La NBA viserait Manchester City et le PSG pour sa ligue européenne
Le 31 janv. 2025 à 11:00 par Nicolas Vrignaud

Projet de la NBA, la ligue européenne fait énormément parler en ce moment. Et ce n’est pas près de s’arrêter car selon BasketNews, Adam Silver et son équipe viseraient de grands clubs de football européens pour accueillir les futures équipes de son championnat sur le Vieux Continent. En tête ? Manchester City, mais aussi le PSG.
Un nouveau championnat européen de basket, qui rassemblerait dans l’idéal plusieurs clubs majeurs de l’EuroLeague actuelle et de nouveaux venus issus de places fortes du sport continental. Voici, sur le papier, le plan rêvé par Adam Silver. Dans les faits, ce sera bien plus compliqué.
Brian Windhorst parle d’un lancement en 2026/27 au plus tôt, bien que la nature même du projet est encore hautement hypothétique. Notamment car ESPN rapporte que la G League et la BAL (ligue africaine gérée par la NBA) sont encore déficitaires. Et que cela pourrait refroidir nombre de propriétaires de franchises, qui sont décisionnaires dans ce genre de cas.
Le média explique également que pour financer le projet européen, des fonds d’investissement venus du Moyen-Orient se seraient manifestés. Une manière comme une autre de trouver de la maille, vous nous direz… mais est-ce qu’une ligue européenne peut fonctionner sans fonds propres majoritairement issus de son propre territoire ? C’est une question d’éthique très compliquée à laquelle nous serions tentés de répondre non. Et c’est là où l’EuroLeague possède un clair avantage.
Au Royaume-Uni, Manchester City dans le viseur
BasketNews révèle ainsi que la NBA voudrait rassembler plusieurs équipes dans chaque pays pour former son championnat. En Angleterre, qui n’est pas vraiment une terre de basket (désolé O.G. Anunoby…) c’est le nom de Manchester City qui est évoqué. En effet, sur le papier, tout colle : image déjà forte dans le sport, argent à foison et public engagé.
Reste à voir si la sauce pourrait prendre, car le club des London Lions (et surtout son propriétaire) a failli faire plonger le championnat britannique dans son entièreté sur le plan financier. Un équilibre fragile donc, bien que la puissance de la NBA en tant qu’organisation pourrait apporter certaines garanties.
En France, la renaissance du PSG Basket ?
Propriétaire du PSG Racing jusqu’en 2007, le PSG pourrait bien être au coeur de la stratégie d’Adam Silver. Le club est doté d’une image mondiale, est déjà lié à Jordan Brand et à Nike, équipementiers de la NBA. Des biais qui pourraient permettre la renaissance d’une section basket pour le club de la capitale, qui possède déjà des sections en judo, en handball et en e-sport. Cela ferait une grosse concurrence pour le Paris Basket, formation d’EuroLeague qui brille sur le continent malgré sa jeunesse (création en 2018).
L’ASVEL ? La présidence de Tony Parker, légende NBA issu du continent et toujours active dans les opérations de promotion de la NBA, serait aussi une cible. Peut-être pas la plus difficile à convaincre.
La conquête de clubs d’EuroLeague pour compléter le championnat
Créer de nouveaux clubs est une chose, mais il faudra aussi convaincre de grandes formations qui évoluent actuellement en EuroLeague. En Espagne, le Real Madrid et le FC Barcelone sont logiquement les clubs mentionnés, tandis que le Bayern pourrait faire office de participant allemand. L’Allemagne intéresse par ailleurs beaucoup la NBA. Champions du monde en 2023, nos voisins sont vus comme un pays à fort potentiel par la ligue américaine.
En tout, la NBA viserait 10 équipes pour son championnat. Est-ce que les clubs turcs et grecs seront laissés de côté ? Ce serait dramatique sur le plan sportif, les formations de ces pays étant parmi les meilleures historiquement mais aussi et surtout actuellement en Europe. Pour ce qui est des dates à venir concernant le suivi et l’avancement de ce projet, la réunion des propriétaires en mars pourrait être l’occasion de mettre le dossier sur la table.
Sources : BasketNews, ESPN