Draft NBA

Draft 2014 : Julius Randle, l’héritier de « Z-Bo »

Faisant la pluie et le beau temps cette saison au sein de la prestigieuse fac de Kentucky, Julius Randle a été flashé à plusieurs reprises pour excès de talent sur les routes NCAA. Grand mastard au caractère bien trempé, nul doute que le jeune natif de Dallas sera poursuivi par les autorités de la Grande Ligue pour le même genre d’infraction d’ici peu. Voici sa fiche technique !

Profil

Âge : 19 ans. Né et élevé dans le Texas. Aura 20 printemps le 29 novembre prochain.

Position : Ailier fort. Pile dans le moule des power forwards estampillés NBA.

Equipe : Kentucky Wildcats. John Wall et DeMarcus Cousins sont, entre autres, passés par là…

Taille : 2m06 centimètres. Pas exorbitant mais suffisant pour son poste.

Poids : 113 kilos. N’entachent aucunement sa mobilité au poste.

Envergure : 211 centimètres. Un peu light dans ce domaine.

Statistiques 2013/2014 : 15 points et 10,4 prises au rebond de moyenne. Solide le gamin.

Comparaison : Zach Randoplh à son arrivée dans la Ligue. Mensurations similaires et même envie de tout casser.

Prévision TrashTalk : en plein cœur du Top 10.

Qualités principales

Pétri d’énergies positives, Randle n’hésite pas à donner de sa personne lorsqu’il se présente sur un terrain. Plus qu’un simple energizer, le bougre rend la vie dure à ses adversaires d’un bout à l’autre du terrain. D’une part, il possède un sens très développé du rebond qui lui permet, par séquence, de mener la contre-attaque sur jeu de transition, tant il a de l’avance sur ses poursuivants. Au rebond offensif, il fait aussi des ravages en absorbant le contact et en forçant la décision près du cercle. D’autre part, l’ancien Wildcat bénéficie d’une excellente mobilité pour sa taille, un footwork efficace qui fait tourner la tête de ses opposants, sublimé par de nombreux spin moves et pump fakes dans la raquette. Son arsenal offensif est très dense et le boy ne manque pas de s’aider souvent de la planche afin d’arriver à ses fins. L’adversité ne lui fait pas peur du tout, voire il s’en nourrit rencontre après rencontre, et exulte de rage après chaque panier marqué. De plus, agile et véritablement altruiste, il se rend disponible à chaque instant, toujours en mouvement près de la ligne de fond et sur ses prises de position, dos ou face à l’arceau. Multipliant les hook shots dans le trafic, sa mimine gauche a fait parler d’elle dans le championnat NCAA (50,1 % au tir de champ) et nul doute qu’il en sera de même en NBA.

Défauts majeurs

Si l’intensité qu’il produit s’avère être une de ses forces, elle est aussi une de ses faiblesses. En effet, Julius Randle détient un jeu à risques qui, dans certaines situations crispées en fin de rencontre, peut se révéler néfaste pour son équipe. A hauteur de 2,5 pertes de balle par match en 2013/2014, le garçon se doit de mieux protéger son ballon et créer des brèches dans les défenses de façon plus précise, sans céder à la précipitation ou à l’aveuglement. Pour être considéré comme l’un des tous meilleurs dans le monde professionnel de haut niveau, il devra davantage lever la tête et repérer les ajustements adverses en oubliant donc de forcer constamment le destin en solitaire quand le buzzer des 24 secondes s’apprête à retentir. En faisant preuve d’un surplus de patience, Randle verra le jeu venir à lui dans les meilleures conditions plus aisément et son incidence sur le cours d’une partie augmentera, en conséquence, au fil du temps. Sans aucun doute, libérer la pépite plus tôt et ne pas s’embourber dans une avalanche de dribbles en transition seront deux de ses premières leçons à apprendre dès son atterrissage en puissance dans l’une des 30 escouades de la Ligue. Par ailleurs, il devra également bosser sa main faible (la droite) dans le but de devenir totalement ambidextre et se rendre injouable quand il s’élève dans les airs. Enfin, si comparaison avec Zach Randoplh il y a, Randle aura tout intérêt à s’acheter au plus vite un shoot à mi-distance fiable et ainsi compléter sa force de frappe face au cercle, chose qui est loin d’être acquise à l’heure actuelle…

Conclusion

En définitive, Julius Randle a toutes les raisons de croire en son potentiel et d’affirmer au grand jour ses rêves de grandeur au sein de la Grande Ligue. A seulement 19 piges, l’enfant paraît intrépide, mature et ne demande qu’à progresser. Fort d’un bagage offensif et d’une culture défensive déjà bien étoffés, il sera l’une des attractions phares de cette Draft 2014, sachant séduire plusieurs organisations du Top 5 ou du Top 10 qui voudraient reconstruire, rétablir leurs fondations autour de lui. En un mot, joueur de premier choix, Randle détient tous les attributs nécessaires afin de décrocher un titre de MVP d’ici quelques années. Roulez jeunesse !

Source image : Robert Deutsch-USA TODAY Sports

2 Commentaires

2 Comments

  1. Demiaz

    21 juin 2014 à 18 h 49 min at 18 h 49 min

    « Saurant » séduire … AH MES YEUX, MES YEUX !

    • Léo_TrashTalk

      21 juin 2014 à 19 h 20 min at 19 h 20 min

      Bah oui, en référence à l’œil de Sauron… :)
      Mea culpa ultime pour cette coquille, en espérant que le reste s'est bien passé 😉 !

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