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NBA Flashback 2021-22 : quand le maillot de Zach Randolph se suspendait pour toujours au plafond du FedEx Forum

Zach Randolph Grizzlies 12 décembre 2021

Un nounours.

Source image : NBA League Pass

Période creuse oblige, TrashTalk a pris l’habitude chaque été de vous faire revivre avec émotion les plus grands moments de la saison écoulée. Même en 2021 d’ailleurs, malgré un été qui avait alors mis l’ensemble de nos forces vives en PLS, mais ça c’est une autre histoire. On reprend donc notre bonne vieille formule, on recule de quelques pas, de quelques mois, et on se souvient que cette saison 2021-22 fut folle, du premier au dernier jour. Aujourd’hui ? Retour sur l’avènement officiel de Zach Randolph en tant que légende des Grizzlies.

Quand on pense à Zach Randolph on peut très vite avoir comme image celle des Jail Blazers de Portland, équipe dans laquelle le rite de passage était interdit aux moins de 18. Souvenirs de breaking news qui parlent de beuh, de gangs et/ou de guns, bref la vie de Zach Randolph ne ressemble pas à celle de ton voisin. Mais indépendamment de tout ça car ce n’est pas le sujet du jour, Zach Randolph fut surtout dans les années 2000 un incroyable basketteur, antithèse du freak car plutôt tanké sur deux énormes guiboles, et ayant fait de sa malice, sa puissance et son talent ses meilleurs atouts.

MIP en 2004 et deux fois All-Star avec les Grizzlies, 16/9 de moyenne et c’est probablement un hommage à la taille de ses écrans, vanne télévisuelle on espère que vous l’avez, et si c’est à Portland qu’il s’est révélé en début de millénaire c’est bien dans le Tennessee qu’il a laissé le meilleur souvenir, celui d’un monstre d’intensité au centre d’un mouvement qui a mis bien des attaques à terre : le Grit and Grind. Rudy Gay a inventé le terme, Tony Allen, Mike Conley, Marc Gasol l’ont sublimé, mais l’ancre de ce bateau se nommait bien Zach Randolph, jamais le dernier pour distribuer tartes et coups d’épaule afin d’offrir à Memphis des victoires de type 85-79. Huit saisons chez les Oursons, 16,8 points et 10,2 rebonds de moyenne en plus de 600 matchs, sept participations consécutives aux Playoffs et même un coucou en finales de conférence 2013 face aux Spurs, des Spurs cueillis en 2011 par cette jeune équipe de guerilleros qui en scotchera plus d’un pendant une demi-douzaine d’années. Emblème de jeu mettant en avant la rigueur et la rugosité, Zach Randolph a donc, très logiquement, vu son très ample n°50 s’élever au plafond du bouillant FedEx Forum le 8 décembre 2021, au coeur d’une saison qui marquait également le changement d’identité de la franchise puisqu’à Memphis désormais… le règlement intérieur impose d’avoir moins de 23 ans et une détente sèche de 4m50.

Huit saisons à envoyer du brin à tour de bras et à empiler les buckets à quatre millimètres du cercle. Une place de troisième meilleur scoreur all-time de la franchise et de deuxième meilleur rebondeur, mais avant tout un body que jamais le public de Memphis n’oubliera. Surtout pas maintenant que ce n°50 trône tout en haut du FedEx, habile technique pour démoraliser l’adversaire, desfois qu’un intérieur un peu trop zélé ne souhaite s’aventurer trop près du cercle local.

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