Mavericks

Les Mavericks ont rendu hommage à Rick Carlisle : ému aux larmes le pépère, il faut dire que ce genre de souvenirs peuvent marquer un homme

On ne sait pas vraiment si les larmes de Rick Carlisle symbolisaient la nostalgie de treize saisons, plus de 1 000 matchs coachés et une bague incroyable en 2011, si elles faisaient écho à une fin en eau de boudin cet été ou si, peut-être, elles étaient synonymes de détresse au vu de la situation actuelle de Coach C., perdu dans l’Indiana et privé de victoires et de réseau. En tout cas les frissons étaient bien là, logique.

Il est malin ce Mark Cuban. Sans trop jouer les conspirationnistes, disons que la manière avec laquelle s’est terminé la – belle – histoire entre Rick Carlisle et les Mavericks représente assez mal ladite histoire, mais cette nuit le King de Dallas avait mis les ressentiments de côté pour rendre hommage à l’homme qui a grandement contribué à offrir un palmarès à sa franchise, à l’occasion de son retour en ville à la tête des Pacers. Le match ? On en parlera pas ou peu, puisqu’on a eu droit à quelque chose d’on ne peut plus logique, à savoir un match énorme de Luka Doncic et un collectif léché côté Mavs face à une équipe d’Indiana qui avait laissé Domantas Sabonis beaucoup trop seul pour son retour à la compétition après une semaine off. 30 pions dans les dents mais… un Kristaps Porzingis blessé, shit here we go again, et voilà donc qu’on en a fini avec le résumé de ce match que l’on n’a absolument pas regardé puisqu’il s’agit d’être honnête.

Non, car pour être honnête c’est bel et bien ce tribute et uniquement ce tribute qui nous intéressait, ces trois minutes pleines d’émotion offertes à Rick Carlisle par son ancien patron, comme pour enterrer la hache de guerre (non) avec son ancien druide du banc, comme pour lui offrir (oui) les hourras qu’il méritait, quelques semaines après une autre soirée faste qui avait vu le n°41 de Dirk Nowitzki monter au plafond de l’American Airlines Center, soirée lors de laquelle Coach Rico était évidemment présent. Un hommage logique, évident, mais encore fallait-il le faire, et un Rick ému aux larmes sans qu’on ne sache vraiment quoi en faire, à part se remémorer avec lui de cette époque formidable lors de laquelle Dirk Nowitzki en collait 48 en Finales de Conférence, lors de laquelle DeShawn Stevenson regardait LeBron James droit dans les yeux avec de la bave aux lèvres.

Treize années de succès ou presque, ça valait donc bien quelques minutes d’applauses, et encore plus pour un homme qui doit probablement se trainer un spleen monstre au fur et à mesure des branlées qu’il prend cette saison. Les Mavs, eux, continuent de regarder l’avenir tout en chérissant le passé, on n’est pas loin de la saison parfaite là non ?

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