MIP Rankings

Meilleure Progression de l’Année 2019-20 : un trio se dégage, ou un quatuor, ou un quintet, bref y’a du monde au balcon

mip ranking 2 janvier

Blanche MIP et les sept nains.

Source image : montage TrashTalk via YouTube
Nouvelle page du grand livre des NBA awards avec aujourd’hui notre second classement annuel des meilleures progressions de la saison, autrement dit ceux qui pourraient concourir pour le trophée de MIP 2019-20. Allez, ode immédiate à ceux qui nous surprennent le plus cette saison, let’s go.
On ne change pas une équipe qui gagne, alors le maitre-mot reste l’objectivité bien sûr, même si vous verrez assez vite que l’on se permet quelques raccourcis avec le « réglement ». L’important étant qu’on vous donne notre ressenti et qu’on en parle ensemble derrière, car à ce qu’on sache ce n’es pas – encore – à nous que la NBA demande de voter. On en profite, tiens, pour mentionner quelques gus qui auraient pu craquer notre Top 10 du mois, sans rancune les gars ce sera peut-être pour février. Alors messieurs Jayson Tatum, Kelly Oubre, Pascal Siakam, Luka Doncic, Trae Young, Jonathan Isaac, Terry Rozier, Malcolm Brogdon, Andrew Wiggins, montrezl Harrell, Davis Bertans ou Terry Rozier on ne lâche rien, les places d’honneur sont là, tout près.

#10 Luke Kennard

On commence piano avec une bise à l’arrière des Pistons, actuellement blessé mais qui fait partie des rares satisfactions des Pistons cette saison. Profitant en tout début d’exercice de l’absence de Blake Griffin pour prendre ses responsabilités en attaque, le produit de Duke a lâché quelques belles promesses avant de rentrer dans le rang, à mesure que Griffin se dissolvait, à mesure que Drummond et D-Rose faisaient des stats pour rien, à mesure que Christian Wood était la seule raison de sourire ou presque pour les fans de Detroit, à mesure que Sekou Doumbouya doit se dire que la NBA c’est quand même beaucoup plus claqué que la Jeep Elite. Six points de plus par match cette saison en tout cas pour le skywalker de Motown, et l’impression qu’il pourrait faire… tellement mieux grâce à son talent en catch and shoot ET à la création. Félicitations à la meilleure progression de la saison… dans son quartier, car bonjour le bordel pour tenir la comparaison avec la concurrence, et c’est c’eat d’ailleurs le moment de ressortir notre BTS transition de paragraphe.

Stats 2018-19 : 9,7 points, 2,9 rebonds et 1,8 passe en 22,8 minutes

Stats 2019-20 : 15,8 points, 3,5 rebonds et 4,1 passes en 32,9 minutes

#9 Domantas Sabonis

La progression statistique est ici moins notable mais l’impression laissée cette saison par le Lituanien est assez incroyable. En l’absence de Victor Oladipo les Pacers se cherchaient un franchise player et si personne n’a récupéré ce sceptre bien lourd, Domantas Sabonis fait clairement partie des leaders de cette magnifique équipe d’Indiana. Au même titre que Malcolm Brogdon d’ailleurs, autre joueur ayant terriblement progressé de par ses nouvelles responsabilités, mais c’est aujourd’hui le fils d’Arvydas qui récolte nos lauriers. Avec plus de 13 rebonds de moyenne et un vrai fighting spirit mais qui reste soyeux, Kaunas style, Domantas s’affirme de plus en plus comme l’un des meilleurs intérieurs de la Ligue et sa progression est constante depuis son arrivée en NBA. 6 points de moyenne, puis 9, puis 13 et donc 17,5 cette saison, 3 rebonds de moyenne, puis 7, puis 9 et donc 13 cette saison, et si Sabonis ne sera très probablement pas élu MIP en juin prochain, il peut clairement concourir dans la course au trophée de MIP permanent. Rendez-vous l’année prochaine pour le 20/15 de moyenne, c’est écrit comme dirait Francis.

