Magic

30 Reviews en 30 jours – le Orlando Magic : un bilan décevant mais finalement pas si surprenant, le Top 5 ça se mérite

Evan Fournier 29 mars 2020

Trop de blessures, trop peu de solutions en attaque, trop d’équipes solides à l’Est.

Source image : TrashTalk

Alors qu’on ne sait pas aujourd’hui à quelle sauce la NBA sera mangée en ce qui concerne la saison 2019-20, TrashTalk prend les devants et fait le point sur une régulière qui pourrait bien avoir rendu son tablier. Franchise par franchise, c’est parti pour un bilan complet de ce qu’il ne fallait pas rater du 20 octobre au 10 mars, parce que c’est bien beau mais ici on a décidé de ne pas se laisser abattre. Ce que l’on annonçait, ce que ça a finalement donné, qui a assuré, qui a chié, quoi de prévu pour demain, une belle tripotée de questions et déjà pas mal de réponses pour patienter tranquillement avant… les Playoffs ? Allez, let’s go, parce que la NBA ne s’arrête jamais vraiment.

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Ce qu’on avait annoncé

Entre 38 et 43 victoires. Pas ou peu de changement dans le roster (Aminu qui arrive, Vucevic et T-Ross qui prolongent), et une saison qui devait être celle de la confirmation pour la franchise floridienne. Evan Fournier avait avoué sur notre pouf que son équipe pouvait viser un Top 4 à l’Est ? On avait du mal à être aussi optimiste. Interdiction en tout cas de ressortir du Top 8 après s’être donné tant de mal à y revenir, et pour le reste… sur un malentendu ça pouvait passer.

Le bilan

30 victoires et… 35 défaites. Qu’on soit bien clair, si au moment de l’interruption le Magic était huitième de sa Conférence, c’est surtout car le neuvième est totalement éclaté. Une saison fade, sans relief, qui s’explique de plusieurs manières. 1) les blessures, qui ont tenu Al-Faruq Aminu et surtout Jonathan Isaac loin des parquets durant une bonne partie de l’exercice. L’ancien druide des Blazers était censé amener sa défense et son liant dans l’effectif mais n’a joué que 18 matchs et n’a jamais été capable d’apporter une réelle plus-value quand il était en short, alors que Jonathan Isaac avait lâché un énorme début de saison avant de se voir fauché en plein vol par une sale blessure au genou. 2) le coup de frein de Nikola Vucevic, sensationnel la saison passée en année de contrat, comme c’est étrange, et qui a cette saison tout juste fait le taf. Pas un branque non plus hein, attention, mais un cran en dessous de ce que le Magic attendait probablement de son pivot. 3) la concurrence, finalement vraiment au dessus si l’on prend en compte le Top 6. Celtics, Raptors, Pacers et Bucks au rendez-vous, Sixers à la traîne mais au dessus les yeux fermés, Heat étonnant, autant de franchises trop outillées pour se laisser conter fleurette par le Magic. Un Evan qui progresse toujours mais le trio Vucevic – T-Ross – Aaron Gordon pas folichon voire décevant, le projet Bamba un peu long à se mettre en place, un Markelle Fultz qui joue enfin au basket mais une rotation limitée, une défense toujours solide mais une attaque grippée, autant de critères qui nous offrent donc un Magic dans le négatif mais tout juste playoffable, à la lutte avec une équipe des Nets elle-aussi mal décevante.

L’événement marquant

2 janvier, Washington D.C., et si ce Wizards-Magic n’avait rien de bien excitant à la base, c’est pourtant bien ce match qui va finalement conditionner une partie de la fin de saison d’Orlando. Sur une contre-attaque anodine Jonathan Isaac veut eurostep tout ça mais malheureusement le genou se plante salement dans le parquet. Bradley Beal et Evan Fournier ont la gerbe, mais pas tant que le Magic qui se verra au bout du compte privé de son jeune intérieur pour au moins deux mois. Sale nouvelle. Jonathan Isaac depuis le début de saison ? 12 points, 6,9 rebonds, 1,4 passe, 2,4 contres et 1,6 steal, vous aurez sans doute repéré le côté all-around du garçon. A deux doigts d’un five by five en début de saison, capable de monter dans les six ou sept contres / interceptions dans le même match, Jojo s’était d’ores et déjà positionné comme l’un des concurrents sérieux dans la course au DPOY et son côté two-way faisait frissonner en Floride et ailleurs, raison de plus pour pleurer ce 2 janvier quand on voit la tristesse de la saison du Magic. Car s’il y avait un seul mec capable de nous faire regarder chaque match d’Orlando c’était peut-être bien lui, capable aussi de faire passer son équipe de franchise playoffable à franchise surprenante en Playoffs. Dommage, alors rendez-vous la saison prochaine.

Les petits nouveaux

Pas de rookie à déclarer cette saison à Orlando et pour cause, il y a déjà pas mal de gamins à gérer en Floride. De Mo Bamba à Jonathan Isaac et de Markelle Fultz à Wesley Iwundu en passant par ce grand attardé d’Aaron Gordon, Steve Clifford avait déjà assez de boulot pour se mettre un ou deux gosses de plus dans les paattes.

L’image de la saison

Ce devait être le rayon de soleil de sa saison mais cela restera comme le… vol manifeste de la saison. On en profite d’ailleurs pour glisser que c’est plutôt une mauvaise nouvelle pour votre carrière quand le Slam Dunnk Contest est la seule raison pour laquelle on parle de vous, mais bref passons puisque c’est bien en ce sinistre jour de février qu’Aaron Gordon s’est rendu compte qu’en plus de ne pas être très populaire tout court, il ne l’était pas vraiment au sein de sa… communauté. Entendez par là de la communauté des joueurs NBA hein, pas de celles des athlètes sans cervelle, et Dwyane Wade s’est donc permis – salement – de le lui rappeler. Un 9 qui ne restera pas dans les annales du SDC mais plutôt dans les anales d’AG, piètre escroquerie lors d’un samedi soir sans saveur. Voilà, c’était la saison d’Aaron Gordon, merci, au revoir.

aaron gordon 16 février 2020

La suite des événements

La colonne vertébrale se nomme aujourd’hui Nikola Vucevic et ses principales antennes (des antennes à une colonne vertébrale, bref, passons) Terrence Ross et… Aaron Gordon. Le Duc a signé pour 100 millions sur quatre ans, T-Ross pour environ la moitié et il reste encore deux ans de contrat au meilleur ami de D-Wade. Les principales interrogations pour le Magic ? Comment gérer le dossier Evan Fournier (qui dispose d’une Player Option à 18 millions cet été), celui de D.J. Augustin (free agent cet été) et comment gérer, à moyen terme, les cas des jeunes Isaac, Fultz et même Bamba, même si ce dernier apparait aujourd’hui comme le maillon le plus fragile de la chaîne.

  • Si la saison régulière reprenait : on continuerait de regarder uniquement les highlights de Vavane.
  • Si les Playoffs commençaient « demain » : une victoire face à Milwaukee au premier tour serait fêtée comme une bague.

Saison mi-figue mi-pruneau pour le Magic. Décevant compte tenu du beau run du printemps dernier mais finalement pas si surprenant que ça une fois tout mis bout à bout. Il y aura des choix à faire cet été et un freak à polir pour continuer d’être compétitif, puis vous connaissez l’adage, Paris ne s’est pas fait en un jour, même si la ville a mis moins d’une semaine à se vider.

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