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Le Thunder se paye les Sixers à la maison : 127 – 119, c’est qu’ils sont cool à regarder parfois les copains d’OKC

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Allez, tape m’en cinq.

Source image : NBA League Pass

Souvent laissés de côté à cause de leur manque de sexy au premier abord, les boys du Thunder ont montré sur ce début de saison qu’ils pouvaient parfois être assez excitants à regarder jouer. Dernière démonstration, cette nuit, dans la victoire à domicile face aux Sixers.

Celle-là, fallait la parier. Il fallait être capable de deviner ce qui allait se passer, dans un déroulé qui était franchement peu évident à valider auprès des instances NBA. L’équipe de Joel Embiid au complet ? Avec un pivot productif, un Ben Simmons polyvalent, un Josh Richardson très propre et un solide Tobias Harris, sans parler des petits détails du jeu signés Al Horford ? Qui s’incline en prolongation à OKC, par manque de discipline et… de défense ? Oui, les Sixers, on y reviendra si cela se confirme sur la durée, n’ont pas été jojo du tout. Ils ont manqué de rigueur en défense, d’inspiration en attaque, résultat des courses quand en face il y a un peu de motivation et une balle qui bouge, ça paye cash. C’est sur le trio Gallinari – CP3 – SGA que Billy Donovan a pu se reposer, le triangle produisant près de 80 points sur les 127 du Thunder. Un énorme apport, bien réparti qui plus est, que ce soit dans le numérique comme dans la forme. Car il y a mettre ses points, et mettre ses points quand son équipe en a besoin. Lorsque Paul rentrait ses shoots importants dans le dernier quart, c’est Danilo l’Italien qui y allait de ses célébrations en prolongation, bien servi par… ding dong, son meneur. Et pour fermer le couvercle ? Rien de mieux que la mécanique SGA, qui vous garanti un résultat final excellent. Il n’y a pas de phénomène paranormal qui s’est produit, hormis un Ferguson encore plus agressif, c’est plutôt le doux équilibre du trio mentionné à l’instant qui a permis à OKC de s’offrir une belle petite victoire à domicile. Le genre de victoire qui, dans le bordel imposé cet été, fait du bien au moral.

On en voit, des équipes qui remportent des matchs quand tout va bien, le temps d’un soir. Les Knicks contre Dallas, les Bulls à la maison, les Cavs à Washington, les Pels quand le vent souffle dans leur dos, les exemples sont nombreux. Mais il faut aussi éviter que, lorsque cela ne gagne pas, les branlées soient désastreuses, la méthode soit mauvaise. Et OKC, mine de rien, n’a pas lâché trop de soirées déprimantes auprès de leurs fans sur ce début de saison. Un gros LaMarcus Aldridge leur a fait mal à San Antonio, la performance collective à Indiana n’y était pas. Sinon ? Un beau fight à Utah, de même à Houston, une courte défaite contre Portland, un vrai effort contre Milwaukee, et le reste ce sont surtout des victoires. Cinq succès en douze matchs, pas de moment de honte si ce n’est pour les Warriors qui ont pris tarif à la Chesapeake, en fait ce Thunder donne du fil à retordre sans se chercher d’excuses. Pourtant c’est peu dire s’il y en a, et s’il y en aurait pour les fans en cas d’enchaînement de gifles collectives. Mais jusqu’ici, Donovan impose un jeu simple à son groupe, qui exécute le plan du coach et fait de son mieux pour pousser les adversaires à la faute. Et sachant que le calendrier d’OKC était censé être le plus dur de toute la NBA concernant le début de saison, il y a de quoi être optimiste quant à la suite de cette campagne 2019-20. Quid de Chris Paul, qui peut parfois se régaler comme cette nuit ? Et Danilo Gallinari, en feu quand cela lui chante ? Les deux vétérans, fondamentaux grâce à leur expérience, ont probablement la tête ailleurs lorsqu’ils se penchent sur février 2020. Pour le moment, le Thunder ne va pas se séparer du duo, mais avec ce genre de performance, c’est tout benef pour un Sam Presti qui pourra montrer que, si si, il faut lâcher du lourd pour obtenir la paire et ainsi laisser Shai Gilgeous-Alexander se débrouiller tout seul comme un grand.

On connaît un paquet d’équipes qui, sur ce premier mois de compétition, déçoivent dans les attentes comme dans le jeu. Ce n’est pas le cas du Thunder, qui se donne sur les parquets et laisse la place à chacun pour s’exprimer. Philly est tombé dans le piège, il y en aura d’autres : affaire à suivre.

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