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Kobe Bryant adoube James Harden : parole de Mamba, le MVP de cette saison, c’est El Barbudo

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Kobe n’a jamais eu peur de donner son avis, et on sait à quel point ça peut compter.

Source image : Benoît CARLIER - TrashTalk

On n’en finit plus d’entendre parler de Kobe Bryant. Entre Dear Basketball, l’Oscar qu’il a reçu, et tutti quanti, ça n’arrête pas. Il fait presque plus de bruit maintenant qu’il s’est retiré des parquets. Actuellement, il fait la promotion de son futur show pour ESPN, dénommé « Details ». Il a profité d’une tribune pour donner son avis sur le MVP de cette année. Quand le Mamba parle, on l’écoute, et le verdict est sans appel : ce sera James Harden.

Entre miséreux, on se serre les coudes. Cela fait maintenant neuf saisons que James Harden est dans la Ligue, depuis la Draft 2009. Cela fait quasiment autant de temps qu’il impressionne, et qu’il est en constante progression. Aujourd’hui, et ce depuis plus de deux ans, El Barbudo fait clairement partie des meilleurs joueurs au monde. L’an dernier, il a même sorti une saison de mammouth, en tournant à 29,1 points, 8,1 rebonds et 11,2 assists de moyenne, en 36,4 minutes par rencontre. Avec Houston, il termine troisième de l’Ouest, avec un bilan de 55 victoires pour 27 défaites. Sans vouloir être acerbe, il s’était déclaré comme potentiel vainqueur du trophée de MVP. Il est tombé sur un extraterrestre, un mec venu de Saturne, qui s’est distingué tout en restant assez taciturne. Russell Westbrook venait de réaliser l’exploit de faire une saison en triple-double de moyenne, du jamais vu depuis Oscar Robertson en 1961-62. Cette performance historique, qui l’est encore plus aujourd’hui après le repeat, avait fait pencher la balance vers le Brodie, malgré le bilan collectif du Thunder, bien inférieur à celui des Texans (47 succès pour 35 revers).

C’est bien RussWest qui remporte le trophée Maurice Podoloff en 2017, de quoi frustrer El Chapo et ses fans. Mais plutôt que de rechigner dans son coin, il s’est remis au travail, et réalise un exercice 2017-18 de toute beauté : 30,4 points, 5,4 rebonds, 8,8 assists de moyenne en 35,4 minutes par match. Les stats sont moins ronflantes que l’an dernier, certes. En revanche, l’efficacité est accrue, tout comme la maîtrise. James Harden est le leader de son équipe, tout comme Kobe Bryant en son temps. Les Rockets terminent premiers de la saison régulière, et de loin, avec 65 victoires et 17 défaites. Dans ce genre de situation, le titre de MVP a de grandes chances de revenir au meilleur joueur de la meilleure équipe. C’est en tout cas ce que pense le Mamba, qui ne s’est pas privé pour donner son opinion auprès de Sam Amick d’USA Today :

« Ce doit être James [Harden, ndlr]. Je ne comprends vraiment pas pourquoi il y aurait un débat pour choisir quelqu’un d’autre. Je ne vois pas. Qu’est ce que ce gars a besoin de faire ? Je veux dire, pendant les trois dernières années, ce gars a absolument brillé, et maintenant vous voulez toujours vous asseoir et débattre de qui doit être MVP, alors qu’il mène la Ligue au scoring (30,4 points par match), que ses statistiques à la passe (8,8 en moyenne) atteignent des sommets, et qu’ils ont le meilleur bilan de la Ligue (65-17). […] S’il ne gagne pas le trophée de MVP cette année, que diable est-il supposé faire pour être MVP, mettre 40 points, prendre 15 rebonds et faire 15 passes de moyenne ? Allez, ça suffit maintenant. C’est assez. »

On connaît la force de persuasion de Kobe Bryant, qui s’exprime très bien, toujours avec envie et conviction. Son côté dramaturge sur les bords ressort, il grossit les traits, quasiment jusqu’à l’absurde, pour faire en sorte que les jurés se rendent compte de la perf’ de James Harden. Mais pourquoi défend-il le cuisinier des Rockets bec et ongles, comme si sa vie en dépendait ? Parce qu’il n’aime pas l’injustice, peut-être. Surtout, c’est sans doute parce qu’il a eu un parcours assez similaire à The Beard, sur la route vers le trophée Maurice Podoloff. La saison actuelle, c’est la neuvième d’Harden, qui a 28 ans. Il n’a pas encore remporté son trophée de Most Valuable Player dans la Ligue, malgré un talent indéniable. Et bien, dites vous que Vino a dû attendre sa douzième année dans la Ligue pour aller décrocher, à 29 ans, son premier, mais aussi dernier titre de MVP de saison régulière. Un joueur comme KB24 n’a eu qu’un seul trophée de meilleur joueur sur une saison, et oui. Barré par Duncan, Garnett et Nowitzki au début des années 2000, il aurait pu en avoir un de plus, notamment sur la saison 2005-06.

Dans cette dernière, le Black Mamba pose 35,4 points de moyenne, comme ça. Cette année-là, le trophée a été attribué, comme l’année précédente, à un Steve Nash en 50-40-90 sur 79 rencontres. On ne reviendra pas plus sur cet épisode. Après le titre de MVP de Kobe Bryant, un espèce de LeBron James volant est arrivé, et Kobe n’a plus revu la statuette par la suite. Sans doute assez attristé par cela, l’ancienne star des Lakers ne souhaite sans doute pas qu’un autre joueur si exceptionnel passe à côté de ce trophée, d’où son lobbying pour James Harden. Il le méritait l’an dernier, tout comme Westbrook. Cette année, malgré les auto-proclamations en tant que meilleur joueur de la Ligue de LeBron James et Giannis Antetokounmpo, El Barbudo paraît quand même un petit ton au dessus de la concurrence, et le bilan de Houston parle pour lui, ainsi que Kobe. Le lobbying du King pour sa personne pourrait décider les sceptiques, mais c’est bien l’ancien arrière d’OKC qui tient la corde, aussi bien qu’un Hicham El Guerrouj des plus belles années.

Au vu de sa saison, James Harden devrait remporter son premier titre de MVP à l’âge de 28 ans. Même si l’essentiel ne paraît pas être là pour lui, il mettra quand même un point d’honneur à aller chercher la petite statuette. Et avec un soutien de poids comme Kobe Bryant, qui a vécu peu ou prou la même situation que The Beard, c’est quasiment joué à 100% pour l’arrière des Rockets. Et si ce n’est pas le cas, malgré le soutien du Mamba, cela voudra juste dire que LeBron James est beaucoup trop adulé en NBA.

Source texte : USA Today

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