Notes de match

Les notes de France – Italie : Rudy Gobert, Nicolas Batum et Nico Mannion ont enfin vengé Zinédine Zidane

Zinédine Zidane Panenka

Rudy Gobert et Nicolas Batum ont été impériaux pour écarter l’Italie et accéder aux demi-finales des Jeux Olympiques, et ça valait bien une fournée de notes.

Source image : YouTube

Aujourd’hui est donc le jour où nos Bleus se présentaient en quarts de finale des Jeux Olympiques, quelle phrase magnifique mais n’avez encore rien vu. Face à eux ? Des Italiens qui voulaient prouver qu’ils avaient leur place en quarts et qui voulaient, dans leurs rêves les plus fous, imiter les footballeurs à l’Euro ou Marcell Jacobs au 100 mètres. D’un côté laver l’affront Materazzi, de l’autre se venger de David Trézéguet, à peu près.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Français aiment se faire peur. Le début de match est digne d’un lendemain de soirée bien arrosé et tourne clairement à l’avantage des Italiens mais les Bleus, portés par Rudy Gobert et Nico Batum, renversent peu à peu le match et prennent le contrôle. L’Italie recolle ensuite pour coller une dernière frayeur à nos bleus mais ces derniers vont assurer, grâce à un dunk de Rudy Gobert pour lequel Dwyane Wade aurait volontiers donné 50/50 en tant qu’actionnaire du Jazz. Les notes de ce match ? C’est tout de suite et maintenant.

Pour un résumé plus sérieux du match, c’est ici que ça se passe.

France

Rudy Gobert (8) : si on survit à ce début de match digne d’un lendemain de soirée étudiante, c’est bien grâce à lui. Présent sous les panneaux pour aplatir les ballons des deux côtés du terrain, il a joué à merveille son rôle de tour de contrôle sur ce match. En revanche, ce 360 en bout de course, c’était plus un 205, une Peugeot 205 oui.

Guerschon Yabusele (4) : aucun tir tenté en attaque et malgré sa combativité, il a eu le tort d’avoir débuté le match et donc d’être sur le terrain lors des plus mauvaises minutes françaises. Un 0/2 aux lancers et un match à oublier pour Guerschon.

Nicolas Batum (8) : d’abord salvateur grâce à sa polyvalence et son omniprésence en première mi-temps, il a ensuite choisi de marquer ses tirs en deuxième, histoire de dire qu’il aura tout fait. Le genre de joueur qu’il est indispensable d’avoir. Même si Batman est dans la friendzone, il est essentiel, ne l’oubliez pas.

Evan Fournier (7) : la force tranquille, et le futur new-yorkais a peut-être eu moins de réussite mais il a tout de même marqué ses tirs depuis Central Park. Evan State Of Mind va réaliser son rêve de jouer à la Big Apple, à lui de tout donner pour réaliser l’un de ses autres rêves en attendant : devenir champion olympique

Nando De Colo (3,5) : un début de match complètement raté, une petite montée en puissance lorsqu’il a pris confiance au camping, mais a dû regarder Thomas Heurtel choper à sa place. Nando en Colo.

Timothé Luwawu-Cabarrot (5) : un tir à 3-points marqué, une session trashtalking juste après. Dans notre jargon, on appelle ça un ratio horaire digne d’un coiffeur.

Thomas Heurtel (6) : précieux en sortie de banc, il met autant de bonne volonté que de gel dans sa chevelure. Quelques tirs importants et toujours une rotation efficace au fil des ans. C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes.

Moustapha Fall (6) : encore une excellente entrée de la part d’un des facteurs X de cette équipe. On vous le rappelle, Mousta Farfalle mesure 2m18 et il a mangé les intérieurs italiens cuisson al dente.

Vincent Poirier (5) : peu de minutes à se mettre sous la dent pour l’arbre à fruits préféré de ton arbre à fruits préféré, mais toujours la même dévotion pour son équipe.

Frank Ntilikina (5) : 3 fautes en 4 minutes de jeu pour le futur ex-joueur des Knicks. Il vous faudra un peu de rillettes de veau avec votre pavé de rumsteck ?

Andrew Albicy (5) : peu de temps de jeu également pour le meneur de poche des Bleus. Au moins il a pu se dégourdir les jambes.

Italie

Achille Polonara (6,5) : sa mobilité a parfois fait mal aux défenseurs français, et c’est aussi à cause de lui si les rythmes cardiaques étaient si élevés lors du premier quart-temps. Toujours bien relou à défendre, heureusement que Rudy Gobert est un bon avocat.

Simone Fontecchio (7,5) : le salut a bien failli passer par lui en Italie. Né pour mettre des gros tirs, on peut dire qu’il a accompli avec brio la mission pour laquelle il a été envoyé sur Terre. Malheureusement, il tombait facilement au sol avec ses jambes en mousse.

Nicolo Melli (5) :un beau dunk en première mi-temps puis plus grand chose pour le mec au blase de pâte à tartiner aux noisettes bas de gamme. Tout le reste a été envoyé à côté, comme dans un mauvais film d’action.

Alessandro Pajola (5) :  « Excuse-moi, ton père ce serait pas un voleur ? Parce qu’il a pris tous les ballons de l’équipe de France pour les donner à ses coéquipiers. » Un très gros travail à l’interception pour le meneur italien qui n’a pas pu emmener les siens à la victoire, n’est pas Gianluigi Donnarumma qui veut.

Stefano Tonut (6,5) : il a donné beaucoup d’énergie en défense et a tenté en attaque, mais ça a donné un 0/5 aux tirs longue distance. Stefano Tonut avait le compas dans l’oeil, mais il parait que pour mieux viser avec ses yeux, il faut préalablement retirer le compas qui obstrue.

Danilo Gallinari (6) : longtemps incertain, il a quand même joué sur une jambe et même diminué, il a fait très mal aux Bleus à distance et sur la lige des lancers-francs. Gallinari est assurément meilleur lorsqu’il troque sa coiffure de chauffagiste pour une tignasse un peu plus normale.

Nico Mannion (2) : le backup de Stephen Curry a joué ce match totalement bourré, car Nico Moignon a tout mis à côté et n’a absolument pas pesé en défense. Son air-ball est une preuve de plus que les roux n’ont pas d’âme mais on aurait dû s’en douter car au playground, le joueur le plus claqué est toujours celui avec une coudière.

Michele Vitali (4) : son seul panier du match a bien failli faire mal au moral français en fin de premier quart-temps. Heureusement que la France a ressuscité comme dans Prison Break.

Riccardo Moraschini (5) : d’après vous, c’est Bernard Campan, Didier Bourdon ou Pascal Légitimus ?

Giampaolo Ricci (5) : Frank Ntilikina s’occupant de la boucherie française avec 3 fautes, Giampaolo Ricci, avec sa bonne entrée et ses 4 fautes, s’est occupé d’ouvrir une trattoria italienne. Un peu moins bon en fin de match. Veni Vidi Ricci

Une victoire non sans souffrance pour les Bleus, mais l’essentiel est ailleurs car la médaille est toujours possible pour cette belle escouade. Pour cela il faudra déjà affronter la Slovénie du crackito Luka Doncic, toujours invaincu avec sa sélection, et la tâche s’annonce… bien ardue.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top