Heat

Bam Adebayo raconte sa première rencontre avec Pat Riley : « J’avais l’impression d’être dans une scène du Parrain »

Pat « Don Corleone » Riley.

Sélectionné au premier tour de la Draft il y a cinq ans par Miami et devenu All-Star depuis, Bam Adebayo fait sans doute la fierté de Pat Riley aujourd’hui. Le pivot du Heat symbolise parfaitement la Heat Culture que Patoche cultive depuis tant d’années, lui qui sait tout de suite repérer ceux qui ont les épaules pour porter le maillot floridien. La première rencontre entre les deux date de l’intersaison 2017, et c’est Bam lui-même qui raconte. Spoiler, c’est assez épique.

Voilà le genre de story qui va alimenter encore un peu plus la légende de Pat Riley. Avec ses cheveux coiffés en arrière, ses costumes de luxe, ses bagues de champion et son côté mastermind, le boss du Heat dégage du respect partout à travers la Ligue, à tel point qu’il est parfois surnommé le « Parrain de la NBA » en référence évidemment au mythique personnage de Don Corleone. Les anecdotes à son sujet sont aussi nombreuses qu’épiques et on peut donc ajouter désormais celle de Bam Adebayo, de passage chez Darius Miles et Quentin Richardson il y a quelque temps pour le podcast The Knuckleheads.

« La première fois que j’ai rencontré Pat, je n’étais pas vraiment nerveux mais on entend tellement d’histoires sur lui. Le fait qu’il ait essayé de se battre contre Shaq, ou ce genre de trucs complètement fous.

La première fois que je l’ai rencontré, c’était pour mon workout pré-draft. C’était comme dans « Le Parrain ». J’arrive à son bureau, y’a que des baies vitrées, toutes les lumières sont éteintes sauf une au-dessus de son bureau, et il n’y a qu’une chaise. On commence à parler, et pendant tout ce temps je regarde autour du genre, ‘il est vraiment dans le même délire que Le Parrain’. Je me dis, ‘tu veux pas laisser rentrer un peu de lumière ? On est à Miami, il fait 34 degrés dehors’. Mais rien. Il fait hyper sombre à l’intérieur.

On pouvait s’attendre à de grandes salutations mais non. Il m’a juste demandé comment ça allait, si j’appréciais mon niveau de jeu, et il m’a dit que le Heat avait hâte de me voir à l’entraînement. C’est tout. »

On imagine parfaitement la scène. Pour la petite histoire, sachez que cet entretien express pas vraiment comme les autres a débouché sur un workout bien intense dans lequel Bam Adebayo a prouvé qu’il possédait tous les ingrédients nécessaires pour devenir un futur pilier du Heat. D’après une story de Zach Lowe (ESPN) sorti en septembre 2020, la franchise floridienne en a fait voir de toutes les couleurs à Bam ce jour-là : tests physiques bien hardcores, exercices techniques qui s’enchaînent, puis exos défensifs de un-contre-un contre des extérieurs une fois la fatigue bien installée. Autant de challenges que Bam a relevé avec brio, allant même jusqu’à envoyer quelques mots doux à… Pat Riley et Erik Spoelstra pendant le workout histoire de leur dire, « Vous voulez me mettre à bout ? Ok f*ck, matez bien ça ». Si l’on en croit la story de Zach Lowe, Coach Spo était du genre « Est-ce que ce gars-là est un peu taré ? ». La suite, on la connaît. Très gros bosseur, Bam Adebayo – drafté en 14e position – a dégagé Hassan Whiteside pour devenir le pivot titulaire du Heat et un membre crucial de collectif de Spoelstra à travers sa polyvalence des deux côtés du terrain. All-Star en 2020, deux fois membre de la NBA All-Defensive Second Team, énorme dans la bulle pour aider Miami à aller jusqu’en Finales NBA, Bam a finalement obtenu une prolongation de contrat de 163 millions de dollars sur cinq ans de la part de Patoche.

C’est typiquement pour ce genre d’histoire que Pat Riley est parfois considéré comme le Don Corleone de la NBA, le « boss des boss » pour reprendre les mots de Darius Mules. Mais Bam Adebayo n’était pas du genre à se laisser trop intimider et c’est probablement l’une des grandes raisons pourquoi il porte aujourd’hui fièrement les couleurs du Miami Heat.

Source texte : The Knuckleheads

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