Stats 2018-19 : 14,1 points, 9,3 rebonds, 2,6 passes, 0,6 steal et 0,4 contre en 24,8 minutes

Stats 2019-20 : 17,5 points, 13,3 rebonds, 4 passes, 0,8 steal et 0,6 contre en 34,1 minutes

#8 Richaun Holmes

Deux salles deux ambiances dès lors que l’on parle de Richaun Holmes. A gauche, les plus bougons argueront que c’est quand même mauvais signe que la plus grosse satisfaction de la saison à Sacto nous vienne d’un mec censé jouer les huitièmes hommes en début de saison. Et c’est pas faux comme dirait l’autre. Ici on se situe plutôt dans la salle de droite, celle qui fait la part belle à l’individuel, et qui va donc louer pendant trente secondes le merveilleux début de saison de la pile électrique des Kings. De’Aaron Fox qui piétine ? Bogdan Bogdanovic qui a vu son fusil s’enrayer ? Marvin Bagley qui chante ses états d’âmes et Buddy Hield qui retrouve son vrai niveau de joueur moyen ? Pas grave, on va quand même regarder les Kings car un pivot de 2m08 donne chaque soir son corps à la science. Merveille de joueur au rebond (offensif notamment), energizer de la première à la dernière des minutes qu’il passe sur le terrain et spectaculaire pour ne rien gâcher, Ritchoune est clairement l’un des crushs de la NBA cette saison. Quand les Kings gagnent ? Le frère de Sherlock y est forcément pour quelque chose. Quand ils perdent (c’est souvent) ? Le pick 37 de la Draft 2015 est souvent le seul à surnager, car même à moins 30 le mec n’a jamais froid. Le soldat parfait en somme, bien dommage que le reste de l’armée des Kings soit plus proche des Bidasses que des Expendables.

Stats 2018-19 : 8,2 points à 60,8% au tir et 73,1% aux lancers, 4,7 rebonds, 0,9 passe, 0,6 steal et 1,1 contre en 16,9 minutes

Stats 2019-20 : 13,1 points à 66,4% au tir et 83,3% aux lancers, 8,6 rebonds, 1,1 passe, 1,1 steal et 1,4 contre en 29,4 minutes

#7 Fred VanVleet

Si vous avez arrêté de regarder la NBA depuis les dernières demi-finales de conférence et que vous vous y remettez tranquille en ce début d’année, on vous conseille de vous hydrater sérieusement avant de vous mettre devant un patch des Raptors. Pourquoi ? Tout simplement parce que si on avait laissé un Fred VanVleet au niveau semblable à un U13 malade jouant avec des Séniors, on a depuis découvert que le garçon était capable d’être un sacré phénomène. On vous fait grâce des Finales NBA hein, au passage le gars a quand même eu une voix pour en être le MVP, car cette saison c’est encore un palier que Fredo a passé avec Toronto. Plus de Kawhi, remplacé dans la rotation par… Stanley Johnson ? On se remonte les manches et on colmate les brèches, pas étonnant quand on connait sa dégaine de plombier de Maine-et-Loire. Énergique +++ et des deux côtés du terrain, clutch à souhait, capable d’être un leader quand les absences plombent les Raptors (c’est à dire à peu près tous les soirs), l’homme au blase de vainqueur du Tourmalet est très vite devenu l’un des chouchous de la Scotiabank Arena et de… nous par la même occasion. Et quand on passe de 11 à 18 points de moyenne en trois mois tout en ayant la touche de ton oncle Jean-Claude, on mérite tout simplement d’être mentionné dans la course au trophée de MIP.

Stats 2018-19 : 11 points, 2,6 rebonds, 4,8 passes et 0,9 steal en 27,5 minutes

Stats 2019-20 : 18 points, 3,9 rebonds, 6,9 passes et 2 steals en 36,2 minutes

#6 Spencer Dinwiddie

A force de voir Spencer Dinwiddie enchainer les cartons, on se disait que le meneur moustachu allait finir par craquer le podium MIP. Puis on a vu les mecs devant et on s’est dit que finalement sixième c’était pas si mal. On « profite » d’ailleurs de cet espace de parole autant que Spencer profite de l’absence de Kyrie Irving, puisque les stats du remplaçant de super-luxe devraient logiquement baisser au retour d’Uncle Drew, à moins que Spencer Guili-Guili ne nous fasse une Lou Williams améliorée en scorant toujours autant mais en sortant du banc. C’est con, le type risque de se faire gratter le MIP à cause du retour de Kyrie alors qu’il est déjà en train de se faire gratter le 6thMOY… à cause de la blessure de Kyrie. Et après on dira que le type n’est pas un problème, mais bon passons,, le second degré est peut-être resté en 2019 alors on ne prend pas le risque. Juste le temps de noter, donc, l’immense saison d’un mec parti pour jouer les back-ups et qui pourrait finalement se retrouver au… All-Star Game en février, comme quoi rien n’est jamais perdu, comme quoi il vaut mieux chopper la chance quand elle se présente. Et pour ce genre de conseil, Spencer Dinwiddie pourra clairement animer des séminaires en fin de carrière.

