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Les Raptors tapent New Orleans en prolongation pour le premier match de la saison : merci Siakam, merci VanVleet !

pascal siakam

Monsieur Siakam a fait son boulot, en sortie de contrat.

Source image : NBA League Pass

Devant leur public, après avoir reçu une bague XXL et dévoilé leur bannière de champion NBA 2018-19, les Raptors se sont battus jusqu’au bout face aux Pelicans et ont su faire la différence au finish. Siakam et VanVleet, notamment, ont fait mal à l’armée de New Orleans.

Le champion sait défendre sa maison. Maintenant on peut le dire, mais que ce fût dur pour Marc Gasol et ses copains. Encore bien imbibé suite à un été sponsorisé par Ballantines, l’Espagnol a vécu un cauchemar pour sa reprise et a dû compter sur ses coéquipiers pour prendre la relève. Dès le début du match, on se dégourdit les jambes et chacun y va de son petit run. Quand ce n’est pas VanVleet qui nous annonce la naissance d’un nouvel enfant à chaque quart-temps, Brandon Ingram répond en face et les deux équipes se rendent coup pour coup. Une affaire engagée, agréable à regarder et serrée, tout ce qu’on peut demander après une cure de plusieurs mois sans match officiel. Malheureusement, de part et d’autre, on n’arrive pas vraiment à se départager. New Orleans réalise une excellente première mi-temps, grâce à l’adresse du duo Redick – Melli (8/11 du parking), la défense du duo Lonzo – Holiday, et l’apport d’un banc qui ne traîne pas des pieds avant de contribuer. Ce qui a tendance à fâcher les fans venus à la Scotiabank Arena, voulant voir leurs poulains dominer avec le sourire. Chaque fois que Toronto tente un run ? Les Pelicans déploient leurs ailes et trouvent systématiquement une réponse. Josh Hart, aux quatre coins du parquet, est un autre lapin sorti du chapeau d’Alvin Gentry, l’ex-Laker montrant toutes ses qualités dans un match à haute pression. Résultat de cette joyeuse bataille, au moment où on va faire la pause-pipi de la mi-temps, New Orleans mène au score mais les Raptors sont dans leur rétroviseur. On ne demande qu’une chose, le retour au jeu.

Et c’est peu dire si on ne va pas être déçus. Les Raptors, qui creusent d’abord un écart via Anunoby, Lowry et Ibaka, peuvent systématiquement compter sur la brouette VanVleet qui est extrêmement large pour cette soirée de rentrée des classes. La mobylette est affolante et voit des maillots des Warriors en permanence devant lui, ce qui lui offre la possibilité de jouer… well, comme Stephen Curry. Un intenable FVV (34 points, 5 rebonds et 7 passes), qui va créer un duo très sérieux avec Pascal Siakam ce mardi soir à domicile. C’était quoi déjà, le débat de ce lundi ? Ah oui, la prolongation contractuelle de Spicy-P. Premier match, premiers éléments de réponses : 34 points, 18 rebonds et 5 passes pour le MIP, qui a l’air de vouloir réaliser le doublé. Agressif comme à son habitude, provoquant de nombreux lancers, Siakam n’est pas le plus adroit au shoot mais c’est son élan qui permet à Toronto de créer un écart dans le dernier quart. Pas de quoi faire paniquer les Pelicans, qui vont rendre la monnaie à chaque occasion soit via Redick soit via Hart, et nous offrir 5 minutes de basket supplémentaires. On démarre la nouvelle saison à fond la caisse, overtime à la canadienne. Une période qui va se jouer sans Pascal, sorti pour 6 fautes, mais qui ne va pas faire perdre les pédales à Nick Nurse et sa team. Que ce soit sur un énorme shoot de VanVleet ou la sanction signée Lowry, les Raptors viennent à bout de braves Pelicans qui doivent rendre leurs armes au bout d’un match aussi intense qu’épuisant. Pas sûr qu’ils veuillent d’un marathon pareil pendant les 81 prochaines rencontres. On retiendra les galères offensives de Jrue Holiday et une prolongation timide côté New Orleans, mais pour un premier match sans Zion et avec des automatismes à installer, il y a de quoi être confiant. Pour les Raptors ? Shiiiit. Peut-être qu’il aurait fallu payer Siakam 130 millions par match, ou bien laisser les conclusions hâtives de côté. Une chose est sûre, le champion n’a pas tremblé et le public est reparti avec ce qu’il voulait : la gagne, une belle cérémonie, de grands souvenirs et des promesses pour la suite.

Victoire à l’arrache ? Victoire à l’arrache oui, mais Toronto a fait le job pour sa première sortie en tant que champion en titre. Si on a du mal à voir VanVleet nous réaliser une saison de candidat MVP, on va surveiller de très près Monsieur Pascal Siakam, qui a l’air d’avoir une nouvelle marge de progression surprenante à nous montrer. Go Spicy, go.

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