L'avis du Psy

L’Avis du Psy – Hors-série spécial Coupe du Monde : l’Espagne toute entière sous anti-dépresseurs !

A vous qui croyiez que le psy TrashTalk prenait, tout comme Gérard Smith, 6 mois de vacances par an, la réponse est non ! En scred, tapi dans l’ombre, il a assisté tout comme vous au Mondial espagnol, alerté par des collègues suite à quelques comportements étranges. Bien lui en a pris puisqu’en arrivant sur place, il s’est vite rendu compte que les States n’avaient pas le monopole de la connerie. Place tout de suite au petit cadeau du mois de septembre, envoyé avec amour par votre psy préféré, avant de se retrouver, évidemment, pour de nouvelles aventures dans quelques semaines. La bise !

Place Joueur Compte-rendu des visites

10) cœur qui saigne

  Manu Ginobilimanu ginobili Le génial argentin avait en fait pris rendez-vous bien avant la compétition avec le psy Trashtalk. Au bout du rouleau concernant le refus des Spurs de le laisser participer au Mondial, il faut dire qu’El Manu n’est pas loin d’être ce qui se fait de mieux sur l’échelle du patriotisme. Le genre de patient qui s’est pointé nu au cabinet, maquillé de la tête au pied aux couleurs de l’Argentine. La Cetelem touch… Par précaution, le psy a préféré rester en sa compagnie lors des matches de l’Albiceleste, de peur de perdre son patient pour toujours, et encore plus au soir de la défaite des siens face … au Brésil, l’équivalent d’une défaite de l’OM face au PSG, puissance 1000 bien sûr… Une défaite sonnant toutefois comme un soulagement pour le psy, Manu ayant détruit la moitié du cabinet durant son séjour en s’entraînant chaque jour à flopper toujours plus fort… Bonne nouvelle par contre, le règlement de ce traitement de faveur a pu arriver rapidement, un chèque ayant été déposé hier dans la boîte au lettre du cabinet. Un chèque signé par un certain Gregg P …

9) relâché trop vite

DeMarcus CousinsDeMarcus Cousins Évidemment que c’était une bonne idée d’emmener DMC au Mondial. D’abord parce que Kendrick Perkins, Larry Sanders et Joakim Noah n’étaient pas là pour Team USA, mais aussi pour montrer un peu à l’un des patients préférés du psy ce qui se passe en dehors des States. Malheureusement le choc a sans doute été trop rude pour « le cousin de Marcus » puisque la clinique a dû l’accueillir en urgence. Des mecs de 2m10 et plus qui balancent derrière l’arc, pleins de noms  aux sonorités bizarres qui finissent par « itche » et des bourrins de partout, qui en plus font plein de feintes dont il ne connaissait même pas l’existence… Trop pour lui, trop de nouveautés en même temps. D’ailleurs il a bien failli dégoupiller en voulant démolir son copain Jonas le DMC… Le pire dans tout ça ? Le pauvre homme ne voulait pas partir d’Espagne, convaincu que le Mondial n’avait pas commencé et que de vraies équipes allaient arriver pour jouer de vrais matches équilibrés… Un choc des réalités dur à accepter pour DeMarcus, dont on espère vivement que l’état mental sera rétabli pour le début de saison. Et avec ce patient, comme toujours, c’est pas gagné.

8) losers magnifiques

Les KangourousDante Exum Calculer n’est pas toujours la solution idoine dans une compétition FIBA. Et si les Espagnols s’en sont fait une spécialité lors de la dernière décennie, le tout en passant toujours entre les gouttes, les Australiens ont eux perdu au jeu du con. Car en voulant éviter Team USA trop tôt dans la compétition (objectif médaille qu’ils disaient…), les Boomers ont en fait oublié qu’ils n’étaient pas capables de battre … la Turquie. Dans un premier temps, le psy a donc refusé de recevoir ces âmes désespérées au cabinet pour cause de fou rire quand il repensait à tout ça, mais le professionnalisme a repris le dessus et notre spécialiste en débâcle psychologique a tenté de relativiser avec eux en leur expliquant par exemple que les Sixers font exprès de perdre en NBA depuis des années, sans vraiment qu’on ne sache pourquoi d’ailleurs. Maigre consolation, les Australiens sont donc des losers, mais peinent encore à rivaliser avec les maîtres de l’exercice. C’est dommage on aurait aimé voir le duel Dellavedova/Exum face à Irving, D-Rose et Curry…

