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[Débrief] Game 4 : Un classique dont on parlera dans 10 ans

Chaque année, les PlayOffs amènent leur lot de drame, de joie, de moments magiques, d’actions de légende, et des matchs d’anthologie. Hier soir dans l’Illinois, les personnes qui ont pu crier au United Center ont écrit l’histoire. Hier soir, la planète basket avait Chicago pour capitale. Résumé d’un classique dont on parlera encore dans 10 ans.

Ce qu’il s’est passé

Difficile d’énumérer chaque détail d’un tel match dans un paragraphe aussi petit. Ce que l’ont peut retenir, c’est la chose suivante : avec 3 minutes à jouer et une avance confortable de 14 points, C.J. Watson se retrouve seul en contre-attaque et a un choix à faire. Monter au lay-up, ou dunker pour enterrer les fans des Bulls avec la manière. En loupant son dunk tout seul, le docteur Watson filera le plus gros des remèdes à une équipe de Chicago en manque d’inspiration. Les Nets ne marqueront que deux points en 3 minutes, trop occupés à filmer Nate ‘Jordan’ Robinson prendre feu. 23 points dans son dernier quart-temps, des tirs dans toutes les positions existantes, un public halluciné et un match qui se renverse sous les yeux ébahis de P.J. Carlesimo : le monde vient de s’écrouler pour Brooklyn, qui ne tient pas face à la pression et craque une nouvelle fois dans les derniers instants. Les prolongations n’y changeront rien, même ce bon vieux Nazr Mohammed ajoutera sa signature à l’ouvrage, digne des contes pour enfants et des scénarios hollywoodiens. Chicago exulte, Nate est un Dieu vivant, et Joakim ne sent même plus son pied tellement il saute de joie. Comment expliquer une telle débâcle ? Impossible.

Ce qui aurait dû se passer

Peu d’excuses sont proposables pour tenter de comprendre un tel renversement de situation. Contrôlant tout le match, du public aux arbitres en passant par leurs adversaires, les coéquipiers de Brook Lopez avaient pourtant réalisé la partition parfaite pour prendre le taureau par les cornes et le faire taire. Quatorze points d’avance avec trois minutes à jouer, quand on possède Joe Johnson et Deron Williams, c’est dans la boîte. C’est forcément dans la boîte. Brooklyn est en train de construire son histoire, de découvrir ses repères et écrire la première page d’un bouquin que l’on espère fantastique et épais. Ce type de retournement de situation peut arriver, il suffit de demander à Dallas en 2007 face aux Warriors ce qu’ils en pensent. De là à dire que Brooklyn va perdre la série et gagner le titre face à Miami dans 4 ans, slow down. Mais force est de constater qu’il faudra réagir très vite, et proposer dans peu de temps une nouvelle partition, solide, fiable, sur laquelle compter, et qui pourrait relancer la série. Est-ce possible ? Oui. En sont-ils capables ? Également. Mais est-ce que cela se produira ? Pas évident…

Les réactions des deux côtés

« Je pense toujours que je suis en feu, comme dans NBA Jam. Dès que je mets deux tirs d’affilé, pour moi le panier est en feu, la balle aussi. Je ressens juste que quand je tire, à chaque match, je peux tout rentrer. Il faut savoir se mentir des fois pour rentrer dans cette mentalité, mais je joue avec beaucoup de confiance et ça a payé ce soir. » Nate Robinson, rien à rajouter.

« Cela me paraît tellement lointain que je ne me souviens que de certains moments. On a manqué un dunk, des lancer-francs, j’ai fait faute sur Nate à trois-points… On a fait beaucoup d’erreurs en fin de match qu’on ne peut plus jamais refaire. » Deron Williams, après le choc de la défaite.

Prochain match

Lundi 29 Avril, à Brooklyn, à 1h sur vos écrans.

2 Commentaires

2 Comments

  1. @MrIlyas

    28 avril 2013 à 14 h 38 min at 14 h 38 min

    NATERS GONNA NATE. http://t.co/6U8n1jLaTw

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