Spurs

Les Warriors manquent la marche Spurs : au lendemain de la victoire contre Phoenix, le back-to-back s’est fait ressentir

Crevé.

Source image : NBA League Pass

Ce samedi, les Dubs recevaient San Antonio pour le plus grand plaisir des Texans. Tant qu’à jouer les Warriors, autant les prendre au saut du lit juste après un match XXL face à Phoenix. Le plan du Pop ? Rentrer instantanément dans le lard californien et repartir avec une bonne performance créatrice de confiance, remportée dans l’opportunisme le plus total. On débrief.

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Parce que sur la papelard, rien ne pouvait donner San Antonio (7-13) victorieux si ce n’est deux ou trois individualités qui se défendent drôlement bien cette saison. On pense à Dejounte Murray ou Jakob Poeltl, tous deux de fiers représentants d’une équipe qui, même si douzième de la Conf’ Ouest, donne du fil à retordre à chacun de ses adversaires. C’est ce que les Warriors (19-3) voulaient éviter ce soir en s’imposant malgré la fatigue, pour ensuite décrocher deux jours de répit avant la réception – doigts de pieds en éventail – du Magic lundi soir. Spoiler, il n’en fut rien. Le premier quart-temps vient en effet prendre cette thèse à total contresens et les Spurs infligent un 36-21 aux Californiens. C’est la débandade : Draymond Green s’accroche au short de Dejounte Murray sur 25 mètres, Dell Curry joue à la place de son fils, Kevon Looney a le même impact qu’aurait Abdoulaye Loum et c’est la paire Damion Lee – Juan Toscano-Anderson qui offre aux Dubs leurs rares moments de bonheur. Oui, ce n’est pas la grande forme et même si le second quart-temps est de meilleure qualité, Derrick White et Dejounte Murray sont trop bien installés pour être inquiétés. On apprécie les minutes d’un Lonnie Walker IV en mode scoreur, mais qui à chacun de ses bons matchs nous rappelle que trois mauvais l’ont précédé (Golden State Warriors 58 – 67 San Antonio Spurs).

Un troisième quart-temps encore bien morose pour les Warriors qui ne parviennent pas à défaire l’écart. Seule petite vague, ce buzzer de Steph Curry depuis le logo venu réveiller un Chase Center assommé par la bonne gestion texane. Difficile d’envoyer l’habituelle liste de superlatifs pour ce tir d’un Chef qui passe globalement à côté de sa rencontre, avec une copine finale à 7/28 au tir dont 5/17 du parking. Dans la toute dernière strophe, les Warriors vont placer un run jusqu’à prendre l’avantage à 2 minutes du terme, mais San Antonio garde une main de maître sur la partie et fait sa loi dans le money time. D’abord Derrick White avec une bombinette assassine, puis Dejounte Murray de par un lay-up très modestement défendu par Golden State. On voit un Draymond Green obnubilé par Jakob Poeltl au milieu de la raquette, qui ne sort même pas mettre un taquet au meneur texan : « mets lui une grosse patate dans sa bouche, tu vas voir comment il va se calmer le Darnauzan ». Eh oui, la grinta de Laulau Sciarra aurait fait grand bien à des Warriors qui, finalement, peinent à puiser dans leurs ressources en toute fin de rencontre. Même si Steph Curry a donné l’illusion d’une possible victoire façon braquo, c’est l’équipe la plus reposée qui garde le dernier mot (Golden State Warriors 107 – 112 San Antonio Spurs). C’est bête ! Les Warriors perdent l’avantage d’une victoire sur Phoenix pris ce vendredi. Mais c’est le prix à payer pour régner, une concession qui ne sera pas la seule difficile à avaler cette saison.

Big up à Dejounte Murray – 23 points, 12 rebonds, 7 assists et 2 interceptions – ainsi qu’à Derrick White, auteur de 25 points, 1 rebond, 3 assists et 3 interceptions.

Une partie à l’image de la feuille de match laissée par Draymond Green : 9 points, 8 rebonds et 9 assists. Il a manqué un petit quelque chose, un supplément d’âme, histoire de rentrer pioncer l’esprit léger et la Conférence Ouest en poche. En back-to-back, c’est excusable, très largement.

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