Suns

Les Suns sont donc passés à UN TIR d’une qualification pour le play-in tournament : 8/8 dans la bulle, 12/10 sur l’échelle du seum

Devin Booker 6 décembre

Allez viens Devin, gros câlin.

Source image : Youtube

Diantre, ils le méritaient. Ils le méritaient peut-être plus que des Blazers qui ont dangereusement joué avec le feu cette nuit, et ils le méritaient peut-être plus également que les Grizzlies, solides toute l’année mais un peu rincés depuis début août. Malheureusement les Suns regarderont finalement les Playoffs à la télé, et y’aura juste à prendre le même abonnement que les années précédentes.

C’est la loi du sport, la très dure loi du sport. Car si au basket un simple tir peut décider du sort d’un match, ce même tir peut carrément sceller le sort d’une saison toute entière. C’est ce qu’il s’est passé cette nuit entre les Blazers et les Nets, et quand Caris Le Vert a vu son tir rebondir contre le cercle puis ressortir peut-être en riant, ce sont non seulement les Blazers qui ont soufflé un grand coup mais aussi les Suns qui ont vu tous leurs rêves s’écrouler. Des rêves de Playoffs construits sur le (trop) tard, grâce une gestion parfaite de la bulle d’Orlando, grâce à un 8/8 qui fait des Suns la meilleure équipe de ce NBA restart. Un sans-faute donc mais cette dernière marche non-franchie, ou plutôt franchie plus rapidement par un Damian Lillard en feu. C’est moche, c’est dur, c’est cruel comme un but à la dernière seconde, comme un penalty sur la barre, comme un gratin dauphinois sans noix de muscade.

8/8 bon sang de bonsoir. 8/8 et un Devin Booker dans la stratosphère, de plus en plus leader et de plus en plus bon tout court, qui aura donc failli réussir l’exploit de l’été en sortant les Suns du ventre mou pour les amener au sommet, pour ramener la franchise d’Arizona en Playoffs pour la première fois depuis 2010 et l’époque bénie du run and gun. 72 matchs, un gros sprint pour finir mais on se fait cut sur la ligne, sur un match, sur un mauvais shoot comme dirait Paul George. Bien mauvais délire que doivent traverser les hommes de Monty Williams.

Un coup de pelle énorme sur la tête mais qui ne doit enlever en rien la superbe quinzaine passée par les Suns dans la bulle, de quoi se projeter désormais vers une saison 2020-21 qui semble accessible aux Cactus avec un Devin aussi fort à la barre et un supporting cast digne de son leader, au moins dans l’effort. On vous laisse sur un 8-0 en cours, « sa fè reflechir » comme dirait l’autre, et on se donne rendez-vous à la rentrée en espérant que le feu de camp du mois d’août n’était en fait pas qu’un feu de paille.

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