Pelicans

Alleluia, les Pelicans se remettent à gagner : victoire de prestige face aux Bucks, et Eric Bledsoe s’est bien vengé de son ex

Eric Bledsoe

Les histoires d’ex, toujours intéressant à suivre.

Source image : YouTube

Les Pels ont failli gâcher une avance de 29 points ce vendredi soir face aux Bucks. Après une première mi-temps de haute volée, NO a commencé à bégayer en fin de troisième quart et Milwaukee est revenu à six points, pas assez néanmoins pour réaliser le hold-up puisque les Pelicans, dans le sillage d’un quatuor Ball-Bledsoe-Ingram-Zion qui ont chacun marqué 20 points ou plus, s’en sortent de justesse.

On a eu le droit à deux visages des Bucks ce vendredi soir face aux Pels. Tout d’abord, le match commence par une première mi-temps des plus atroces de la part des Daims, probablement l’une des pires de l’ère Budenholzer. C’est simple, les Pels vont dominer de la tête au pied Milwaukee, de telle sorte qu’ils prendront une avance de 29 points dès le second quart, le pire déficit encaissé par les Bucks en première mi-temps depuis trois ans. 24 premières minutes records, dans le mauvais sens du terme, pour Giannis et ses troupes qui, d’habitude si sérieuses et organisées, ont pratiqué un basket digne des meilleures kermesses de France. Entre des tirs ouverts qui ne rentrent pas et des pertes de balles qui feraient péter un câble à ton coach un dimanche aprèm, on a eu le droit à un beau festival de conneries version Milwaukee. Et pour enfoncer le clou, côté Pels ça n’a jamais ralenti et, surtout, certains joueurs ont décidé de sortir le match de leur saison à commencer par l’ancien de la maison Eric Bledsoe. Bled’ a apparemment eu le seum de se faire transférer et il l’a montré ce vendredi soir en sortant un match du tonnerre qui ferait presque regretter à Jon Horst d’avoir lâché 15 tours de draft et sa mère pour récupérer Jrue Holiday. Le meneur bodybuildé a joué comme on espérait le voir jouer lors des deux dernières campagnes de Playoffs des Bucks : 25 points, 7 réussites à 3-points (égalise son record en carrière), 5 assists et 1 block. Clairement, Mini-LeBron avait des choses à prouver contre ses anciens coéquipiers et s’il jouait comme ça tous les soirs, il pourrait enfin mériter ce ridicule surnom qui lui colle à la peau depuis sa saison rookie.

Mais si Bledsoe avait été le seul à sortir le match de sa vie ce ne serait pas drôle, et l’aîné Ball a lui aussi décidé de se bouger un peu en lâchant sa meilleure performance de la saison. Alors que son nom apparaît de plus en plus dans les rumeurs de transferts, Zo a voulu rappelé à David Griffin et sa team que lui non plus ne devrait pas être pris à la légère. Il a choisi le moment et l’endroit idéal puisque en plein prime time dans une rencontre diffusée dans tout le pays, Ball a lâché 27 points (à deux points de son record en carrière), 7 ogives du parking (record en carrière égalé), 8 assists et 2 rebonds. Mike Budenholzer ne pensait sûrement pas, en se réveillant ce matin, prendre quatorze tirs longue distance de Ball et Bledsoe mais il  faut croire que le vie est pleine de surprises. Cette prise de feu du parking permet en tout cas aux Pels d’exploser la défense des Bucks et les hommes de Stan Van Gundy rentrent alors au vestiaire le devoir accompli. 

Sauf que voilà, en NBA il n’y a pas une mais deux mi-temps à jouer et ce concept a apparemment du mal à rentrer dans le cerveau des joueurs de Louisiane. Car même avec une avance de 28 points à 5 minutes de la fin du troisième quart, NO va réussir l’exploit de transpirer jusqu’au coup de sifflet final. De l’autre côté, les Bucks ont enfin décidé de jouer au panier ballon en plantant 44 points dans le troisième quart, égalant leur record de points dans un quart-temps cette saison, sur la tête de volatiles qui réalisent enfin ce que jouer une équipe deux fois première de l’Est voulait vraiment dire. À l’entame du dernier quart, l’avance n’est donc plus que de 14 points et les fans des Bucks se prennent à rêver d’un comeback de folie surtout quand leur Grec favori décide lui aussi de jouer comme le MVP qu’il est. Alors qu’il avait, comme son équipe, subi méchamment en première période, Giannis s’est réveillé en seconde mi-temps. Vous prenez 9, le nombre de points inscrit par le double MVP lors du premier acte, vous rajoutez un 2 devant et vous avez le nombre de points marqués par le pépère en deuxième. Le Greek Freak finit le match avec 38 points plus un grand stress infligé à toute la Louisiane en fin de rencontre. Les Bucks ne vont pas déconner et vont pousser et pousser pour revenir à moins de 10 points à sept minutes de la fin mais New Orleans ne va pas se laisser faire et rétorquera à tous les assauts lancés par Cream City. Brandon Ingram a été très important puisqu’il inscrit 12 de ses 28 points dans le dernier quart et permet de garder l’avance d’une dizaine de points pendant un bout de temps. Une dernière petite frayeur en fin de match avec un déficit qui tombera à 6 points mais les Pelicans sont sérieux sur la ligne des lancers et ne laissent pas la victoire leur échapper. Deuxième win de suite pour les hommes de Stan Van Gundy, synonyme de première série de victoire cette saison, des Pels qui ne sont plus qu’à deux victoires des Playoffs dans une Conférence Ouest très très serrée et une course au play-in qui risque d’être tendue jusqu’à la fin de saison. On notera que J.J. Redick n’a pas joué une minute ce soir, alors qu’aucune blessure n’avait été annoncée concernant l’arrière de 36 ans. 

Les Pels ont déroulé… puis choke… puis tenu pour aller chercher la victoire. Deuxième win de suite mais surtout une belle performance face à l’une des grosses écuries de la Ligue. On veut voir ces Pelicans plus souvent car le talent est clairement là et quand ils sont tous en forme, comme cette nuit, ils sont tout simplement impressionnants de facilité. 

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