Old-School

Ce jour où Tracy McGrady a réalisé l’impossible : 13 points en 35 secondes, avec un game-winner en prime !

Tracy McGrady

McGrady, for the wiiin… YES !!!!

Source image : YouTube

Considéré à juste titre comme l’une des machines offensives les plus inarrêtables des années 2000, Tracy McGrady a enchaîné les cartons durant sa carrière. Mais s’il y a bien un exploit qui sort du lot, c’est celui réalisé face aux Spurs le 9 décembre 2004. Flashback.

« Impossible is nothing » ! Ce slogan, lancé par l’équipementier Adidas en 2004, avait pour objectif de montrer, à travers ses athlètes, que tout est toujours possible, peu importe les circonstances, peu importe les obstacles. A l’époque, Tracy McGrady était sous contrat avec la marque aux trois bandes en compagnie de l’icône de la boxe Muhammad Ali, du footballeur star David Beckham ou encore de l’infatigable coureur de fond Haile Gebrselassie. Il avait donc une certaine responsabilité à assumer par rapport à cette campagne commerciale. Et le 9 décembre de cette même année, T-Mac a offert le meilleur coup de pub possible pour Adidas. En effet, ce jour-là, lors d’une rencontre de saison régulière entre les Houston Rockets et les San Antonio Spurs, l’arrière texan a redéfini les lois du basket. Il a donné une nouvelle signification à l’expression « prendre feu », si couramment utilisée de nos jours avec des pyromanes comme Stephen Curry ou Damian Lillard. Il a rappelé à quel point un match n’est jamais terminé tant qu’il reste du temps au chronomètre. Tout ça en l’espace de 35 petites secondes. 35 secondes de folie, 35 secondes de science-fiction, 35 secondes de légende.

Avant de revenir en détail sur ce moment qui défie la logique, un petit rappel du contexte s’impose. Quelques mois auparavant, Tracy McGrady quitte Orlando dans le cadre d’un transfert et débarque à Houston pour former un duo de feu avec le géant Yao Ming. Cependant, les Fusées connaissent un petit retard à l’allumage en remportant seulement huit de leurs 19 premiers matchs. En face, les Spurs sont fidèles à eux-mêmes avec un bilan très solide de 16 victoires en 20 rencontres. Autrement dit, ce derby texan oppose une nouvelle équipe qui se cherche à une équipe bien huilée qui se connaît bien. Cette différence, elle se voit au fur et à mesure que la partie avance. Si Houston domine le début de match et rivalise avec San Antonio pendant de longues minutes, les hommes de Gregg Popovich prennent le dessus dans le quatrième quart-temps pour prendre un avantage de 76-68 à 37 secondes de la fin. Bref, tout semble terminé, d’autant plus que les Spurs ne sont pas vraiment le genre de franchise à perdre les pédales et faire n’importe quoi dans le money time. D’ailleurs, de nombreux fans ont déjà quitté le Toyota Center à ce moment-là. Mais c’est alors que McGrady enclenche le mode « Impossible is nothing ».

D’abord, T-Mac inscrit un tir du parking sur la tête de Malik Rose, qui permet aux Rockets de revenir à cinq points. Derrière, San Antonio fait le boulot sur la ligne des lancers francs et reprend sept unités d’avance. Tracy remonte ensuite la balle puis profite d’un écran de Yao Ming pour se débarrasser du chien de garde Bruce Bowen. Il se retrouve face à Tim Duncan derrière l’arc, feinte de tir, faute, And-1 ! 78-75 Spurs, 24 secondes à jouer. Tout d’un coup, l’improbable devient réalisable, et les supporters de Houston s’enflamment. Mais malgré la pression, Duncan et ses coéquipiers ne font pas de cadeau. Ils font bien tourner l’horloge, et ne laissent pas de lancers en route. Ils reprennent cinq pions d’avance avec 16 secondes au compteur. L’étau se resserre. McGrady jette ses dernières forces dans la bataille. Après un temps-mort et une remise en jeu compliquée, il tente un tir primé très difficile face à Bruce Bowen. Ficelle ! L’écart n’est plus que de deux points. Timeout San Antonio, il reste 11 secondes. La suite ? Elle est irréelle. Le vétéran Brent Barry transmet le ballon à l’arrière des Spurs Devin Brown, mais ce dernier tombe tout seul. T-Mac récupère la gonfle, traverse le terrain et envoie un dernier missile. BANG ! Les Fusées prennent l’avantage 81-80, le public est en feu, le banc des Rockets exulte ! Tony Parker tente une ultime prière, sans succès.

13 points en 35 secondes, à 4/4 du parking, le tout avec le game-winner en prime ! Difficile de faire plus sale. S’il n’a jamais vraiment marqué les esprits en Playoffs durant sa carrière, Tracy McGrady a réalisé ce soir-là l’une des séquences les plus folles de l’histoire de la NBA. Juste inoubliable !

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