Magic

Vous aimez chambrer Evan Fournier sur sa coupe de cheveux ? Ça tombe bien, lui aussi

Les prémisses avaient été données lors de la Coupe du Monde de Basket cet été en Espagne. On avait vu, à la place des habituels crânes rasés ou des cheveux très courts, un Evan Fournier exhibant fièrement une coupe capillaire qu’on ne peut pas qualifier autrement que de « fougueuse » – cheveux longs, en arrière, qu’une noix de gomina avait du mal à tenir en laisse.  Les quolibets fusaient déjà dans le vestiaire : mais, c’était mal connaître l’arrière du Orlando Magic, si on croyait qu’il allait s’arrêter là.

Faisant fi des moqueries, Evan Fournier, bien aidé par les conseils de son coiffeur préféré, a pris une résolution : fini la gomina, fini les mains grasses, fini le front qui colle après un match, fini les cheveux qui tombent dans les yeux et qui vous empêchent de jouer ; l’avenir sera à la queue de cheval, ou ne sera pas. L’effet, tant pratique qu’esthétique, ne se fait pas attendre puisque, non content d’avoir fait un départ canon cette saison, sa coupe de cheveux créé des émules : Samouraï, voilà le nouveau surnom attribué à Evan Fournier.

N’allez pas croire que ce surnom est marqué des meilleures intentions, bien au contraire. C’est un aka tout ce qu’il y a de plus « chambrette ». A domicile, à l’extérieur ; de la part de ses amis, de ses coéquipiers, de ses adversaires – ça ne s’arrête jamais. Toujours, sa coupe de cheveux (ou plutôt, ce qu’il reste de ces derniers, entendez les 4 poils de 3 centimètres attachés entre eux qui forment la fameuse queue de cheval) est la cible des moqueries. Le problème, enfin seulement pour ses adversaires, c’est que selon le principal intéressé, eh bien les chambrettes il aime ça, et qu’il en fait une source supplémentaire de motivation.

J’adore ça ! [ndlr : les chambrettes sur sa coupe de cheveux, et pas celle-ci – ou peut-être que si, sait-on jamais] A chaque match à l’extérieur, j’ai droit à deux ou trois vannes. Je trouve ça drôle, et puis ça me motive d’une certaine façon.

Si on suit ce raisonnement, cette nuit à Indiana, les noms d’oiseaux (on aimerait dire : les noms de chevaux, mais c’est pas drôle) n’ont pas dû être légion, car l’arrière du Magic finissait le match à 5 points (à 2/10) en 33 minutes. Mais ne soyons pas mauvaise langue. Notons, d’ailleurs, une exception à la règle : quand des coéquipiers le chambrent, ça Evan Fournier n’aime pas.

Ça fait partie du jeu. Mais je n’aime pas quand mes coéquipiers me chambrent ou se marrent aux blagues qu’on me fait !

Par contre, n’allez pas croire, non plus, que ce type de chambrette est une spécialité américaine. Comme toute spécialité américaine, elle devrait ainsi être sucrée, fourrée aux marrons et pleine d’une huile bien grasse. Eh bien, détrompez-vous, car à propos de sa queue de cheval, les pires ce sont les Français.

En partie parce que  je comprends tout ce qu’ils disent. Les fans Français sont vraiment hard sur ma queue de cheval.

Preuve supplémentaire, s’il en fallait une, qu’être un hipster c’est vraiment pas facile tous les jours.

Source : Orlando Sentinel

Source image : Orlando Sentinel

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