Hawks

Les Hawks frappent fort d’entrée face aux Bucks : victoire à Milwaukee grâce à un Trae Young anthologique, mais où s’arrêteront -ils ???

Pas mal de monde s’accordait à dire que, ça y’est, la fête était finie. Les Knicks et les Sixers passés à la moulinette, très bien, mais là on rentre dans le dur, avec des Bucks lancés dans leur course à la bague après leur incroyable guerre remportée face aux Kevin Durant Nets. Sauf qu’une fois de plus, un lutin magique et son armée de guerriers parfaits ont déjoué les pronostics. Mais quand diable ces Hawks s’arrêteront-ils ? On a bien envie de dire… le plus tard possible.

Incroyables Hawks, incroyable Trae Young, incroyable saison, incroyables Playoffs. Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, d’accoreuh d’accord disait un moustachu célèbre en 1985, soit treize ans avant la naissance d’un autre genre de moustachu, plus duveteux celui-ci, moins chevelu aussi, mais autrement plus adroit avec un ballon entre les mains, à moins que Francis nous ait caché quelque chose. Ce moustachu c’est évidemment Trae Young, et pour son entrée en Finales de Conférence Trae fut… exceptionnel. Une fois de plus, et même encore plus que d’habitude, imaginez juste.  La perf de Ice Trae on y reviendra, très vite c’est promis car les doigts sont bouillants et le clavier fait des appels de phare, mais avant cela revenons sur ce Game 1, sur la performance globale de ces Hawks que plus rien n’arrête.  Un match géré de sa minute 1 à sa minute 48, sans jamais douter, même lors des quelques temps faibles du match lorsque les Bucks prenaient alors neuf points d’avance au deuxième quart, où quand un énorme Jrue Holiday (33 points et 10 passes) leur en donnaient sept à quatre minutes de la fin du match.

Pas de panique donc, des coups de chaud de Giannis Antetokounmpo à gérer et ce fut dans l’ensemble bien fait grâce à un Clint Capela incroyable d’abnégation et de sacrifice en défense mais également efficace en attaque, une attaque menée cette nuit de main de maître par ce génie de Trae Young, qui on le rappelle n’était pas… All-Star cette saison. Le scoring évidemment, avec le tiercé floaters / tirs du parking / lancers-francs validé dans les grandes largeurs, mais la distribution aussi, et cette complicité toujours aussi folle avec Clint Capela et surtout John Collins, les deux artistes nous ayant offert en deuxième mi-temps l’un des alley-oops de l’année.

John Collins parlons-en d’ailleurs. 23 points, 15 rebonds, 11/16 au tir, une seule réussite du parking mais au meilleur des moments en fin de match, et une présence incroyable pendant 37 minutes, vociférant ça et là sa rage de vaincre au visage de Bucks qui ne s’attendaient sans doute pas à tant de folie sur ce Game 1. Un Game 1 long à démarrer, avec deux équipes qui se cherchent niveau adresse (16/68 en cumulé à 3-points…), mais qui entrera très vite dans la catégorie des matchs plaisants +++, ceux qui valident notre choix de nous lever la nuit après une sieste post-Benz d’à peine deux heures. John Collins donc, mais aussi Kevin Huerter ou Danilo Gallinari pour rentrer les tirs qui comptent, et même un Bogdan Bogdanovic en difficulté car amoindri, mais capable de faire le taf en défense pour rattraper ses quelques sauciflards envoyés. Trae Young, Clint Capela, John Collins, Danilo Gallinari, Kevin Huerter, Bogdan Bogdanovic et… Solomon Hill, envoyé au feu vingt minutes durant pour gêner les attaquants adverses, demandez à Khris Middleton ce qu’il en pense, et une performance validée également par un dunk dans le trafic, du genre de ceux dont Kamini ne nous avait plus vraiment habitué.

Mais tout ce petit monde ne peut évidemment que poser un genou à terre, en guise de révérence à MONSIEUR Trae Young, auteur pour cette entrée en FDC de son meilleur match des Playoffs, et bonjour la performance quand on sait ce que le gamin envoie depuis une quarantaine de jours. 48 points, 7 rebonds, 11 passes, un mindset incroyable et, évidemment, ce petit supplément trashtalking qui ne peut qu’être validé lorsque les résultats viennent avec.

Une démonstration, ni plus ni moins, et si un exceptionnel troisième quart laissera la place à quelques hésitations et quelques excès de gourmandise, c’est évidemment Trae Young qui paraphera le succès des Hawks, répondant au monstrueux réveil de Giannis Antetokounmpo avec un money time géré comme un tonton de 35 piges. L’adresse de Jrue Holiday et la violence du Freak n’y feront rien, et Atlanta finira donc par l’emporter 116-113, au terme d’un Game 1 qui va devoir servir d’avertissement très sérieux pour les hommes de Mike Budenholzer. Qu’on se le dise, les Hawks sont probablement déjà très contents d’être là, mais ils ne sont pas là non plus pour prendre des photos.

stats Bucks Hawks 24 juin 2021

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