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Première victoire des Knicks cette saison : youpi, merci Bobby Portis, et merci le choke monumental des Bulls

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C’est quel genre de craquage dans le money-time ça ?

Source image : NBA League Pass

Après trois défaites en trois matchs, les Knicks avaient besoin de montrer un meilleur visage ce lundi en recevant les Bulls. Peut-être pas gagner, mais au moins se battre collectivement pour la gagne. Passé tout près d’un quatrième revers, les poulains de David Fizdale se sont rattrapés au finish pour enfin lancer leur saison. Fiou.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour débloquer le compteur à New York ? C’est peu dire si la victoire de cette nuit fût une galère, si elle fût imprévisible, si elle fût si satisfaisante au final après tant de frustration aussi tôt dans la saison. Sans Dennis Smith Jr, auprès de sa famille suite à un décès, les Knicks évoluaient dans leur Madison Square Garden chéri et devaient tenir le regard avec les Bulls. Côté Chicago, la soirée se déroulait assez bien car, comme convenu, la différence de talent se voyait sur le parquet et dans le scoring. Wendell Carter Jr, impeccable sous les arceaux, faisait un taf monstre dans la raquette, ce à quoi le trio LaVine – Markkanen – Young ajoutait la production nécessaire. Arcidiacono et White, en sortie de banc, étaient eux aussi précieux sur quelques séquences. Tout semblait aller dans le bon sens pour les visiteurs venus de l’Illinois, l’écart de points dépassant la quinzaine en début de match comme en début de seconde période. Il était donc impensable que ces Knicks, gentiment pointés du doigt par leurs fans, enfin surtout avec l’index dirigé vers Fizdale, allaient se rebeller. On ne voyait pas comment, dans un tel contexte, quelqu’un allait sortir de sa boîte et nous offrir le finish de sa vie. Surtout après un trois-points de Lauri Markkanen, à trois minutes de la fin, qui semblait poser les derniers clous sur le cercueil new-yorkais. Trois minutes et trente secondes à jouer, 98-90 pour les Bulls, balle aux Knicks. Ce sera la dernière action positive de Chicago, jusqu’à la fin de la rencontre. Plus de trois minutes passées dans les ténèbres du basket, la cave de l’ennui, le sous-sol de la honte pour être exact. Car Satoransky et ses potes ne vont pas seulement devenir incapables offensivement, ils vont même se prendre le comeback de la nuit par un de leurs anciens protégés… Monsieur Bobby Portis ! Oui, quitte à faire les choses bien, c’est Bobby Granzieux qui va mettre les Knicks sur son dos (celle-là faut l’écrire sans se marrer) et foutre le feu au Madison Square Garden.

Du hustle, de la défense mais surtout des gros shoots dans les corners, Bobby refuse de voir son équipe s’incliner une nouvelle fois, et Bobby ne veut pas voir son ancienne franchise jubiler sous ses yeux exorbités. L’animal sera possédé sur tout le money-time et va profiter de quelques bons caviars (hey Julius), quand ce n’est pas le calme d’un jeune R.J. Barrett encore une fois saisissant (19 points, 15 rebonds et 5 passes) qui va lui venir en aide. Et allez, 28 points pour bibi à 10/14 au shoot, 4/4 de la buvette et 11 rebonds en bonus. Monstrueux, et quand il le fallait. Car planter des shoots les yeux fermés à vingt points de retard c’est pas mal, mais le faire quand en face on tend la joue là faut pas se louper. Les Knicks ont retourné le script de la soirée et ont donc ouvert leur compteur de victoires, avec un comeback qui a réveillé tout Gotham ce lundi soir. Enfin un peu de positif dans cette première semaine de merde, soyons clair. Et parce que les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules ? Un total de 22 minutes sur les parquets pour Frank Ntilikina, qui a été chaudement accueilli par son public et qui a reçu de chouettes compliments de la part de son entraîneur. En attaque, on va rester silencieux et ce sera mieux ainsi car le French Prince a dû enrager Dennis Smith Jr au loin (0/6 au shoot, 3 balles perdues), mais dans quelques séquences de distribution et surtout en défense, Ntilikina a fait ce qu’il adore faire : pourrir la soirée de ses adversaires. De quoi cimenter un tout petit peu plus sa place dans les rotations de Fizdale, car la victoire va avec. Qu’on le veuille ou non, que son attaque soit légère ou pas, Frank était là pour aider les Knicks à choper leur première victoire. Et faut bien un début à tout, donc on prend ce qui nous tombe dans les mains, un peu comme Portis dans les corners du MSG.

Et allez, c’est la teuf ! Les Bulls en chient, les Knicks bombent le torse, Barrett régale, Frank a du temps de jeu, même Randle a fait de bonnes passes. En y ajoutant un Madison Square Garden bouillant et des fans qui se sont éclatés, que demander de plus ? Indice : un bon vieux DNP pour Ntilikina lors du prochain match, histoire que nos Knicks restent nos Knicks. Mais pas pour aujourd’hui, car aujourd’hui ça profite d’une victoire.

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