Heat

Le Heat fait le taf à Cleveland et égalise son meilleur début de saison all-time : 8 victoires, 3 défaites, 0 déception

Source image : youtube

Encore un match ? Et encore une victoire pour le Heat, qui est allé s’imposer à Cleveland et en a profité pour valider le meilleur début de saison de son histoire. Car, oui, Miami est sur des bases kiffantes en l’espace de trois petites semaines de compétition… 

Les Lakers, les Nuggets et les Wolves. Voilà, pour le moment, les trois seules nuits durant lesquelles les fans de Sud-Plage ont fini en tirant la gueule. Trois matchs, trois défaites, mais pas de quoi avoir la honte quand on regarde les trois revers en question. Il y a celle dans le Minnesota, chez Andrew Wiggins et compagnie, lorsqu’un certain Jimmy Butler était absent pour cause de paternité. Il y a celle chez les Nuggets, qui n’étaient pas contents et avaient donc quelques comptes à régler, sans commentaires. Et il y a celle chez les Lakers, évidemment vu le début de campagne de LeBron et ses boys, on ne va pas appeler ça une défaite honteuse. Trois défaites à l’extérieur, aucun problème à domicile, sur ces quelques semaines de début de saison le Heat montre un visage appliqué, régulier, Erik Spoelstra dirige ses troupes à merveille et les succès s’enchaînent. Certes, la manière n’est pas toujours là, il y a des victoires comme celle contre Houston où c’est la teuf générale en Floride, et il y a les victoires comme celle de cette nuit face aux Cavs où il faut un demi-litre de café en intraveineuse pour rester éveillé. Car oui, ce jeudi à Cleveland, Miami s’est fait un tout petit peu peur mais Miami a surtout failli s’endormir, comme les quelques spectateurs présents devant ce match. Mais c’est bien là qu’on retrouve les grandes équipes. C’est dans cette capacité, night in and night out comme aiment dire nos voisins américains, à faire le boulot. Et oui, le Heat fait le boulot soir après soir, grâce à sa défense impressionnante et des contributeurs offensifs divers et variés. Exemple ? Cette nuit, c’est Kendrick Nunn qui s’est chargé de démolir la poreuse défense des Cavs, mais ce n’était pas assuré qu’il allait s’occuper du scoring ce soir. Bien accompagné par un Goran Dragic impeccable pour creuser l’écart, Nunn a été un jeton en plus dans la machine folle dirigée par Spo.

Et c’est peu dire si cette machine est généreuse. On fait un petit point statistique ? Miami possède 6 joueurs scorant entre 13 et 20 points par match. C’est aussi exceptionnel que dangereux. Alors, certes, difficile de croire que cette équipe tiendra un tel rythme toute la saison, mais le symbole est là : le Heat peut vous attaquer tous les soirs avec une arme différente, et celle-ci peut venir de n’importe où. Car derrière le sextet Nunn-Butler-Dragic-Winslow-Adebayo-Herro, il y a ceux qui peuvent occasionnellement planter leurs points et profiter des espaces créés, comme Duncan Robinson, Kelly Olynyk ou Meyers Leonard. Résultat des courses ? Sans avoir été impressionnants en antenne nationale et donc pris la couverture médiatique à deux mains, le Heat s’offre un superbe bilan de 8 victoires en 11 matchs, installe sa défense pour envoyer un clair message à la concurrence, distribue les rations offensives à tout le monde pour qu’il n’y ait aucun mécontentement, et prouve à ceux qui en doutaient que Pat Riley a plus d’un tour dans son sac. Le rendez-vous qu’on attend ? C’est celui du 23 novembre face aux Sixers, l’occasion pour Jimmy de retrouver son ancienne équipe et ses potos de le soutenir dans cette mission. Mais bizarrement, et très différemment de ces dernières saisons, ce n’est pas avec la boule au ventre que les fans de Miami vont aborder la tâche. Non, ce n’est pas en se disant que ce bon Hassan Whiteside va se faire marcher dessus et en priant pour que les remplaçants ne craquent pas que ces supporters vont soutenir les leurs. Ils sauront, comme le Heat nous l’a rappelé maintes fois sur ce début de saison, qu’il faudra y aller sereinement, en se souvenant des principes donnés par Spoelstra, afin d’offrir une performance dynamique, défensive, et collective en attaque. Le genre de recette qui, tous les soirs, peut vous mener à la victoire.

Le Heat régale, le Heat assure, le Heat n’est peut-être pas giga-excitant mais le Heat joue comme une équipe sérieuse. Boston et Toronto ont l’air de vouloir faire de l’ombre aux grosses cylindrées que sont Philly et Milwaukee, mais si c’était Miami qui venait vraiment foutre la merde dans le Top 4 à l’Est ? Début de saison canon à confirmer.

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