Stats 2018-19 : 16,8 points, 2,4 rebonds, 4,6 passes, 0,6 steal et 0,3 contre en 28,1 minutes

Stats 2019-20 : 23 points, 3,1 rebonds, 6,3 passes, 0,8 steal et 0,4 contre en 31 minutes

#5 Shai Gilgeous-Alexander

[Mode sophomore activé, non il n’est pas impossible d’avoir un sophomore MIP, c’est même déjà arrivé plusieurs fois.] Si les fans du Thunder tiraient un peu la tronche cet été… ça n’aura pas duré longtemps, et ce en grande partie grâce à leur combo guard canadien. On n’oublie pas bien sûr l’apport précieux d’un Chris Paul qui semble se plaire dans son rôle de mentor/leader, ni celui d’un Dennis Schroder qui brigue pour sa part le trophée de 6thMOY, mais aujourd’hui c’est bien SGA qui va apprécier nos compliments. Véritable patron en attaque et en défense, l’ancien rookie des Clipeprs apprend très vite aux côtés du Point God et n’en finit plus de surprendre, à tel point qu’il porte sa nouvelle franchise à un étonnant bilan positif cette saison. Chaque soirée est une nouvelle preuve de la dimension atteinte par Shai depuis quelques semaines, ça aide de jouer sans trop de pression, et si le joueur de première année avait déjà lancé de jolis signaux d’alerte, celui de deuxième nous tease tout simplement un avenir de All-Star. A voir si l’état de grâce peut durer, mais Shai Gilgeous-Alexander, aujourd’hui, a tout de la Renault Clio à sa sortie, on vous laisse checker le slogan. [Mode sophomore activé, non il n’est pas impossible d’avoir un sophomore MIP, c’est même déjà arrivé plusieurs fois.]

Stats 2018-19 : 10,8 points et 2,8 rebonds en 26,5 minutes

Stats 2019-20 : 19,8 points et 5,2 rebonds en 35,3 minutes

#4 Jaylen Brown

On avait commencé la saison en mettant plutôt l’accent sur son camarade Jayson Tatum, mais au fil des matchs c’est bien Jaylen qui semble le plus à même de porter fièrement la pancarte de la meilleure progression celte cette saison. Plutôt très moqué au moment de signer son énorme chèque il y a quelques mois, le n°3 de la Draft 2016 devait montrer au plus vite qu’il méritait ce paquet de zeyo et le fifou n’aura pas traîné, optimisant avec soin un statut de starter retrouvé après une saison 2018-19 en demi-teinte. Incisif en attaque et en défense, aussi adroit qu’un poste 5 qui ne sort pas de la raquette de la soirée, Jaylen est aujourd’hui un membre éminent du Big Three offensif de son équipe avec Jayson Tatum et Kemba Walker. Assez inarrêtable dans les bons soirs et tout simplement très bon le reste du temps, Jaylen Marron assume enfin son rôle sans en faire trop et c’est tout Boston qui s’en félicite. Toutes les catégories statistiques sont en évolution positive cette saison et sur le terrain le leadership s’en ressent encore plus, et avec un effort supplémentaire l’ami Jaylen ira très certainement gratter notre podium… et plus si affinités.

Stats 2018-19 : 13 points à 46,5% au tir dont 34,4% du parking et 65,8% aux lancers, 4,2 rebonds, 1,4 passe et 0,9 steal en 25,9 minutes

Stats 2019-20 : 20,6 points à 51,8% au tir dont 40% du parking et 75,2% aux lancers, 7 rebonds, 2,4 passes et 1,1 steal en 33,6 minutes

#3 Devonte’ Graham

[Mode sophomore activé, non il n’est pas impossible d’avoir un sophomore MIP, c’est même déjà arrivé plusieurs fois.] Devonte’ qui ? Et c’est quoi cet apostrophe qui se ballade déjà ? Inconnu ou presque la saison passée lors de sa saison rookie car derrière Kemba, Tony, Jeremy ou Malik dans la rotation. Puis à l’aube d’une saison 2019-20 qui s’annonçait un peu spéciale pour les Hornets, c’est donc ce fameux Devonte’ qui a décidé que son équipe ne serait pas la victime de toute la NBA. 23 et 24 points pour ses deux premiers matchs (à 6/7 et 6/9 à 3-points), puis plus tard… 35 points face aux Pacers, 29 au Madison, 33 contre les Warriors et même 40 au Barclays Center, comme quoi le mec a quand même l’air de bien kiffer New York. Parfois starter parfois energizer en sortie de banc, Devonte’ est LA raison qui nous fait mater les Warriors cette saison. Malade du tir, Apostrophe n’en refuse absolument aucun, il en rentre quand même un paquet, et si la plupart des mecs de ce classement ont vu leur moyenne au scoring augmenter de quelques points, Graham l’a pour sa part.. quadruplé, et on ne doit d’ailleurs pas être loin d’un record en la matière. Vivement le 24 janvier, dire qu’on va le voir en chair et en os. [Mode sophomore activé, non il n’est pas impossible d’avoir un sophomore MIP, c’est même déjà arrivé plusieurs fois.]

