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L’âge minimum pour entrer en NBA, épisode 2 : le lock-out, c’est pour bientôt ?

Lockout

Dans la bataille qu’elle livre avec Adam Silver, Michele Roberts vient d’avoir un soutien non-négligeable en la personne de Gary Kohlman. Un nouveau lock-out se prépare, saurons-nous y survivre ?

On vous parlait récemment de la petite guerre des mots entre Adam Silver, grand gourou de la secte NBA, et de Michele Roberts, en charge de l’union des joueurs. Et bien figurez-vous qu’hier a marqué un nouveau pas dans cette direction. 

Le sujet sera abordé environ plusieurs dizaines de fois d’ici 2017. Alors qu’un joueur pouvait décider d’entrer en NBA à 18 ans jusqu’en 2005, la limite a été augmentée à 19 lors du dernier CBA. Et alors que la ligue souhaiterait même faire grimper le chiffre à 20, le syndicat des joueurs cherche à revenir sur le chiffre de base. Bref, de beaux soucis en perspective. Michele Roberts avait même déjà montré les crocs récemment en expliquant que la ligue devait se contenter du one-and-done. Comprenez : « Vous n’aurez rien de plus, ronds de cuir ». Hier, le conseiller du syndicat, en la personne de Gary Kohlman, est allé encore plus loin :

« S’ils étaient blancs et qu’ils étaient des joueurs de hockey, ils seraient déjà en train de jouer. Mais parce que la plupart d’entre eux sont des Afros-Américains et pratiquent un sport qui les en empêche, ils doivent prendre la décision absurde d’aller jouer ailleurs dans le monde pendant une année.

C’est juste de la totale hypocrisie. »

On peut comprendre le point de vue de chaque partie. La ligue aimerait sans doute avoir des joueurs un peu plus aboutis, avec de vrais fondamentaux et pas seulement des phénomènes physiques incapables de rentrer un lancer-franc ou un tir à mi-distance. Imaginez des intérieurs aux qualités athlétiques indéniables avec un vrai jeu offensif ?

De l’autre côté, les joueurs ont du mal à comprendre que les plus jeunes ne puissent pas avoir une part du gâteau. Surtout quand on sait que la NCAA génère de gros revenus et a toujours refusé l’idée d’en reverser une partie aux principaux artisans de son succès. Et pour des jeunes qui n’ont pas toujours eu l’opportunité de vivre dans le confort, la perspective de mettre leurs familles à l’abri du besoin plus vite est quelque chose de de difficile à laisser passer.

La vérité se situe sûrement à mi-chemin entre les deux solutions. Peu de chance, cependant, qu’un accord soit trouvé rapidement. On devrait donc avoir à subir un nouveau lock-out en 2017. Et pour une fois, l’argent pourrait ne pas être le nœud du problème.

Source article : Pro Basketball Talk

Source image : imagesman.com

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