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Les 5 grandes questions des Houston Rockets sur la saison NBA 2022-23 : Jabari Smith Jr., TyTy Washington et Tari Eason vont-ils nous bluffer ?

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Tout beaux tout neufs.

Source image : YouTube

Chaque saison NBA apporte son lot d’interrogations et d’intrigues. C’est tout le temps la même chose, à quelques jours de la reprise. Quel joueur va performer ? Quel coach sera viré ? Qui suis-je ? Dans quelle étagère ? Où courge ? Pour chacune des 30 franchises, nous avons sélectionné les 5 grandes questions édition 2022-23 : le siège du jour est attribué aux Houston Rockets.

#1 : Jalen Green est-il une future star NBA au poste d’arrière ?

Un exercice rookie poussif, puis ce mois d’avril bien strato’ à 20,8 points à 48% au tir dont 40% du parking, 3,6 rebonds et 3,4 assists.

Jalen Green est un diesel qui a chauffé un peu tard, avant d’envoyer des signaux dont l’on avait réellement besoin pour confirmer ce que l’on savait. C’est-à-dire ? C’est-à-dire qu’il est super fort, mais qu’il devenait compliqué de défendre un joueur qui tire à 30% et foire son concours de dunk au All-Star Game. Le dernier évènement est anecdotique hein, mais alimentait parfaitement les critiques dont le 2e choix de la Draft 2021 commençait à faire l’objet. Il a terminé la saison 2020-21 en giga beauté avec cinq derniers matchs à hauteur de – accrochez-vous à n’importe quoi – 28.6 points de moyenne à 50% au tir.

« C’est un roc ! C’est un pic ! C’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule ! ». On ne sait absolument pas ce que vient foutre Cyrano dans un article sur les Rockets, et encore moins dans un paragraphe consacré à Jalen Green, mais la marge de progression dont dispose l’arrière est A-FFO-LAN-TE. Non, ça ne sert également à rien d’utiliser des majuscules pour vous le faire comprendre. Dans un rôle de poste 2 foudroyant, maestro des transitions, et complément d’un Kevin Porter Jr. qui doit encore progresser dans la structure des séquences offensives, ça risque d’être – au début – encore un peu le barouf. Mais si Jalen Green débute sa saison sophomore comme il a terminé la rookie, il n’y a absolument aucune raison pour qu’il ne devienne pas l’un des trois ou quatre meilleurs jeunes joueurs de NBA. Oui oui, l’un des trois ou quatre (chiffre balancé au pif mais vous avez compris l’idée).

#2 : Jabari Smith, Tyty Washington, Tari Eason, quels rookies vont bien s’ajuster en NBA ?

Trois nouveaux arrivants à l’auberge de jeunesse, mais sont-ils réellement tous compatibles avec le jeu NBA ?

Initialement annoncé au Magic, Jabari Smith a troqué son statut de first pick pour une 3e position synonyme de « zou chez les Rockets ». Il n’avait pas l’air super content, et le sera encore moins s’il lui vient à l’idée de chercher un partenaire pour jouer aux échecs dans le vestiaire. L’arrivée de Jabari comble parfaitement le départ de Christian Wood à Dallas, et sa future association avec Alperen Sengun – excellent passeur – disperse elle aussi son lot de promesses. En comptant sur le poste 4 de 19 balais, les Rockets étalent le talent un peu partout dans leur roster. Reste à voir maintenant comment Stephen Silas compte gérer le partage du ballon entre les secteurs extérieur et intérieur. Kevin Porter Jr. et Jalen Green n’auront plus aucune excuse pour ne pas nourrir leurs fauves.

Deux autres choix du premier tour – Tyty Washington (29e choix) et Tari Eason (17e choix) – viennent fournir le banc texan. Le Tyty pas Parisien est un meneur créateur, excellent passeur sur pick-and-roll, perçu comme une pioche inespérée en fin de premier tour. C’est cool s’il peut apporter un peu de structure à des séquences offensives parfois… brouillonnes. Pour ce qui est de Tari Eason, les Rockets ajoutent un énième « sentimental » à leur roster. Gros défenseur, brute aérienne, un poil distrait par les coups de sifflet : la mayonnaise peut prendre comme tourner au vinaigre. À tester en back-up de Jabari Smith, ou sur le poste 3 (tir extérieur à bosser).

#3 : Les Nets vont-ils continuer leur dégringolade ?

Mais que viennent foutre les Nets et leurs astrophysiciens dans cette analyse des Rockets ? Et bien comme les fans le savent, et Rafael Stone s’en frotte les mains, Brooklyn a donné sept premiers tours de draft à Houston – dont quatre « swap picks » – lors du trade de James Harden, pensant que ça allait marcher entre le barbu et ses potos Kyrie et KD.

Inévitablement, et on a pu le voir cet été, la chute des Nets sera surveillée de très près par les fans de Houston, qui seraient ravis de cicatriser le transfert de Harden, le meilleur attaquant de l’histoire de l’humanité, avec une fournée de hauts choix de Draft.

C’est-à-dire ?

C’est-à-dire que si les Nets finissent dans les tréfonds de la Conférence Est – ou du moins hors du top 8 – alors leurs choix de premier tour pour la saison concernée se verrouilleraient en… choix de loterie ! Jackpot international pour les Rockets, à condition que le vaisseau Nets se crash.

#4 : Kevin Porter Jr. sera-t-il le meneur titulaire long terme à Houston ?

Kevin Porter Jr. a-t-il le talent requis pour devenir le meneur titulaire long terme à Houston ? Cela ne fait aucun doute. Maintenant, il lui faut gagner en netteté dans le jeu (gommer ses 3.1 pertes de balles) et réussir à structurer les offensives de son équipe, bien désordonnées par le style fougueux de Jalen Green et l’âge moyen de l’effectif (24,6 ans). Il n’a encore que 22 ans et progressera au rythme de la reconstruction texane, donc pas d’inquiétude sur ce point-là. On surveillera avec attention tout le côté extra-basket qui lui a fait défaut à Cleveland. Kevin Porter Jr. est la seule personne qui puisse empêche Kevin Porter Jr. de s’imposer comme le meneur titu long terme des Rockets, et ça a toujours été ainsi.

#5 : Comment les Rockets vont dépenser leur argent à l’été 2023 ?

Seul un salaire excède la barre des 10 millions de dollars, et c’est celui d’Eric Gordon à 19 plaques l’année. Pour le reste, les comptes des Rockets sont exceptionnels avec seulement 86 millions de dollars utilisés, et la possibilité d’aller chercher de très gros poissons à la prochaine intersaison. Ça tombe bien, James Harden sera agent libr… ouai non. Les Texans devront se montrer agressifs sur plusieurs dossiers (Gary Trent Jr. ?), parfaits dans l’optique d’avancer la reconstruction et de faire progresser les jeunes. Attention également à bien sécuriser KPJ, agent libre restreint l’été prochain, qui pourrait répondre à l’appel du flouze venant de destinations… plus « bankables« .

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