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Les Sixers partent à la pêche au gros cet été : ça parle de LeBron ou Paul George, le Process a bien changé

Brett Brown

Philadelphie en a marre d’attendre.

Source image : YouTube/ESPN

En parvenant à se hisser jusqu’en demi-finale de Conférence après avoir obtenu la troisième place à l’Est, les Sixers figurent parmi les bonnes surprises de la saison. Mais Philadelphie nourrit des ambitions plus élevées et compte sur l’arrivée d’un gros poisson cet été pour lui permettre de franchir un nouveau palier la saison prochaine.

L’écart avec Boston n’était pas aussi grand que le score de la série ne le laisse imaginer mais cette élimination a aussi montré aux Sixers qu’ils manquaient encore un peu d’expérience à ce niveau de la compétition. A l’image de Ben Simmons qui n’a pas su être régulier tout au long des cinq matchs, Philadelphie reste une équipe jeune où l’apport des vétérans est indispensable pour espérer progresser et viser encore plus haut. J.J. Redick, Amir Johnson ou encore Marco Belinelli ont très bien rempli ce rôle de mentor avec les plus jeunes mais Bryan Colangelo a l’air de vouloir ajouter un top player pour montrer l’exemple sur et en dehors du parquet. Ainsi, la paire Simmons-Embiid ne semble pas suffire à la franchise de Pennsylvanie qui compte bien se positionner pour obtenir l’un des meilleurs agents-libres du pays cet été pour former ce que l’on pourrait commencer à appeler une superteam vu les talents déjà présents dans l’effectif. Cette perspective n’a pas l’air d’impressionner Brett Brown qui a confirmé souhaiter voir son management être agressif sur le marché des joueurs pour renforcer son groupe avec l’un des meilleurs joueurs du monde pendant l’intersaison selon Derek Bodner de The Athletic.

« Je pense que nous avons encore besoin d’un autre agent-libre de gros calibre [pour gagner un titre, ndlr]. Je pense que nous avons la possibilité d’en attirer un. […] Si le joueur que vous décrivez est bon, on trouvera les solutions [pour qu’il s’adapte au reste du roster]. Je ne peux pas être plus honnête avec vous. »

Les noms de LeBron James et Paul George reviennent en effet avec insistance du côté de la Pennsylvanie mais la franchise n’a pas le droit de les évoquer avant l’ouverture du marché, le 1er juillet. Si le premier n’a encore pas laissé d’indice quant à sa décision de quitter l’Ohio cet été, il s’est dit amusé de la tentative de drague agressive de la ville envers lui avec des panneaux installés à la sortie de Cleveland lui réclamant d’exporter ses talents chez Benjamin Franklin. Son association avec Ben Simmons pourrait être l’une des plus grandes attractions de la saison alors que le King a déjà adoubé son prince pour qu’il prenne sa succession une fois à la retraite. L’autre nom qui semble intéresser les Sixers concerne PG-13. En fin de contrat à OKC, le MIP 2013 semble plutôt pencher vers un départ après la fin de saison en eau de boudin du Thunder. Encore une fois, il s’agit d’un ailier qui réclamerait un contrat maximum pour s’installer dans la Cité de l’amour fraternel, chose qui semble techniquement envisageable avec la flexibilité financière des Sixers pour la saison prochaine. L’avantage aussi d’avoir autant de stars issues de la Draft qui se trouvent encore dans leur contrat rookie… Philadelphie pourrait donc tout à fait signer l’un de ces joueurs au maximum pour une durée d’un ou deux ans qui leur permettrait ainsi de tenter un pari tout en pouvant prolonger Ben Simmons, Dario Saric et Markelle Fultz à un salaire attractif dans quelques années. Si l’arrivée de l’une de ces deux stars se précisait, Brett Brown aurait encore tout l’été pour réfléchir comment tirer le meilleur de son groupe sans que ses joueurs se marchent dessus sur le terrain. Mais un cinq majeur composé de Simmons, Redick, LeBron, Saric et Embiid a de quoi faire saliver pas mal de monde.

C’est encore de la science-fiction étant donné qu’aucun des deux joueurs concernés n’a pour l’instant officialisé son envie de tester le marché cet été mais la perspective de voir l’une de ces deux signatures se réaliser ferait encore passer le Process dans une autre dimension. Après la patience et le tanking, l’heure est à l’offensive.

Source texte : The Athletic

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