L'avis du Psy

L’Avis du Psy – S02 Épisode 1 : Boulimique et abandonné, Kobe Bryant est déjà au plus mal

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Les vacances sont terminées et les esprits les plus emmêlés de la ligue affluent déjà au cabinet. Kobe Bryant, LeBron James, Anthony Davis … Du très beau monde pour cette première édition de l’avis du psy Saison 2 ! Et si vous étiez inquiets, sachez que nos héros de l’an passé sont également de retour dès cette première consultation. Enjoy, c’est que le début …

Alléluia, il est de retour ! Non, on ne vous parle pas de JaVale McGee qui lui a bel et bien repris son activité il y a déjà quelques jours, mais bien de votre psychologue préféré, j’ai nommé votre bienfaiteur le Psy TrashTalk ! Après des vacances tellement méritées, il revient donc exercer chez l’Oncle Sam, non sans avoir fait un détour cet été par l’Espagne, où un pays tout entier a subitement pris l’envie de le consulter. On voit d’ici le sourire chauvin sur vos lèvres mais laissez-nous vous prévenir, cette saison s’annonce toute aussi palpitante voire encore plus rythmée, la faute à un cabinet étant rapidement devenu « the place to be » pour les esprits dérangés de la ligue… Petite variante par rapport à la première saison, des points seront cette année attribués aux patients, selon leur place dans la hiérarchie établie par le psy. Pourquoi ? Tout simplement car au soir des récompenses pour la saison précédente, Lance Stephenson avait été tellement choqué de son classement qu’il avait poursuivi son toubib tout l’été, des plages de la Costa Brava à la Corse, en passant par Pigalle ou la Jonquera … Plus question de traque maintenant, ce classement sera là pour prouver en fin de saison que le patient le plus fidèle aura bien mérité son trophée … Bon, si on attaquait les choses sérieuses au lieu de bavasser ? L’avis du psy, saison 2, action !

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Andrew WigginsAndrew Wiggins Des perfs timides pour commencer puis cette rude fin de soirée face aux Bulls. Tel un vieux renard, Jimmy Butler fait sauter le gamin, prend la faute et vient donc chiper la win à des Louveteaux sexys mais bien tendres. « Wiggo » lui, est abattu, repensant à ses longues années chez les jeunes quand son coach de l’époque lui hurlait des « sans sauter ! » ou des « sur les cannes » ! Vous avez tous connu ça, ce sentiment de honte quand vous mordez à une vieille feinte toute pourrie et que vous offrez 2 points à votre adversaire sous les yeux d’un coach prêt à vous pourrir devant votre Maman… C’est ce qui est arrivé au n°1 de la dernière Draft, avec en plus l’intelligence suprême de commettre son méfait à 0,2 secondes du buzzer. A peine 4 matches chez les grands que le psy a donc déjà eu droit au bureau des pleurs, entre envie d’en finir et morve qui suinte. Création d’un « pôle pédiatrie » en vue.

Stan Van GundyStan Van Gundy Le mec avait débarqué plein de bonnes intentions à Detroit. Désireux de transformer ses ânes en chevaux de course, récupérant un sophomore en pleine forme et un effectif compliqué à gérer mais talentueux, « le frère de l’autre » pouvait légitimement espérer amener son roster à faire partie des bonnes surprises de ce début de saison. Résultat : un meneur titulaire qui fait déjà la gueule, un Josh Smith qui balance des 2/17 dans le plus grand des calmes, un Caldwell-Pope à 25% aux tirs et un Dédé Drummond à 30% aux LFS. Bref, l’architecte a changé mais les employés sont toujours aussi dégueux… L’occasion pour Van Gundy de, déjà, venir se questionner au cabinet sur l’utilité de pisser dans un violon, tenter de remplir cette bouteille pourtant bien percée… Un seul conseil de la part du psy, pas très pro mais pourtant très humain, le fameux CTTV. Casse. Toi. Très. Vite.

