Knicks

Le choke du soir pour Julius Randle : lancer loupé pour aller en prolongation, once a Knick always a Knick

Julius Randle

Quand t’as oublié de remplir la gamelle du chien avant de partir.

Source image : NBA League Pass

Les pauvres fans des Knicks n’ont pas été gâtés hier soir. D’abord remplis d’espoir suite au bon match de leur équipe, les membres du Madison Square Garden se sont effondrés sur la toute dernière action de la soirée… un lancer-franc signé Julius Randle.

Si y’en a bien un qui va mal dormir, c’est lui. Julius, comme souvent, avait tout donné sur le parquet pour aider les siens à l’emporter. Pas franchement adroit ni très malin en allant souvent s’empaler sur la muraille adverse qu’est Myles Turner, ce bon Randle se démenait tout de même comme un diable au rebond pour tenter d’apporter autant que possible à son équipe. Et il le sentait d’ailleurs, comme tous ceux venus s’amasser au MSG ce samedi soir. Il y avait une possibilité, une opportunité, une chance à saisir. Le contexte, il faut le dire, était particulier. Les Knicks, qui venaient de virer David Fizdale, faisaient place à Mike Miller et c’était donc le match de présentation pour le nouvel entraîneur de la franchise de Gotham. Pas facile, surtout quand t’affrontes des Pacers qui ont du talent et de l’expérience dans leur roster. D’ailleurs, cela se sentait alors que la rencontre approchait de son terme. Indiana creusait l’écart en fin de troisième quart, New York commençait à louper ses tirs ouverts, on était à quelques actions du spécial MSG que l’on connaît si bien : retard de 18 pions, temps-mort et huées du public. Sauf que, comme dit plus haut, c’était différent ce samedi. Il y avait une énergie en plus, une envie de bien faire en plus, à tel point qu’une ola faisait le tour des gradins, comme pour fêter le licenciement de ce pauvre Fizdale. En tête de file du comeback réalisé dans le dernier quart ? Elfrid Payton, avec Mitchell Robinson, les efforts de RJ Barrett, quelques shoots tentés par Marcus Morris et le hustle de Julius Randle. Petit à petit, les Knicks faisaient leur nid, et s’approchait un dangereux scénario qui consistait à réaliser le hold-up de la nuit au buzzer. Ils y étaient, il était là, à deux doigts. Sans se mettre de pression, en se serrant les coudes et en forçant les Pacers à enchaîner les erreurs, nos amis de New York avaient la possibilité de remporter le match au finish de chez finish (104-102, huit secondes à jouer). Une dernière bonne défense menait à une contre-attaque de Payton, ballon dans les mains de Robinson qui se fait magistralement contrer par un Myles Turner refusant de perdre, la gonfle retombe dans les mains de Randle qui va chercher deux lancers francs. Il y a deux points de retard pour les Knicks, Julius sur la ligne des lancers, et de nombreux fans du MSG qui demandent le silence le plus total. Le premier lancer-franc rentre, on souffle en espérant la même chose lors de la deuxième tentative, et…

… paf. La pire des sensations, le pire des spots. Être aux lancers francs, ce shoot qu’on apprend dès la maternelle et qu’on doit assurer, puis louper le shoot qui va offrir 5 minutes de plus à ton équipe, 5 minutes de plus à ton peuple, et donc une potentielle victoire. Et ce ? Face aux Pacers, donc inutile de vous dire que côté Knicks, quand ça peut foutre Indiana dans une merde noire, ça hésite pas 50 secondes. Pauvre Randle, oui, pauvre Randle. Car ça arrive, mais traitement similaire envers tous, ce bon Julius a méchamment choke ça. Il y a du positif et du négatif dans tout cela. Le négatif, c’est évidemment la défaite, surtout après t’être défoncé pour tenter d’obtenir une prolongation, et se louper sur une action aussi abordable qu’un lancer-franc. Le positif, c’est que pour une première de Mike Miller à la tête des Knicks, on avait imaginé bien pire. Dans le sens où, c’est un fait, New York aurait pu prendre une énorme taule à cause d’un TJ Warren trop chaud ou un Domantas Sabonis trop dominant à l’intérieur. Pour le moment, impossible de réellement juger Miller en tant que coach, il faudra plus de matchs pour se faire un vrai avis. Mais au moins, le ballon tourne. Donc on voit Dennis Smith Jr tenter de mettre ses copains en avant, donc on voit Julius Randle se donner pour le nom à l’avant du maillot et pas celui à l’arrière. Tout n’est pas parfait, quand t’as Marcus Morris qui envoie des shoots venus d’ailleurs et dont le QI basket peut parfois nous troubler intensément, les espoirs sont limités, mais New York a reçu Indiana, New York a tenu, New York a effectué un vrai comeback dans le money-time et New York était à un foutu lancer de potentiellement l’emporter en prolongation. Si on était Miller, en costard-cravate ? C’est ce qu’on dirait. Pour une première tous ensemble, il y a de quoi être optimiste, il y a de quoi bosser. Les Knicks ont du pain sur la planche, à eux d’assurer en tant que boulangers.

Un choke, un choke, ça arrive à tout le monde. Même les plus forts se sont fait dessus au moins une fois dans leur vie. Dommage pour Julius Randle et pour les Knicks, et hâte de voir le prochain effort collectif de New York avec son nouveau coach en place. 

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