7) y’a du boulot

Derrick Rose   Team USA L’inspecteur Derrick devait participer au Mondial pour se rassurer sur son état physique et sur son niveau actuel. L’une des 2 cases a été remplie, pas l’autre. Incapable de rentrer un tir, toujours aussi tranchant sur ses drives mais terriblement dégueulasse à la finition, c’est en pleurs que le MVP 2011 a débarqué au cabinet, ne comprenant pas comment il pouvait autant galérer face à des joueurs dont il ne connaissait même pas l’existence, genre des Finlandais… Non mais allo quoi ! Résultat, grosse dose d’anti-dépresseurs à prévoir pour lui lorsqu’il attaquera sa « vraie » saison avec des Bulls qui perdront automatiquement de la valeur sans un meneur au talent retrouvé… On reprend tout à zéro. Etape 1, mettre la boule orange dans le panier. Etape 2, surpasser Mario Chalmers. Etape 3, les règles du basket, et ainsi de suite …

6) Jean-Louis David

Evan Fournier Andrew Bynum Déjà, qu’on soit bien d’accord, le psy a tenu qu’Evan arrive à la clinique avec une casquette sur la tête, de sorte à ne pas faire peur aux enfants. On ne sait pas si c’est un pari perdu avec ses potes ou tout simplement la mode (dans ce cas-là on se fait vieux), mais dans tout les cas le style capillaire du jeune homme fut inversement proportionnel à ses perfs durant la Coupe du Monde. Et dans ce cas de force majeure, le psy n’a pu faire autrement que tendre un piège à l’arrière français. Il l’a donc attiré au cabinet en lui faisant croire que Jordan Hill (son idole de cheveux) désirait le rencontrer. Dès son arrivée et dans un brouhaha le plus complet, il s’est empressé de lui administrer un anesthésiant avant de lui raser l’intégralité du crâne. Parce que soigner des gens ça va bien un moment mais il existe des limites à ne pas dépasser. Putain de swag à la con…

5) patient à tempérer

  Andray BlatcheAndray Blatche Celui-là c’est un de nos idoles à la clinique. Déjà présent au cabinet très souvent dans la saison, une visite s’imposait à son retour d’Espagne. Déjà pour en savoir un peu plus pour ce lien si fort qui s’est installé avec cette sélection des Philippines, mais aussi pour le ramener un peu sur Terre. En effet, le patient Blatche doit comprendre qu’il ne devra en aucun cas cette saison rester sur le même rythme qu’à la Coupe du Monde, à savoir poser des 11/39 au tir dans le plus grand des calmes, non sans nous offrir quelques coups d’éclats. Car on savait que le zinzin voulait profiter de cet écran international pour se montrer mais à ce point-là, le psy avouera aisément avoir été scotché… Éternelle déception malgré un potentiel immense, Blatche a donc été remis en place en douceur par le boss de la clinique afin qu’évite de naître à la reprise un Gérard Smith bis, en plus costaud. Les injections devraient normalement le tenir en dessous des 15 tirs par match. A suivre…

4) pour chipoter

Joakim Noah   Surce: http://www.africatopsports.com On était obligé de prendre des nouvelles de Joakim. Tout simplement car pendant que Jooks tapait des beach-volley entre Copacabana et Tahiti, son nom était une fois de plus dans toutes les bouches en Espagne. Dans les victoires des Bleus (« azy tavu on a pa bzoin de c’con ») comme dans les défaites (« azy tavu, si c’con étai vnu, on orai gagner »). Et ça, l’ami Jooks pourrait vite en avoir ras la touffe et ce n’est pas comme ça que sa fibre patriotique se réveillera. Dans un souci de prévention, le psy TrashTalk a donc reçu le DPOY 2014 en grande pompe (reggae/chicha/gonzesses) pour discuter avec lui de ce cas épineux, en grand professionnel qu’il est. Mais notre spécialiste fut très vite rassuré en entendant les premiers mots de Jooks : « Rien à battre mon frère, j’ai même pas regardé le Mondial. Ça te dit un FIFA mec ? »