Stats 2018-19 : 4,7 points à 34,3% au tir dont 28,1% du parking, 1,4 rebond, 2,6 passes et 0,5 steal en 14,7 minutes

Stats 2019-20 : 18,9 points à 37,6% au tir dont 39,1% du parking, 3,9 rebonds, 7,7 passes et 0,9 steal en 34,8 minutes

#2 Brandon Ingram

Leader de notre tout premier classement annuel, celui qui va si bien avec son homonyme français (Brandon UnGramme pour ceux qui ne suivent pas) glisse ce mois-ci à la seconde place. En cause la boulimie du nouveau leader (voir ci-dessous) mais aussi un mois de décembre claqué au sol des Pelicans. Statistiques identiques pourtant pour l’ailier longiligne mais la couveuse de NOLA a montré ses limites, quand celle de Miami (beau spoiler) explosait au grand jour. Mais parlons plutôt de l’ancien projet des Lakers, qui continue donc de s’éclater en Louisiane, profitant de l’absence du rookie aux os de verre pour se muer en franchise player. Les victoires sont rares mais pas les bons matchs de BI, qui enchaine quasiment non-stop les perfs de patron. La barre des 30 points a encore été franchie à quatre reprises ce mois-ci et le bâtonnet est un sacré problème pour les défenses du fait d’un corps et de skills se rapprochant assez de celui d’un Giannis de Wish. Ce qui suffit en tout cas pour trôner quasiment tout en haut de notre course au trophée de MIP, parce que quand tu passes de pion à maire de la ville en moins de quatre mois, disons que tu mérites quelques louanges.

Stats 2018-19 : 18,3 points à 33% du parking, 5,1 rebonds, 3 passes, 0,5 steal et 0,6 block en 33,8 minutes

Stats 2019-20 : 25,3 points à 40,9% du parking, 7 rebonds, 3,9 passes, 1 steal et 0,8 block en 34,1 minutes

#1 Bam Adebayo

And the winner iiiiis Bam Eudrice Adebayo. Le vénérable Bam, 22 ans sur la CNI mais 35 ans selon les syndicats, et surtout l’air d’avoir arpenté les lattes de NBA depuis quinze piges tellement le mec domine de manière sereine. En attaque c’est magnifique, et les miettes ramassées s’ajoutent à une panoplie balle en main qu’on ne lui connaissait pas. En défense ? C’est fabuleux, et Bam donne avec Jimmy Butler le ton d’une équipe de badass qui éclate tout ou presque sur son passage. Pour être honnête on s’attendait un peu à devoir mentionner le garçon dans ce classement cette année mais pour être encore plus honnête… on ne pensait clairement pas que ce serait à ce point-là. Car Adebayo ne joue pas seulement comme un mec qui progresse, il joue déjà comme un mec qui domine, et qui fait aujourd’hui partie des tous meilleurs joueurs NBA, au centre de l’une de ses toutes meilleures franchises. C’est bien, c’est beau, c’est Bam, et ça fait Bim, Bam, Boum, trouvez tous les slogans que vous voudre car en plus d’être bon le mec a un blase stylé. Un 20/20, efforts à poursuivre bien sûr mais peu de doutes ici sur la capacité du garçon à ne pas se reposer sur ses acquis.

Stats 2018-19 : 8,9 points, 7,3 rebonds, 2,2 passes, 0,9 steal et 0,8 block en 23,3 minutes

Stats 2019-20 : 15,6 points, 10,6 rebonds, 4,6 passes, 1,4 steal et 1,2 block en 34,4 minutes

C’est tout pour ce mois de décembre, et même si un tel classement ne veut forcément pas dire grand chose à cette période de l’année, on commence à apercevoir une sorte de petite tendance. Peut-être qu’un nouveau larron viendra prendre place dans la course mais une chose est sûre : ce ne sera probablement pas John Wall ni Tobias Harris. Totalement gratuit ça, mais on assume.

1 Comment

1 Comment

  1. Windy City Assasin

    11 janvier 2020 à 15 h 48 min at 15 h 48 min

    Devonte’ ne joue pas aux warriors 😅

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