NCAA

Le Frenchie Joël Ayayi en finale NCAA : un titre universitaire à aller chercher, et une grande occasion de marquer l’histoire

Avant de vouloir toucher au rêve NBA, Joël Ayayi veut rejoindre Joakim Noah parmi les Frenchies champions NCAA.

Source image : YouTube

Ce sera le grand rendez-vous de la nuit prochaine. Cette fois-ci, on ne parle pas de NBA, mais de la finale universitaire qui aura lieu à 3h20 du matin entre Gonzaga et Baylor. Une finale qu’on va suivre de très près car un Frenchie sera sur le parquet. Brillant lors de la demi-finale complètement folle de samedi face à UCLA, Joël Ayayi veut refaire le coup et aider les Bulldogs à entrer dans l’histoire.

L’été dernier, quand l’arrière français Joël Ayayi a décidé de retirer son nom de la Draft 2020 afin de repartir pour une année supplémentaire avec Gonzaga, c’était non seulement pour solidifier son dossier personnel mais aussi pour se donner une chance de vivre ce moment : une finale nationale, autrement dit le plus haut sommet du basket universitaire. Avec l’arrivée effrayante du COVID dans nos vies en mars 2020, la March Madness fut annulée, brisant ainsi les rêves de titre des Bulldogs, vainqueurs de 31 de leurs 33 matchs avant que toutes les salles ne ferment leurs portes. Mais Ayayi est revenu, tout comme les Bulldogs, pour réaliser une saison encore plus impressionnante que la précédente. Invaincus après 31 rencontres cette année, les Zags ont l’occasion de devenir ce lundi la première équipe depuis les Indiana Hoosiers de 1976 à terminer une saison au top sans la moindre défaite au compteur. La preuve que Joël évolue au sein d’une équipe historiquement dominante, qui a remporté 29 victoires cette saison par au moins dix points d’écart. Une équipe dans laquelle Ayayi compte beaucoup, lui qui tourne à 12,2 points (57,5% au tir, 39,4% à 3-points, 78,7% aux lancers-francs), 7,0 rebonds, 2,8 passes décisives, 1,1 interception dans sa saison junior (troisième saison universitaire), la plus aboutie de sa carrière NCAA.

L’importance de Joël Ayayi n’a peut-être jamais été aussi flagrante que lors de cette demi-finale exceptionnelle face aux UCLA Bruins samedi. 22 points (9/12 au tir, 2/3 derrière l’arc) dont 16 en première mi-temps, 6 rebonds, 2 assists, 2 interceptions, c’est ce qu’on appelle peser sur un match, et les Bulldogs avaient besoin de tout ça pour prendre le dessus sur une équipe d’UCLA terriblement accrocheuse. Jamais, dans toute sa carrière universitaire, le Bordelais n’avait atteint un tel total au scoring, autant dire qu’il est plutôt du genre à step-up dans les grands moments. Derrière le trio Jalen Suggs – Drew Timme – Corey Kispert, Jojo est là pour apporter sa polyvalence et ses qualités des deux côtés du terrain, parfois dans l’ombre certes mais les vrais savent reconnaître sa contribution dans les différents secteurs du jeu. Ses copains n’arrêtent pas de le répéter, Joël est l’un des poumons de cette équipe. Preuve ultime de ses qualités de couteau suisse, Ayayi est devenu le premier joueur de l’histoire du programme de Gonzaga à terminer un match avec un triple-double. C’était le 9 janvier dernier à Portland, avec une perf’ à 12 points, 13 rebonds et 14 passes décisives (deuxième plus gros total de l’histoire de l’université pour les assists). Lourd !

Désormais, il y a cette dernière étape à franchir face à Baylor, vainqueur de Houston et prochain adversaire de Gonzaga. Un match dans lequel Joël Ayayi aura un rôle important à jouer car les Bears sont reconnus pour la force de leur trio d’arrières composé de Jared Butler, Davion Mitchell et MaCio Teague. Clairement, c’est un gros challenge qui se présente à Jojo parce qu’en face, ça ne rigole pas, autant en attaque en défense. On croise évidemment les doigts pour lui, qui a la possibilité de devenir seulement le deuxième Frenchie après Joakim Noah en 2007 (Jooks a remporté deux titres consécutifs avec Florida) à remporter le titre NCAA, exploit que Killian Tillie avait raté de peu en 2017 (défaite en finale contre North Carolina sous le maillot de… Gonzaga). Pas rien tout de même, surtout au sein d’une équipe potentiellement historique pour toutes les raisons citées juste au-dessus. Bref, Joël Ayayi est tout proche de la consécration ultime. Il est tout proche d’une fin parfaite qui clôturerait de la meilleure des manières son aventure universitaire, avant d’aller chercher le rêve NBA. À toi de jouer grand !

Malgré le contexte COVID qui limite forcément la folle expérience de la March Madness, Joël Ayayi vit aujourd’hui son rêve américain. À 21 ans, il a l’opportunité d’écrire une superbe page de son histoire personnelle et par la même occasion de celle de sa famille. Il peut en tout cas compter sur le soutien sans faille de sa grande sœur Valériane, vice-championne européenne à trois reprises avec les Bleues.

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