3) bipolaire

Nicolas Batumnicolas batum Il ne peut plus se cacher. Pas après la demi-finale qu’il a sorti le bougre. Pile le bon moment pour le psy de rapatrier Nico dans son bureau afin de lui dire sa façon de penser. Et là, le cœur l’a pour une fois emporté sur la raison. Trop souvent et depuis trop longtemps, le Français s’est effacé comme un vulgaire Babac à Atlanta. Trop souvent il a préféré donné les clefs d’un match à un mec dans les tribunes plutôt que prendre les choses en main. Mais là, après ce que nous a montré ce fêlé face à la Serbie, plus question de nous raconter des conneries et de nous faire croire que Wes Matthews doit lui passer devant dans la hiérarchie offensive des Blazers. Marre de ce mal trop français de perdre ses balls et de préférer faire croquer ses potes, surtout quand on ouvre sa bouche un peu trop grand et un peu trop souvent. Nico a prouvé qu’il était capable de poser des « shrugs games », il a prouvé qu’à 8, 9 ou 10 mètres et avec 2 ou 4 paluches dans la tronche, il savait retrouver le chemin du cercle. Pour toutes ces raisons, le psy a donc donné rendez-vous à Nic le magnifique quelques jours avant le début de saison, afin d’être bien sûr que le filou débutera l’année le couteau entre les dents, en mode Semi-finals…

2) futur n°1

Joel Embiid     Joel Embiid Et dire que le n°3 de la draft ne foulera probablement pas les parquets NBA cette saison… Et pis merde, tant pis, et même tant mieux ! Le natif de Yaoundé pourra nous régaler tout au long de l’année avec ses tweets hilarants, posé sur son canap’ ou même directement from the bench qui sait ? Pendant tout le Mondial on a ainsi pu suivre les performances de l’ami Embiid, déclarant notamment son amour à la France et traitant Babac de gros, j’en passe et des meilleures… Piqûre de rappel quand même pour le futur trublion de la ligue, le psy craignant de le voir se transformer trop vite en une espèce de bête de foire futur candidat de télé-réalité. Car n’oublions pas qu’à terme, ce beau bébé pourrait former avec Nerlens Noel la raquette la plus sexy du monde. Un nez rouge et un coussin péteur (déjà prêtés par le passé à Lance Stephenson) devraient donc suffire à la star des réseaux sociaux pour s’occuper cette saison… La chambre de Joel est en tout cas réservée au cabinet, le petit du doigt du psy lui ayant soufflé qu’on devrait le revoir souvent au cabinet, pour le plus grand bonheur de nos smartphones…

1) patients à vie

Pau Gasol et toute l’EspagnePau Gasol Plus grosse affluence jamais enregistrée au cabinet avec le débarquement de toute l’équipe d’Espagne, accompagnée de plusieurs millions de fans en pleurs. Il faut dire que la punition infligée aux Ibères par les Français fut bien sale… Entre les crêpes de Rudy Gobert et les baloches de Thomas Heurtel, c’est toute une nation de basket qui s’est donc retrouvée à grogner et à se demander ce qui pouvait bien se passer. Car après les footeux au Brésil, c’est une autre des icônes du pays qui est violemment parti en « bad » mercredi passé… Le psy s’est  d’ailleurs bien rendu compte du traumatisme vécu par Pau Gasol et ses potes quand la moitié de l’équipe s’est pointé au cabinet avec la même coiffure qu’Evan Fournier quand les autres joueurs lui dévoilaient leurs nouveaux tatoos : la tête de Babac et l’inscription « Presidente »… Sans compter le nouveau régime à base de poulet et camembert qu’ont décidé de s’infliger tous les joueurs… Quand on vous dit que la France a fait très mal à l’Espagne… D’ailleurs, le psy étant Français d’origine, il a sagement décidé de laisser ses patients pleurer dans leur coin, en souvenir de l’amitié franco-espagnole depuis quelques années… Patriotisme, quand tu nous tiens…

Rideau sur le Mondial, place maintenant à la NBA qui reprendra ses droits dans un  peu plus d’un mois. Une Grande Ligue gonflée cette saison par tout un tas de nouveaux cas sensibles qui devraient rapidement passer faire un tour à la clinique. De quoi s’occuper pour le psy Trashtalk, toujours aussi motivé pour soigner ses héros et chaud comme jamais pour repartir après une première année couronnée de succès. On vous promet du changement alors rendez-vous très prochainement…

image de couverture : alploufraganbasket.com

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