Lakers

Kyle Kuzma valide une victoire poussive face aux Pacers : ne jamais sous-estimer le cœur d’un champion, même s’il est nul

Kyle Kuzma

T’as vu les pecs ?

source : YouTube

Qu’il fut compliqué à regarder ce match. Encore plus quand lui précède une cérémonie durant laquelle une dame vient déguisée en peau de bête, avant de l’enlever pour nous montrer sa jolie robe, avant de l’enlever pour nous montrer un tout autre type de robe. Entre ça ou les enclumes de Dennis Schroder, difficile de savoir ce que l’on a préféré regarder. Débrief.

Et la jolie boxscore maison, c’est par ici

Vous l’entendez ce pet sur la terrasse d’un boulodrome ? Nous non plus, un peu comme l’écho de cette rencontre au beau milieu du calendrier de saison régulière. Ni chaud ni froid donc, et pas de réelles attentes quant à cette confrontation qui fait suite à la césure du All-Star Game. Puristes, les reprises sont à fuir tant cuir et plexiglas font mauvais mélange. Ajouter à cela les absences d’Anthony Davis et Marc Gasol, et ces quarante-huit minutes ne se résument plus qu’à la simple dénomination de LeBron James. Non, évidemment. L’entre-deux est donné et c’est Damian Jones – bien servi par LeBron – qui lance les hostilités. Rappelons que l’ancien des Warriors et Montrezl Harrell sont les deux seuls pivots actuellement à disposition de Frank Vogel. Les Pacers prennent les commandes et Malcolm Brogdon pose 18 points dans le premier quart-temps : tirs primés, attaques de cercle, souci de l’organisation. La boule de nerfs vit sa meilleure vie et se voit déjà taper son career high sur le King. Spoiler décevant : il termine le match avec 29 points. L’adresse des Angelinos est affligeante et la fatigue – couplée à ce spectacle pour le moins désagréable – incite nos paupières à s’en aller flirter avec la façade sud de nos yeux. Les Lakers perdent d’innombrables ballons et donnent beaucoup trop de secondes chances à leurs adversaires. Doug McDermott met dedans et Domantas Sabonis appuie parfaitement le très en forme Malcolm Brogdon. À la pause, Indiana se veut supérieur dans tous les secteurs du jeu (Lakers 46 – 54 Pacers).

La reprise se fait dans la continuité du premier acte : les Lakers se reposent sur leurs talents individuels et omettent l’aspect collectif de notre sport. LeBron James est loin de ses standards et Dennis Schroder peine à régler la mire, que faire ? Tout se décante dans les dernières douze minutes : Montrezl Harrell sort les biscotos, puis Kyle Kuzma enclenche le mode 2018-19. Les Lakers grapillent des points et passent – quasi incognito – en tête. Au four et au moulin, l’ailier-fort offre tranquillement la victoire aux siens, après avoir traîné des pieds sur trois quart-temps. Le vingt-septième choix de la Draft 2017 termine deuxième meilleur marqueur de la partie (derrière Malcolm Brogdon) avec 24 points et 13 rebonds. Pourtant au complet, les Pacers étaient en mission pour se racheter une crédibilité au sein de la Conférence Est, mais ils ont finalement échoué contre la plus mauvaise version de Lakers privés d’Anthony Davis. Les locataires du Staples Center ont donc moins de raisons de s’inquiéter après cette victoire on ne peut plus poussive, mais ô combien satisfaisante. En face, les hommes de Nate Bjorkgren n’y sont toujours pas et se doivent de réagir dans les prochains jours, sous peine d’incarner l’une des pires déceptions de la saison. L’alchimie et le process de cette équipe vieillissent mal, un bel hommage à la troupe du Splendid, néanmoins.

Palmarès d’Indiana : on a failli battre les Lakers de LeBron et Davis, sans Davis et avec un mauvais LeBron. Bon, il serait temps de prendre ce genre de match afin de ne rien regretter dans quelques mois. On dit ça comme ça, mais un petit Knicks – Pacers avec Spike Lee invité en court vision, ça remuerait de jolis souvenirs. 

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *



To Top