Old-School

L’histoire du jour : quand Tiny Archibald devenait meilleur scoreur et meilleur passeur de la saison

Nate Archibald

Petit oui mais seulement par la taille. Car pour le reste, Tiny Archibald était un grand.

Source image : YouTube / NBA TV

Bien avant de faire partie de 50 meilleurs joueurs de tous les temps que la NBA a présenté pour ses 50 ans en 1997, Nathaniel ou Tiny Archibald a laissé son empreinte sur les terrain qu’il a foulé. Que ce soit à Rucker Park, en NCAA ou en NBA, « Tiny » a ébloui et il y a 43 ans, jour pour jour, il est devenu le premier et l’unique joueur de l’histoire de la Grande Ligue à être le meilleur marqueur et le meilleur passeur d’une saison. Rien que ça…

Il est pourtant arrivé en NBA en toute discrétion, drafté par les Cincinnati Royals en 19ème position du deuxième tour en 1970. Il faut reconnaître que du haut des 185 centimètres et équipé de seulement 70 kilos, Archibald méritait bien ce diminutif : « Tiny » et pouvait faire douter certains recruteurs quant à son aptitude à faire son trou au plus haut niveau. Mais malgré ce physique chétif, l’ami Nathaniel n’a jamais hésité à pénétrer, à attaquer le cercle quelques soient les big men qui pouvaient l’attendre dessous. Entre sa capacité à finir dans toutes les positions, son excellent shoot à mi-distance et sa vision digne des plus grands, ce petit gaucher rapide comme l’éclair – également surnommé « The Skate » – n’a pas mis longtemps à se faire plus que remarquer sur les planches. Première saison : 16 points à 44,5% au tir, 5,5 passes décisives et 3 rebonds de moyenne sont venus garnir sa ligne de stats. Sympathique. Deuxième saison : 28,2 unités à presque 49% accompagnés de 9,2 offrandes aux copains et de presque 3 rebonds. Ah oui, là tout de suite, ça pique vraiment !

Et pour sa troisième saison dans l’élite (1972-1973), Tiny Archibald va poser à tout jamais sa marque sur la planète orange. Il participera à 80 matchs pour ces Royals devenus les Kansas City Omaha Kings. A raison de 46 minutes par rencontre, il ne réussira pas à emmener les siens en Playoffs mais il proposera une des plus impressionnantes saisons qu’un basketteur ait réalisé sur un plan individuel. En effet, ce sont 34 points et 11,4 caviars de moyenne qu’il va envoyer chaque soir. Fabuleux au scoring avec 18 fois plus de 40 points dont 3 fois au-dessus des 50, Tiny mettait aussi un point d’honneur à servir ses coéquipiers dans les conditions les plus optimales possible. Il va donc ainsi devenir le seul joueur à recevoir le titre de meilleur scoreur et meilleur passeur d’une saison régulière. Notons qu’Oscar Robertson avait déjà dominé la ligue en termes de moyenne de points et de passes décisives en 1967-1968 mais, à cette époque, les titres étaient décernés sur le total et non sur la moyenne. Encore une bonne raison pour « Big O » de jouer les aigris. Bref, une saison monstrueuse du petit Archibald. Une saison qui bien que peu fructueuse collectivement, va rester dans les annales.

En l’espace d’un exercice NBA, Tiny venait d’éclabousser les parquets de son talent et de sa classe. Mieux encore, il venait de montrer que dans une ère de la Grande Ligue où les grands intérieurs – Lew Alcindor aka Kareem Abdul Jabbar en tête – faisaient leur loi, un petit bonhomme d’un mètre 85 pouvait avoir sa place grâce à sa vitesse, son intelligence et sa créativité. Petit par la taille mais grand par l’exploit donc notre ami Archibald. Malheureusement pour lui, les blessures vont très vite venir ternir la suite de sa carrière et il ne pourra jamais rééditer de telles performances sur une saison. Mais il passera tout de même cinq années du côté de Boston où il gagnera une bague en 1981 dans le sillage d’un certain Larry Bird, histoire de tout de même remplir l’armoire à trophée d’une bien belle carrière.

Il est toujours bon de se rappeler les exploits réalisés sur les terrains NBA. Ce 24 mars est une occasion idéale pour revenir les temps de quelques lignes sur Tiny Archibald. Ne serait-ce que pour souligner son inspiration balle en main ou celle qu’il a donné à ses successeurs à la mène dans les décennies qui ont suivi son passage dans la Grande Ligue. 

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