LeBron JamesLeBron James C’était écrit que cela devait commencer de la sorte. Parce qu’il le savait LiBronne que Kevin ne défendait pas, que Dion était une vérole et que le monde l’attendrait la bave aux lèvres. Mais se faire taper par le Jazz et les Knicks en une semaine, c’est non ! Après son entretien estival avec le quadruple MVP, le psy avait noté une tendance à beaucoup ruminer sur ses échecs. Face à Dallas, face aux Spurs … Le conseil donné à ce moment-là avait alors été de se venger sur les sous-fifres de la ligue mais le constat est que le mal est sans doute encore trop profond pour vraiment repartir sur de bonnes bases. LeBron voit des Boris Diaw partout, pleure Wade et Bosh chaque soir et si notre psy a tenté un début de traitement à base de power-point sur ses 2 titres avec le Heat, la saison risque d’être compliquée à gérer entre un mental friable et un entourage moins familial que dans le passé. Voyants rouges activés.

Lance Stephenson Lance Stephenson Débuts timides pour l’un des patients les plus présents l’an passé mais faits significatifs quand même. Car dans la difficulté de s’intégrer à une nouvelle bande, Lance a tout de même trouvé le moyen de nous sortir cette tronche. On est d’accord, si c’est Jonas Jerebko qui sort cette tête, tout le monde s’en bat. Mais quand c’est « Born Ready » in da place, ce genre d’action prend tout son sens. Cela signifie que notre meilleur ambianceur est bel et bien de retour, cela signifie que les oreilles de LeBron vont ramasser cette année. Pour le plus grand bonheur de ses fans prêts à se tordre en deux en le voyant partir en live intégral, pour le plus grand bonheur également du psy, qui devrait une fois de plus faire le plein de thune en s’associant avec Xanax, Neuleptil et autres cachetons obligatoires à la bonne santé de Lance… Planquez vos oreilles et préparez vous, Sir Lancelot is back.

JR Smith         JR Smith Chez le psy, quand Lance Stephenson rôde, Gérard n’est jamais bien loin. Il faut dire qu’il a un titre de patient de l’année à défendre le Gégé… Et comme son acolyte des Hornets, notre idole à tous a commencé sa saison crescendo, entre incompréhension du jeu en triangle et petit coup en scred dans les parties intimes de Glen Rice Jr. Pas de quoi fouetter un chat ni même commencer un traitement qui fatiguerait trop vite celui qui ambiancera bientôt nos nuits mais juste un rappel pour qu’il sache qu’on ne l’oublie pas à la clinique, et que le moindre de ses faits et gestes sera épié et disséqué, médicalement parlant bien sûr puisque c’est notre rôle ici. Gardez l’œil tout de même, la première salve de troubles du comportement devrait arriver tout bientôt …

Anthony DavisAnthony Davis Celui-là il va pas supporter longtemps la tristesse qui l’entoure… Unanimement considéré comme un futur MVP en puissance, c’est pourtant accompagné d’une équipe fragile qu’il devra continuer de s’épanouir. C’est en fait à la vue de la feuille de stats de son « lieutenant » Eric Gordon que Davis a fini par craquer jusqu’à évoquer avec le psy l’idée de se raser sa mèche sourcilière pour repartir d’un bon pied… Mais si certains voient les Pels aller cravacher pour un spot en Playoffs, le toubib TrashTalk est d’un autre avis et a donc conseillé à l’Unibrow d’être patient, de continuer son taf de démolition avec Omer Asik tout en évitant de trop se pencher sur les perfs de ses partenaires, dont Alexis Ajinca, Austin Rivers et Jimmer Fredette pourraient presque devenir les leaders tant ça peine à pousser en ce début de saison… Prudence, patience, espérons que les mots du psy ne seront pas tombés dans l’oreille d’un sourd, ou plutôt dans les sourcils d’un poilu.

Tony Allen     Tony Allen Memphis a beau être invaincu et en tête de la ligue à l’heure actuelle, le psy ne pouvait pas laisser passer le craquage de Tony Allen, malgré un amour déclaré pour ce genre de joueur. Avec un départ aussi parfait, le chien de garde des Grizzlies devrait avoir un comportement détendu, loin de toute forme d’irritation. Pourtant, on le sent sous pression, prêt à mordre. Imaginer ce que pourrait donner une période de doute dans la tête de Tony fait grandement flipper le psy qui a donc logiquement voulu échanger avec son patient. Après une grosse heure, il a malheureusement conclu de l’entretien que le joueur de Memphis était tout simplement un cas criant de fragilité. La surveillance sera donc doublée pour lui cette année, avec injections de sérum de passivité défensive, le même que James Harden. Paraît-il que ça marche.

