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Julius Randle n’est plus le même homme : les Knicks sont respectables et c’est en partie grâce à lui, All-Star Game en vue ?

julius Randle 23 mars 2021

Tu peux faire le boss maintenant Julius, tu réponds chaque soir sur les parquets donc impossible de te critiquer !

Source image : Maison Baron Rouge, Rec. 118

Dans la catégorie « passé de détesté de tous à idole du peuple » en seulement quelques mois, Julius Randle ne possède aucune concurrence à son niveau. L’intérieur des Knicks a retourné l’opinion publique le concernant avec des réajustements très attendus et une progression très axée de son jeu. Désormais, il est le patron incontesté d’une équipe dans le Top 8 de l’Est et un candidat très crédible à une place au All-Star Game. La NBA va trop vite !

Signé par les Knicks pour trois ans et 62 millions de dollars à l’été 2019, Julius Randle aura réalisé une première saison à Big Apple correcte sur le plan statistique mais tellement frustrante par moment que sa cote de popularité parmi les fans avait très largement baissée ces derniers mois. Bien trop individualiste et parfois carrément aveugle, ne le cachons pas, l’ailier-fort de 26 ans fait aujourd’hui encore mieux que lors de sa dernière saison chez les Pelicans en 2018-19, considérée comme sa meilleure en carrière. Avec des moyennes de 22,4 points à 46,9% au tir dont 38,9% à 3-points (contre 27,7% l’an dernier), 11,1 rebonds et 5,8 passes en presque 37 minutes de jeu, le natif de Dallas est le leader statistique des Knicks dans les trois principaux compartiments du jeu, rien que ça ! S’il n’a pas réalisé un énorme bond statistique comme il avait pu le faire entre sa dernière saison chez les Lakers et ses débuts à NOLA, la progression n’en est pas moins impressionnante. Mieux utilisé par le nouveau coach des Knicks, Tom Thibodeau, et mettant une sacrée part de bonne volonté pour modifier au moins partiellement son jeu et ses attitudes, Randle apporte beaucoup à un collectif new-yorkais enfin organisé et hiérarchisé. Julius est toujours le patron offensif de cette équipe, bien épaulé par R.J. Barrett et plusieurs électrons libres d’un soir à l’autre (Alec Burks, Elfrid Payton, Immanuel Quickley, Derrick Rose maintenant). La principale différence réside dans la qualité de sa production, sa capacité nouvelle à lâcher la gonfle quand il le faut, symbolisée par une moyenne de passes décisives quasiment doublée (5,8 contre 3,1 la saison passée). Même s’il a parfois encore des restes de cette mauvaise habitude de s’entêter sous le cercle au lieu de ressortir le ballon à ses coéquipiers démarqués, la progression dans ce domaine du jeu est flagrante et si importante pour tout le collectif des Knicks. En performant désormais soir après soir, avec une grande régularité et une belle intensité, notre bon Julius est en train de s’installer parmi les basketteurs très respectés de la Ligue.

S’il semble très, voire trop difficile, de penser à une récompense de progression de l’année au terme de la saison, celle-ci étant avant tout axée sur les fortes poussées statistiques d’un joueur, Randle n’en mérite pas moins la reconnaissance de ses pairs. Son principal objectif sur le plan personnel est de participer à son premier All-Star Game, un peu plus qu’un rêve désormais. Huitième joueur de frontcourt à l’Est avec plus de 387 000 voix au dernier point sur le vote des fans, le patron des Knicks ne fera pas partie des titulaires, mais peut légitimement espérer une place parmi les remplaçants désignés par les coachs. Ses coéquipiers, dont le meneur Elfrid Payton, le soutiennent à 200% et font un bon travail de lobbying pour lui faire rejoindre le gratin de la NBA. Touché par les critiques le concernant la saison dernière, Randle a eu la meilleure réponse possible en se réfugiant dans le travail pendant tout l’été 2020 avec son coach personnel, Tyler Relph. Comme l’a raconté Relph à Mike Vaccaro du New York Post pour un article consacré à l’évolution de Randle, le bonhomme était tellement déterminé qu’il a carrément acheté une maison dans le Texas pour pouvoir maximiser le temps de travail. De quoi prouver son envie de bien faire. Tout ce travail invisible se traduit désormais sur les parquets et pourrait le mener sur le plan personnel à son premier match des étoiles, même si le principal objectif reste une qualification pour les Playoffs avec les Knicks. Le réel exploit serait sans doute celui-ci. Pour l’instant, les New-Yorkais sont sur la bonne voie puisqu’ils occupent la huitième place à l’Est (avec un bilan de 12 victoires et 15 défaites) à la suite de leur victoire 109 à 91 face aux Wizards la nuit dernière. Un match remporté notamment grâce à un Randle à 24 points, 18 rebonds et 4 passes, la routine désormais !

« Honnêtement, ce n’est même pas une question ; je ne sais même pas pourquoi on en parle. Il joue définitivement au niveau d’un All-Star… Je pense que ça signifierait beaucoup pour lui. Il travaille beaucoup… ce que les gens ne voient pas. »

– Elfrid Payton, à propos d’une possible nomination All-Star de Julius Randle, via Ian Begley de SNYTV

Julius Randle est en pleine saison révélation. L’ailier-fort de 26 ans a découvert qu’il avait des coéquipiers, et que ces derniers pouvaient également l’aider à épurer son jeu. Le deal donnant-donnant chapeauté par Tom Thibodeau fonctionne si bien que notre lascar peut désormais postuler à une première sélection au All-Star Game. Une juste récompense !

Source texte : NYPost.com, SNYTV 

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