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Andrew Wiggins plante 40 pions sur la tête des Grizzlies : oubliez Stephen Curry, le vrai franchise player des Warriors, c’est lui

Sans Stephen Curry, sans James Wiseman et sans Eric Paschall, les Warriors débarquaient à Memphis en étant largement diminués. Alors forcément, pour aller s’imposer sur le parquet des Grizzlies, ça s’annonçait tendax. Sauf qu’Andrew Wiggins a décidé de jouer comme un premier choix de Draft et les Oursons n’ont rien pu faire.

Au fur et à mesure des années et de l’avancée de la carrière décevante d’Andrew Wiggins, le Canadien est presque devenu une punchline à lui tout seul. Le surnom « Maple Jordan » – lol – est vite tombé aux oubliettes et on a fini par comprendre que Wiggins n’atteindrait jamais son plein potentiel malgré quelques fulgurances par-ci par-là. Mais il y a aussi des soirs où l’ami Andrew rappelle à tout le monde pourquoi il a été appelé en premier par Adam Silver à la Draft 2014. Bon, ça arrive environ deux fois par an mais devinez quoi, c’est arrivé cette nuit du côté de Memphis. Attention les yeux : 40 points, 8 rebonds, 4 passes, 4 interceptions, 14/24 au tir, 6/11 du parking, 6/9 aux lancers-francs. Non, on ne parle pas de la ligne de stats de Stephen Curry, qui était absent pour cette rencontre après sa vilaine chute sur le parquet des Rockets. C’est bien celle d’Andrew Wiggins, qui a tout simplement décidé de porter son équipe sur les épaules en l’absence de plusieurs éléments importants. Si le coach Steve Kerr a souligné l’effort collectif de son groupe, finalement vainqueur sans trembler 116-103, la perf de Wiggins est la belle histoire de ce match, lui qui a montré qu’il savait être agressif au moment demandé : shoots sans la moindre hésitation, attaque du panier, putback dunk… Andrew a lâché une petite mixtape aux Grizzlies, incapables de trouver la solution pour le stopper.

C’est simple, on parle là de la meilleure performance d’Andrew Wiggins sous le maillot des Warriors, lui qui avait rejoint la Baie il y a environ un an en provenance du Minnesota. Une performance qui met en lumière le Canadien, auteur d’une campagne respectable chez les Dubs. On ne dit pas qu’il joue à un niveau All-Star hein, c’est juste que dans sa globalité, la saison d’Andrew est plutôt solide avec Golden State. Après un départ un peu compliqué au sein d’une équipe de GS dans le dur, Wiggins a réussi à s’imposer comme un élément qui compte dans le système de Steve Kerr. Presque 18 points de moyenne, 4,6 rebonds, 2,1 passes décisives, 1,0 contre, 0,9 interception, tout ça avec un solide 47,5% au tir dont un séduisant 37,9% du parking. Pas la folie, mais respectable donc. Quand il est arrivé à San Francisco la saison dernière, on voulait voir ce qu’il pouvait donner au sein d’une franchise réputée pour sa structure et sa culture de la gagne, tout le contraire de Minnesota quoi. Une franchise où on ne lui demanderait pas d’être un pilier, mais plutôt un joueur de complément avec un rôle bien spécifique aux côtés de certains cadres. Au cours des quelques matchs joués la saison dernière sous le maillot des Dubs avant l’arrivée du COVID, il avait montré de bonnes choses et cette année, disons qu’il fait le job. Important et précieux en défense, capable de contribuer proprement en attaque, Andrew Wiggins remplit bien son rôle. Et si en plus il sort des festivals offensifs de temps en temps quand Steph n’est pas là, c’est tout bénef.

On ne s’attendait pas à une victoire des Warriors à Memphis, mais en même temps on n’était pas nombreux à imaginer Andrew Wiggins jouer comme une superstar. Sans Curry, Wiggs a step-up de façon spectaculaire et on ne peut que s’incliner ce matin. 

Si vous voulez la feuille de stats du match, c’est par ici

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