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La Free Agency des Suns en 3 questions brûlantes : mais qui pourra battre ce Phoenix né dans la bulle ?

Deandre Ayton Booker Suns

Shaq & Kobe.

Source image : YouTube / NBA

Comme Kevin Durant, la NBA est sortie de sa zone de confort en décalant l’ensemble de son calendrier pour aller au bout de sa saison coûte que coûte. Et la prochaine va commencer dès le 22 décembre, ce qui promet une Free Agency 2020 bien particulière en ces temps de pandémie. Entre la Draft prévue en plein mois de novembre et des camps d’entraînement qui débutent le 1er décembre, les GM se préparent à transpirer très fort. Et ce sera le cas chez les Suns, où l’objectif est de faire fructifier les fruits de cette incroyable bulle. 

Qui pour améliorer la rotation dans le backcourt ?

L’un des principaux soucis, si ce n’est le principal, en matière de rotation et de profondeur d’effectif pour les Suns se situe sur la ligne arrière. Phoenix croit en son Frenchie Elie Okobo mais est-il déjà capable de prendre le relais derrière la paire Ricky Rubio – Devin Booker et tenir la balle pour la second unit ? Pas gagné en l’état actuel des choses. Pendant la bulle, Phoenix a bénéficié d’apports très corrects de la part de Jevon Carter et de Cameron « Dancing » Payne. Peut-on pour autant les considérer comme des options suffisantes à la création en sortie de banc ? Pas gagné, là non plus. Les Suns ont besoin d’une troisième rotation de plus haut niveau dans le backcourt. Deux options s’offrent à James Jones et le front office pour recruter la perle rare : la Draft ou la Free Agency. À la Draft, les Cactus ont le pick 10. Espérer avoir en 10 un LaMelo Ball ou un Killian Hayes – qui sont les deux jeunes avec, a priori, le plus gros potentiel créatif – paraît illusoire. Essayer de monter un trade pour monter dans cette Draft peut être une idée mais il n’est pas sûr que Phoenix ait envie de rajouter un jeune joueur dans cette partie de la rotation. Il faudrait donc plutôt se tourner vers le marché des agents libres. On le sait, 2020 ne sera pas une Free Agency de folie comme nous avons pu connaître lors des dernières années. Un joueur comme Jordan Clarkson peut faire l’affaire quand on voit ce qu’il a apporté à Utah. Fred VanVleet sera trop cher (même si les Suns vont sûrement avoir du cap) et surtout trop titulaire. Draguer Bogdan Bogdanovic (celui des Kings drafté par les… Suns) ? D.J. Augustin, Rodney Hood, Bryn Forbes ? Voici d’autres noms auprès desquels Phoenix pourrait (devrait ?) tâter le terrain avec un peu de sous à dépenser et un bout de crédibilité retrouvée. Et oh, nous parlons tout de même de la seule équipe invaincue dans la bulle. Une équipe qui va débarquer ambitieuse pour la saison 2020-21 !

Et si la clé de la réussite se nommait Deandre Ayton ?

Le pivot numéro 1 de la Draft 2018 nous a proposé une saison sophomore trèèès frustrante. Premier match : un double-double bien propre sur les Kings. Tout l’Arizona se dit que c’est cool d’avoir un tel bestiau capable de dominer sous les cercles et avec d’aussi bonnes mains en attaque. Sauf que l’ami Deandre se fait suspendre pour 25 rencontres pour non-respect de la politique anti-drogue de la NBA. Bien joué ! Quand il revient, il ne joue qu’un match et se blesse, ratant ainsi les cinq suivants. Monty Williams l’utilisera même ensuite en sortie de banc sur quelques matchs avant de lui redonner sa place de titulaire à partir de la mi-janvier et jusqu’à la suspension de la compétition pour raisons sanitaires. Entre-temps, Ayton aura encore loupé quelques rencontres. Et il est bien là tout le souci. Deandre Ayton a un potentiel dingue. Il est grand, costaud, mobile, jeune. Il a de très bonnes mains. Il peut shooter dans le périmètre, il est très compliqué à gérer dès qu’il reçoit la balle au poste bas et sait faire la passe qu’il faut quand la situation l’exige. Offensivement et au rebond, Ayton est un monstre. Défensivement, c’est une autre chanson mais ça les Suns pourraient tout à fait s’en accommoder si leur géant avait été au moins plus régulier, plus discipliné, juste pour faire en sorte d’être présent plus souvent. Oui Deandre, 38 matchs – y compris les huit de la bulle – ce n’est pas suffisant ! La frustration est réelle quand on pense à ce que les Suns auraient pu proposer avec leur pivot titulaire plus souvent disponible. Aron Baynes a fait un boulot magnifique mais le poste 5 qui peut faire passer un cap à Phoenix est né aux Bahamas, pas en Nouvelle-Zélande. Devin Booker a besoin d’un bras droit maintenant qu’il a trouvé un vrai bon complément à l’arrière en Ricky Rubio. Ayton doit se faire violence pour exploiter cette force, ce talent qu’il a en lui. C’est à ce prix que les Suns pourront vraiment progresser et commencer à faire flipper tout le monde (ok on s’emballe un peu là…)

Comment gérer les différentes situations de fins de contrat ?

La situation financière des Suns est très bonne. Devin Booker a encore quatre ans au max. Deandre Ayton, Mikal Bridges, Cameron Johnson ou encore Ty Jerome sont en plein dans leurs contrats de rookie. Quant à Ricky Rubio et Kelly Oubre Jr., ils sont verrouillés pour la saison prochaine, au minimum. Les réflexions que les Suns vont devoir avoir au niveau contractuel concernent principalement deux role players très importants : Aron Baynes et Dario Saric. Baynes est agent libre non restreint. Il a gagné 5,4 millions la saison dernière. S’il est prêt à signer à Phoenix pour le même prix, il faut certainement le garder. S’il est plus gourmand car il reçoit des offres, il faudra bien réfléchir avant de le laisser filer tant son profil est intéressant pour les Suns et complémentaire d’Ayton. Dario Saric lui est sur la fin de son contrat rookie. Il a été beaucoup baladé mine de rien depuis qu’il est en NBA. Les Suns sont sa troisième franchise en quatre ans. Il n’a encore que 26 ans, sa polyvalence, sa technique et son QI font de lui un joueur qui a été primordial dans la rotation de Phoenix, notamment au sein de cette équipe invincible dans la bulle d’Orlando. Mais il faudra être réaliste. Payer Saric à son juste prix ou même un poil cher peut s’avérer être un très bon choix (si le joueur en a envie aussi évidemment). Le surpayer en ces temps de crise et d’avenir incertain pourrait devenir une énorme erreur. Le dilemme va être réel sur le cas du Croate si d’autres franchises commencent à lui faire de l’œil et qu’il faut réfléchir à s’aligner sur une offre élevée… Sinon, Frank Kaminski, Cheick Diallo et Cameron Payne ont encore une année dans leurs contrats respectifs, année qui est soumise à une team option. Il est donc fort probable de voir les Suns ne pas les garder tous les trois en fonction des sommes qu’il faudra débourser sur les deux dossiers cités précédemment.

Voilà pour les Cactus ! On attendra déjà de voir ce qu’ils font au soir de la Draft le 18 novembre prochain. On y verra alors certainement plus clair sur la suite des opérations à mener pour enfin redevenir durablement une franchise respectée. 

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