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Les Suns tapent le Jazz en prolongations dans le choc de la nuit : grande basketbol, et deux franchises qui méritent tout ce qui leur arrive

Il fallait veiller tard pour ce Suns-Jazz du petit matin, et grand bien en a fait à ceux qui avaient réussi à résister jusqu’à ce giga-choc de la Conférence Ouest. Du vrai basket, avec de la défense et des mecs ficelés comme des rôtis, avec deux franchise players au rendez-vous, et avec un dénouement comme on les aime, plein de suspense et de respect. Merci messieurs !

Les stats du main event, c’est par ici

Honnêtement, qui aurait pu prédire qu’à la mi-avril un Jazz-Suns représenterait un choc entre les deux… meilleures équipes de la Ligue. Vous là ? Eh bien vous mentez. Attendues comme deux challengers honnêtes à l’Ouest, les franchises de Phoenix et Salt Lake City font en réalité bien plus que ça et surfent actuellement sur toute la planète NBA, chacun bien assis sur quelques fondamentaux de la réussite. Un franchise player attitré, un super lieutenant, tout autour des role players qui connaissent justement bien leur rôle, qui s’y appliquent à la perfection et avec constance, et de la qualité des deux côtés du terrain, condition sine qua non pour performer.

Cette nuit ? On aura vu un peu de tout ça, dans un match qui tiendra au final toutes ses promesses. Un début de rencontre lors duquel les Suns posent d’emblée un énorme verrou, le Jazz qui réagit mais qui prend un éclat au second quart, les hostilités sont lancées. Donovan Mitchell et Devin Booker se rendent coup pour coup mais les défenses obligent les deux snipers à gâcher un paquet de munitions, et hormis un Cameron Johnson ultra-utile en sortie de banc, les habituels snipers ne trouvent pas la mire, parce que c’est quand même super utile d’étudier les forces de l’attaque adverse avant un match. Jae Crowder a le poignet qui tremble, pour le Jazz le trio Bogdanovic / Conley / Clarkson balance ses habituelles saucisses mais ce soir rien ne rentre, une fois n’est pas coutume. Dans la raquette ? Une liane face à une poutre, et Rudy Gobert tente tant bien que mal d’allier défense rapprochée sur Deandre Ayton et régulation globale de l’espace aérien. Le géant français finira sa rencontre avec 16 points, 18 rebonds, 2 passes et 3 steals à 100% au tir, feuille absolument parfaite mais mini-craquage au plus mauvais des moments, on y reviendra.

Pendant ce temps ? Un gros troisième quart du Jazz car ce satané Donovan Mitchell préchauffe, et l’on voit alors poindre l’idée d’une fin de match au cordeau. 78-77 Jazz après trois quart-temps, les défenses dictent le ton du match, place aux artistes désormais. Devin Booker tout d’abord, capot du parking ce soir mais intraitable dans le périmètre et bien souvent inspiré pour terminer les attaques en transition, Chris Paul à la baguette, jamais avare d’une bonne décision, et enfin Donovan Mitchell, encore lui qui a fini de préchauffer et qui est désormais bouillant et envoie d’ailleurs un énorme three pour offrir à tous les courageux une prolongation appréciable.

La prolongation ? Mal entamée par notre Ruru notre Didi, bien mal entamée par notre Rudy chéri. Passe décisive pour… Devin Booker sur l’entre-deux, écran un peu bas sur… Devin Booker quelques secondes plus tard, retard à l’allumage en défense sur Deandre Ayton, et si quelques rebonds autoritaires, un dunk et une belle relation avec Mike Conley viendront mettre un peu de tiédeur sur le gel, on garde tout de même un léger sentiment de « dommage » sur les dernières minutes. Qui dit dernières minutes dit par contre et évidemment Chris Paul, auteur de son gros tir journalier, qui dit dernières minutes dit aussi, tiens, Cam Johnson dans le corner, et qui dit dernières minutes dit enfin Devin Booker, qui remportera finalement son duel avec Donovan Mitchell, abandonnant six unités à son adversaire du jour (41 pions pour Spida, 35 pour le Dev’) mais victorieux car dans la street la victoire double vos points. Deux hommes dont le nom circule en tout cas bien rarement dans la course au MVP mais qui drivent de main de maître les deux meilleures équipes de la Ligue grâce à la plus grosse saison de leurs carrières respectives, alors si Nikola Jokic ou les autres sont encore un poil au dessus de la mêlée Booker/Mitchell merci quand même de put some respect on their names.

Score final 117-111 dans un match où, malgré le score fleuve, tout le monde a défendu. Un supporting cast bien trop discret et maladroit pour Utah, un Devin Booker un poil mieux entouré donc, et des Suns qui enchainent avec une septième victoire de suite en se rapprochant plus que jamais de sa victime du soir. Le soleil brille à Phoenix, ça fait bien longtemps qu’il n’avait plus autant brillé, et big up en tout cas à tout ce beau petit monde, parce qu’on s’est régalé.

1 Comment

1 Comment

  1. McDuck

    8 avril 2021 à 11 h 42 min at 11 h 42 min

    Chris Paul serait plus crédible en MVP que Booker pour les Suns.

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