Heat

Un mois de Hassanity : l’avenir de Whiteside est-il aussi brillant que ses moyennes de janvier ?

De tous les noms qui ont le plus résonné dans les coulisses de la NBA sur ce début d’année 2015, difficile de trouver plus bruyant que celui de Whiteside, roi Hassan de Floride qui ne cesse d’impressionner avec le Heat.

Il y a un mois, on mentionnait ici le bon boulot effectué par cette longue tige plutôt à l’aise balle en main et sur le terrain, ce nom qui nous rappelait une ancienne Draft complètement plombée par les intouchables Sacramento Kings. Une belle performance face aux Nets, certes, mais l’évocation de son profil avec humour, dérision, et par manque de matos suffisamment solide : sans pouvoir le prendre au sérieux.

Comme de nombreuses autres franchises finalement.

Un mois plus tard, les dégâts ont doublé, triplé même comme lors de cette incroyable mixtape chez les Bulls, un triple-double à une vitesse folle et avec une détermination rare, comme si Tom Thibodeau lui avait manqué de respect par le passé. Le type de scénario auquel Doc Rivers aura finalement droit, l’entraîneur des Clippers mangeant la sauce Hassan sans en laisser une seule miette, 23 points et 16 rebonds en moins de 30 minutes, comme pour lui rappeler qu’il ne faut pas toujours juger un bouquin par sa couverture. Depuis ? Les démonstrations s’enchaînent, et les yeux s’ouvrent de plus en plus. Le simple calcul de ses statistiques sur ce mois d’éruption a de quoi faire transpirer les meilleurs intérieurs de la Ligue : 14.5 points, 10.9 rebonds et 3.5 contres à 63% au tir en…  24 minutes de temps de jeu en moyenne, 6 victoires en 11 rencontres et une hype de la taille de ses bras interminables. La question n’est plus de savoir si Whiteside est capable de jouer au basket, c’est surtout de se demander combien de temps ce phénomène durera et vers quoi peut-il mener par la suite ?

Car s’il y a bien une chose qu’on connait bien en NBA, ce sont ces feel-good stories, ces joueurs sortis de nulle part qui cartonnent en montrant leur abnégation, leur détermination dans les épreuves du quotidien. Roi de la discipline : Jeremy Lin, devenu prince de la planète sportive et médiatique lors d’un hiver new-yorkais complètement dingue en 2012. Après quelques semaines de squat au paradis de la balle orange, le meneur a dû rendre les clés pour retourner avec les humains et s’offrir une carrière mi-figue mi-Lakers. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on va comparer l’évolution d’Hassan Whiteside à celle du petit meneur, mais force est de constater qu’entre Lin, Sundiata Gaines, Greg Stiemsma ou Anthony Morrow, on connait un paquet de joueurs qui ont véritablement lancé leurs carrières dans un splash statistique phénoménal, avant de retomber dans l’anonymat plus ou moins complet. La faute notamment à un changement de système qui enlève tous vos points forts, et donc l’heure d’adouber une nouvelle fois Erik Spoelstra dans sa médecine du Heat après un été des plus difficiles. Le coach de Miami permet à son petit protégé de réaliser ses meilleures tâches en étant le plus à l’aise possible, sans le forcer à devenir une force offensive immédiate, et en limitant son temps de jeu. Du coup ? L’impact de Whiteside peut être évalué non seulement sur un mois, mais aussi sur les prochains à venir. Chris Bosh écarte le terrain, Wade obtient un nouveau partenaire sur les écrans, et la raquette du Heat qui était famélique en début de saison retrouve quelques couleurs. De là à garder une telle moyenne statistique ? Possible, Spoesltra intégrant parfaitement le géant dans son système et ses rotations.

Oui, il y a de fortes chances pour qu’Hassan maintienne ce superbe rythme en Floride et taquine Jimmy Butler dans la course au Most Improved Player. Mais on ne verra certainement pas l’arrivée d’un Dwight Howard 2.0 façon Orlando, avec des 20-15 à foison et un Heat qui rejoint l’élite de sa conférence. On va donc profiter de ce phénomène pour le moment et féliciter une nouvelle fois Spoelstra pour les choix réalisés : l’Hassanity est loin d’être finie.

Source image : Bleacher Report

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