Cavaliers

Kevin Love is back : 31 points et 11 rebonds pour Kéké, enfin un premier coup de chaud dans ces Playoffs !

Kevin Love
Source image : YouTube

Souvent critiqué sur ce début de Playoffs, Kevin Love avait besoin d’un match référence à jeter à ses détracteurs, histoire de détendre l’atmosphère. Il a choisi le bon timing, l’ami l’amour, puisque ses Cavs ont bénéficié d’une pure performance pour l’emporter à Toronto sur ce Game 2.

Vous pouvez déjà checker un peu partout, et ce sera assez mérité, LeBron va squatter un paquet de couvertures. Attention, on ne dit pas que le King a été moyen, très loin de là puisque ses 43 points et 14 passes étaient dingues, le King était au sommet de son art. Mais si on pouvait lui poser la question sur le « MVP » du match entre grosses guillemets, l’intéressé n’hésiterait pas une seconde à pointer son barbu préféré du doigt. Oui, Kevin Love a répondu présent et a tapé un vrai match pour frustrer les Raptors. Depuis deux-trois semaines, les sourcils étaient particulièrement froncés dans l’Ohio car Kéké n’arrivait pas à lancer ses Playoffs. Un gros match par-ci, beaucoup de matchs moyens par-là, tendu de taper du poing sur la table quand on n’arrive pas à aligner deux bonnes performances consécutives. Sauf qu’après les Pacers et leur traquenard géant, les Cavs affrontaient leur dinde préférée, les Raptors, et cela voulait donc dire que Love allait pouvoir bénéficier de bien plus de spots. Valanciunas sur le paletot, c’est pas la même que les jeunes mobiles d’Indianapolis. Pourtant le Game 1 de Kevin Love était maladroit, malgré l’intensité habituelle du bonhomme. Avec un piteux 3/13 au shoot, on en demandait davantage, comme souvent avec lui. Mais cette fois, l’intérieur a retroussé ses manches et montré qu’il restait un cauchemar à défendre… quand il est nourri efficacement et intelligemment.

Une petite révolution, tout de même, de voir autant de post up pour Love. On en avait déjà vu, mais là ? Entre le bon rythme de l’ailier-fort et le repos donné assez tôt à LeBron, c’était buffet à volonté pour le barbu formé à UCLA. Et forcément, en face, il n’y avait pas énormément de solution à lui mettre sur le nez. Kyle Lowry sur un switch défensif, ça marche pas. Valanciunas qui monte dessus, back door sur back door donc ça marche pas. Siakam, Poeltl, les Raptors pouvaient même mettre Antonio Davis dessus et c’était trop tendu. Il faut dire qu’une fois une belle feinte et un puissant dunk mis dans la raquette canadienne, Love était prêt à se défoncer et à scorer. C’est donc lui, qui quand les Cavs en ont eu le plus besoin, a donné le ton. Dans cette première mi-temps un peu zarbi durant laquelle Toronto voulait faire le push, mais il fallait rester dans leur rétroviseur. Et avec 18 points au moment du break, Kevin avait très nettement géré sa part du taf. Maintenant, il suffisait de quitter le siège principal et de le filer à BronBron, pour que la machine fasse le reste. Ajoutant ses treize derniers points avec efficacité, nourrissant le King lorsque les Raptors faisaient l’erreur de venir doubler, Love était en parfaite osmose avec l’attaque globale des Cavs et cela offrait un peu de repos à son camp. Yes, enfin une soirée à plus de vingt points, à trente même ! Et enfin une performance utile pour les siens, ici en déplacement, et pour une grosse victoire. Tout ce qu’il fallait pour calmer le jeu de la critique facile et des séquences parfois hasardeuses du joueur.

Cette nuit, LeBron fût stratosphérique, mais sa deuxième mi-temps hors-normes a pu avoir lieu grâce à l’énorme travail de Kevin Love tout au long de la rencontre. Offensivement, défensivement, dans l’intensité, Kéké a été au level All-Star, celui qu’on connaît et qu’il a développé tout au long du début de saison. Welcome back, buddy.

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