rouges des Cavaliers au soir du 20 janvier, après les 148 points infligés par la bande à Billy Donovan. Ce soir-là, Carmelo Anthony s’était mis au diapason également : 29 points, 10 rebonds à 58% au tir et 50% du parking en 28 minutes seulement. Un beau souvenir qui ne laissera pas une trace dans l’histoire de la franchise, tout comme le passage de Melo. Quoique celui-ci sera peut-être même plutôt rangé dans le rayon des cauchemars plutôt que des bons souvenirs pour les fans du Thunder. Un cauchemar qui n’est pas encore terminé, même si Sam Presti semble s’être réveillé. Les 28 millions de Melo, il va sans doute falloir les sortir. Mais le joueur devrait lui aussi sortir du roster de ce bon vieux Bill. Et pourrait bien voir arriver des petites valises de dollars pendant quelques années, plutôt que partir avec le coffre de son Hummer rempli de billets verts.

Quelles options pour le Thunder ? Quelles équipes pour Melo ?

On imagine que le Thunder avait anticipé la décision de Hoodie Melo, tout comme bon nombre d’observateurs de la sphère NBA. S’asseoir sur 28 millions de dollars pour un joueur qui pourrait s’estimer heureux de ne toucher ne serait-ce que la moitié de cette somme, à 34 ans et un niveau en net déclin, s’apparenterait soit à un joli cadeau de départ soit à de la folie. Si Carmelo n’est pas fini, il n’a pas trouvé sa place dans la rotation du Thunder, et ne semble jamais pouvoir la trouver, alors que le poste 3 converti en poste 4 a déclaré à plusieurs reprises qu’il préférait avoir la balle en mains plutôt que de catch-and-shooter. Et qu’il n’imaginait même pas l’idée de sortir du cinq majeur. Partant de ce constat, l’executive board d’OKC va tout faire pour éviter de garder Melo dans ses rangs l’année prochaine, selon des informations d’Adrian Wojnarowski et de Royce Young, pour ESPN. Plan A : trouver une franchise assez folle ambitieuse pour accepter un trade et ainsi se taper le gros contrat de l’ailier. Plan B : se servir du mécanisme de stretch provision, qui permettrait au Thunder d’étaler le paiement du salaire faramineux de son numéro 7 sur plusieurs saisons afin d’alléger le montant de la luxury tax que devra payer la franchise. Éventuellement dans le cadre d’un buyout. 9,3 patates sur trois ans sont évoquées, ce qui ferait gagner, ou plutôt ne ferait pas perdre, aux finances des Bleus 90 millions sur sa facture. Et pour le remplacer dans le jeu, un Jerami Grant en pleine expansion et venant de signer un contrat de trois ans semble être largement suffisant, l’ailier de 24 ans étant, en outre, bien meilleur en défense.

Mais alors, où pourrait atterrir Sweet Melon ? Selon Marc Stein, du New York Times, les Rockets sont sur le pont pour accueillir le pote de Chris Paul, une fois qu’il sera agent-libre. Les spécialistes d’ESPN ont également évoqués les Lakers de LBJ et le Heat de D-Wade comme probables points de chutes. Du banana boat en veux-tu en voilà en somme. À Houston, le All-Star pourrait occuper le poste laissé vacant par Trevor Ariza, parti aux Suns. Les Rockets auraient un meilleur sniper, mais un moins bon défenseur, pas sûr que l’entente fonctionne avec un James Harden ne lâchant pas la gonfle facilement. Le challenge des Lakers semble bien être le plus excitant avec une superteam en construction, mais ça ne va pas arranger les affaires des jeunots, en danger avec l’ouverture d’une nouvelle maison de retraite à Los Angeles. Au Heat enfin, Melo aurait sa place les mains dans les poches mais risque de jouer autant de matchs de PO qu’il n’a joué avec le Thunder cette saison.

On ne reverra sans doute pas Carmelo sur le parquet de la Chesapeake Energy Arena la saison prochaine, en tout cas pas avec un maillot bleu. Maintenant, le ballon est dans les mains de Sam Presti pour limiter la casse la saison prochaine.

Sources texte : ESPN, New York Times

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