DeMarcus CousinsDeMarcus Cousins Cas critique de surmenage pour DMC. Alerté davantage par le classement des Kings que par les stats énormes du fifou depuis 10 jours, le psy a préféré prendre les devants afin d’anticiper la future dégringolade de « Sacto ». Car arrêtez de vous cacher et repensez donc aux Sixers l’an passé, l’embellie ne durera pas des mois non-plus et le pivot sera en grande difficulté quand il se rendra compte de la pauvreté de son entourage. DMC est un patient que le psy a énormément pratiqué et il serait trop dangereux de lui enlever son traitement sous le prétexte de quelques victoires, aussi méritées soient-elles… Les 5 fautes techniques annoncées en début de saison seront allégrement dépassées, le tout sera d’éviter d’en prendre deux d’un coup au soir du premier blow-out. Vigilance renforcée donc pour le bad-boy californien, avec obligation de placer les enfants ailleurs qu’au premier rang. Il n’est jamais bon chez DeMarcus d’accumuler trop d’excitation alors gardez l’œil, l’explosion est imminente…

Scott Brooks  Scott Brooks Déjà qu’avec 2 des meilleurs joueurs de la ligue pour lui sauver la face, Scottie avait du mal à se faire un nom parmi les coaches de NBA, la partie vient de se corser pour de bon là… Il est désormais à découvert et le monde pourrait se rendre compte de la tristesse de son play-book, sans compter le fait qu’à ce rythme-là il devra bientôt compter sur Perk’ pour mettre des points… Trop pour un seul homme, retrouvé par le psy debout devant un ravin, celui de la défaite, prêt à en finir avec cette chienne de vie qui s’abat sur lui, malgré un look qui laisse apparaître une réussite sociale parfaite… C’est donc toute une armoire d’anti-dépresseurs qui a été vidée pour le patient le plus anéanti de la semaine. Manque de confiance, idées noires, perte de poids et de cheveux, tout est rassemblé pour avoir ici le premier internement de la saison. ALERTE ROUGE.

Kobe Bryant   Kobe Bryant Qui d’autre pour cet Avis du Psy Volume 1 ? On a peut-être cette saison le joueur le plus légendaire encore présent sur les parquets, jouant dans l’équipe la plus pétée de la ligue… Sacré mélange et étincelles en vue, à base d’orgies de tirs voire même de grosses calottes en plein match pour ses coéquipiers? C’est pas que les mecs soient foncièrement nuls, mais ça doit lui titiller sévèrement la cloche de voir son beau jersey pourpre et or souillé chaque soir, quelque soit l’adversaire… Heureusement pour lui, le fait de dépasser Sa Majesté dans quelques semaines devrait lui offrir un peu de répit et faire tourner encore un peu plus le monde autour de lui plutôt que de Robert Sacre, et c’est d’ailleurs pas plus mal. Petite entorse au règlement et au serment d’Hippocrate, le psy a passé l’essentiel du rendez-vous avec Kobe pour le prendre dans ses bras afin de le rassurer par rapport à cette situation compliquée. La fin de carrière sera longue pour le Mamba, mais il sait désormais qu’il possède une oreille attentive et une épaule pour pleurer. En attendant, c’est traitement psy obligatoire, pointage tous les jours au cabinet car à ce point-là, on a très peur du genre de comportement à venir. #Tristesse

Ouf. Après une première semaine complètement folle, le psy peut enfin souffler. Quoi ? On me souffle dans l’oreillette que ça recommence dès ce soir ? Que Lance et Kobe se retrouveront en face to face dans trois jours ? Ok, vous l’avez compris aussi chez vous, le cabinet risque de très peu fermer cette année. Pas le temps d’aller s’envoyer un shot de vodka avec Gérard que le devoir rappelle votre docteur préféré. On ne sait pas s’il tiendra toute la saison mais en tout cas n’hésitez pas à le prévenir dès que vous apercevez un comportement suspect. Il vous en remercie et il vous salue bien …

image de couverture : @artkor7 pour TrashTalk

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