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Les Suns surclassent des Blazers essoufflés : trente pions d’écart et quatorze joueurs impliqués, ça pue le collectif en Arizona

Cette saison, Phoenix renaît de ses cendres.

source : NBA League Pass

À l’instar de Fawkes – le phénix d’Albus Dumbledore – les Suns renaissent de leurs cendres. Pourtant, les années qui précédèrent l’arrivée de Devin Booker en Arizona furent on ne peut plus compliquées. En effet, 23 victoires et 59 défaites en 2015-16, 24 succès et 58 revers en 2016-17, 21 réussites et 61 loses en 2017-18, 19 wins et 63 déconfitures en 2018-19. Mais la devise de Philly semble s’être – telle un variant néo-zélandais d’origine andalouse – répandue à travers le pays entier, et le process de Phoenix paie enfin.

Le public est toujours absent et pourtant, quelle fournaise que cette Resort Arena. Oui, quand Damian Lillard et Devin Booker sont dans la même pièce, la température ressentie tend à exploser vers les Celsius à trois chiffres. Mieux encore, les deux équipes qui vont s’affronter font toutes deux parties du Top 5 de la Conférence Ouest, le gratin comme il nous tenterait de le nommer. Attention, c’est donc un duel ô combien important dans la course à l’avantage du terrain. Les Blazers ne peuvent compter sur Jusuf Nurkic, C.J. McCollum, Harry Giles et Zach Collins, tous de piges à l’infirmerie. Du côté de Phoenix, on ne pleure aucun absent et c’est fleur au fusil que tout l’effectif s’en va à la guerre. L’entre-deux est balancé et Devin Booker s’en fout de tout : le conjoint de sa femme lâche sa meilleure mixtape sur le pauvre Gary Trent Jr. en posant 17 points à 6/7 au tir dans le premier quart-temps. Absolument indéfendable sur isolation, D-Book retrouve le banc sous les acclamations de ses coéquipiers. En face, Carmelo Anthony est en jambes et en souvenir des années Madison, l’ailier balance ses petits pull-up au poste. Dame allume la carlingue et envoie un premier step-back de boomer, quel gros forceur ce mec. Si la brigade de l’insolence passe c’est perpette. Tiens, Robert Covington mange – une fois encore – un coup au visage et se met à pleurer comme un enfant qui perd sa meilleure bille. On ne le retrouvera qu’en seconde période avec un masque sur la margoulette (Phoenix 63 – 54 Portland).

Les sportifs de haut-niveau le savent, qu’est-ce qu’on est bien dans un bon vestiaire. Les sièges coussinés sous le popotin, le stand de boissons à volonté, les douches à bonne température et les masseurs qui mettent bien. C’est si agréable que certains devraient y rester, pour profiter mais aussi pour éviter de manger 37-17 dans le troisième quart-temps. Loin de nous l’idée de railler cette magnifique équipe de Portland, simplement que ce trou d’air est venu clore les débats. Cameron Johnson fait mouche du parking, Frank Kaminsky l’imite puis d’un coup, d’un seul, Damian Jones s’envole et place un semi-poster sur la raquette de Houston. Les dernières douze minutes sont anecdotiques et même si elles tournent – une fois encore – à l’avantage de Phoenix, les passionnés de garbage time s’amusent enfin. Oui, les quatorze Suns ont joué et voir Jevon Carter, Langston Galloway et Abdel Nader sur le même parquet fait sûrement chaud au coeur de la FFGTH (Fédération Française du Garbage Time et de l’hydroxychloroquine). M’enfin, la joute se termine dans le calme et la feuille de match de Devin Booker crie au scandale : 34 points, 4 rebonds et 4 assists à 59% au tir dont 2/2 des Yvelines, le tout en 29 minutes de jeu. En face, Damian Lillard perd le duel de pyromanes et termine la rencontre avec 24 unités à 1/7 du parking. Ainsi, les Suns gardent leur quatrième place, enchaînent un troisième succès consécutif, et remportent un match qui pourrait s’apparenter à un futur premier tour de Playoffs. Mais bonheur amène désespoir et Portland perd un deuxième match de suite, forcément impacté par ses absents.

Devin Booker clôt les débats avant même le début du dernier quart-temps. À quoi bon jouer davantage quand on possède un joueur qui n’a besoin que de quelques minutes pour décider de l’issue de la rencontre ? On apprend également que Damian Lillard peut passer au travers d’un match, chose qui n’était plus arrivée depuis fort longtemps.

Stats Suns - Blazers

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