Pelicans

Fin de saison pour New Orleans : c’était très mal barré à l’automne, mais au printemps le Pelican rit

willie green

Première plus que réussie.

Source image : NBA League Pass

Nous sommes le 29 avril 2022, la saison des Pelicans est terminée. Aussi étonnant que cela puisse paraître pour les lecteurs venus du passé – et donc voyageant dans le futur – la régulière n’a pas emporté l’escouade de Willie Green dans son syphon de la lose. Bien plus qu’une simple remontée statistique au classement, cette saison, un groupe est né. Débrief.

On ne se rend pas compte à quel point New Orleans revient de loin. Le mardi 23 novembre 2021, pour la réception des Wolves, les Pelicans s’inclinent 110-96. La salle est parsemée de silhouettes, plus ou moins stimulées par la rencontre. Certaines prennent la direction de la buvette dans l’espoir qu’une télé diffuse le Warriors – Celtics joué en parallèle. Ce n’est pas de l’irrespect, simplement l’attitude de fans qui n’y croient plus. Cet énième revers porte alors le bilan du groupe de Willie Green à 3 victoires pour 16 revers. Un apprentissage difficile pour l’entraîneur rookie, nommé à ce poste suite au limogeage de Stan Van Gundy. Mais à chaque problème sa citation. Les grands optimistes ne cessent de tambouriner que « Rome ne s’est pas faite en un jour ». Sauf qu’à cette période de l’année, ces « grands optimistes » sont au nombre de zéro. Les plus malins entubent la sécu et décrochent une visite médicale gratuite en clamant haut et fort que les Pelicans joueront les Playoffs. Mais peu à peu, le groupe gagne en constance. Le bilan n’est toujours pas foufou avec 18 victoires pour 32 revers au 1er février 2022, mais des individualités s’élèvent et élèvent avec elles d’autres noms dont on ne soupçonnait ni le caractère, ni le talent. Le freak Trey Murphy, la fouine Jose Alvarado et bien sûr, sa majesté Herbert Jones. Sélectionné en 35e choix de la Draft 2021, le rookie impressionne de par sa grosse défense. Ses mains traînent partout et sa vitesse latérale lui permet de ne pas se faire passer à l’épaule. Officiel, il y a une sangsue dans cette Herb.

Pendant que Zion Williamson testait le Cauet Burger, tous ses petits potes ont donc accroché le play-in, grâce notamment aux arrivées de Larry Nance Jr. et C.J. McCollum. L’un est moins en vue que l’autre et l’autre est plus en vue que l’un (tournure bizarre, il est 5h20, on laisse), mais les deux sont très importants. Même si embêté par les blessures, Brandon Ingram sort d’une régulière à 22,7 points, 5,8 rebonds et 5,6 assists à 46% au tir dont 33% de loin. C’est pas tout mal. Une fois les Spurs et les Clippers dégagés, New Orleans retrouve les Playoffs après trois saisons vierges. C’est surtout la première fois depuis l’exercice 2010-11 que les Pelicans participent à une postseason sans Anthony Davis. On y est. Six mois après cette défaite face aux Wolves, une marée rouge revêt les tribunes de la New Orleans Arena. Chaque interception de Jose Alvarado – encore plus sur sa spéciale – est un prétexte pour exulter et envoyer une grande claque derrière la tête de son voisin. D’autant plus qu’à Phoenix, les Pelicans ont braqué le Game 2 et balayé très loin l’idée que l’on se faisait de cette série. Ce n’est pas une petite équipe contre un favori. C’est une bonne équipe – bien composée – qui joue le coup à fond face aux derniers finalistes, diminués par la blessure de Devin Booker. Mais New Orleans perd définitivement l’avantage du terrain dès son retour à la maison. Bien que la troupe de Willie Green remporte la quatrième manche, Chris Paul élève ses Suns sur les deux derniers matchs et envoie Phoenix en demi de la Conf’ Ouest. Il n’en fallait pas moins pour sortir un Brandon Ingram XXL sur toute la série. Ses premiers Playoffs ? 27 points, 6,2 rebonds et 6,2 assists à 48% au tir dont 41% du parking. Il incarne parfaitement l’audace du groupe de Willie Green. L’entraîneur a fait croire à des nullos qu’ils étaient trop forts. Sur un malentendu, ça a failli passer.

Quelle saison mes aïeux. Coulés dans les basfonds de la Conférence Ouest en novembre, les Pelicans sont finalement les joueurs que les Kings pensent être. Cette capacité de réaction n’est pas donnée à tous. On se donne rendez-vous en octobre, avec un potentiel haut choix de draft d’ici-là (8e meilleure cote à la loterie) !

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