Mondial

Les Grecs tombent face au Brazilian Freak : 79-78 pour le Brésil qui l’emporte grâce à… Anderson Varejao, oui c’est vrai

Giannis Antetokoumpo et les Grecs étaient trop forts pour des Brésiliens qui semblaient incapables de défendre sur le Freak. Ça, c’est ce qu’on aurait écrit si la Grèce avait mis +20 à ses adversaires et si le MVP 2019 avait marché sur la raquette du Brésil, mais ce ne fut pas le cas. Pas du tout même.

On est loin d’avoir assisté au match auquel on pouvait s’imaginer. En allumant le stream – vous croyiez vraiment que le Mondial passait à la tété ? -, on attendait tous le moment où Giannis allait grimper sur Anderson Varejao pour s’inviter en guest-star dans le Top 5 du jour. Raté, et pas qu’un peu. Discret du début à la fin, Gigi était dans une galaxie lointaine, très lointaine du niveau auquel on l’attendait sur ce Mondial avec seulement 13 points, 4 rebonds et 5 passes décisives. Par contre, là où Giannis n’aurait pas pu faire mieux, c’est le nombre de fautes personnelles (un beau 5 tout rond). Bon, le Freak, c’est fait. Passons aux (vrais ?) leaders de la sélection grecque, Georgios Printezis et Nick Calathes. Avec 20 points, 4 rebonds et 2 caviars pour le premier et 16 points, 7 rebonds et 4 services pour le second, on ne peut pas critiquer leur investissement dans cette rencontre. Oui, le joueur des Bucks a peut-être de meilleures stats mais il n’a pas eu le même rendement que le duo du championnat grec dont les points ont eu un réel impact sur la rencontre, au contraire du scoring éparpillé et peu décisif d’Antetrolongo.

Passons côté brésilien maintenant, avec Rafa Luz aux manettes et un très grand Anderson Varejao dans la peinture (22 points et 9 rebonds au total, à 10/17 au tir dont un floater décisif en fin de match). La Seleçao a plutôt galéré en première mi-temps (30-40). Heureusement, la pause a fait du bien et les disciples d’Aleksandar Petrovic ont profité de la maladresse des Grecs pour leur planter un 17-4 assassin au retour des vestiaires. A partir de là, les Brésilianos ont pris confiance avec Leandro Barbosa et Rafa Luz à la baguette. Mais avec trois points d’avance à dix minutes de la fin (56-53), la Grèce avait encore toute ses chances pour conserver la première place du Groupe F. Sauf qu’il y a un mais et qu’il s’appelle « Brésil » ou plus précisément « Brésil défend très très bien sur le Freak ». Giannis est littéralement asphyxié par la défense. Quand il a la balle, ce sont un voire deux tontons qui viennent lui coller au chasuble. Bloqués, les Grecs fondent sous la pression à l’inverse de leurs habitudes. Toujours menés de trois points à deux secondes du buzzer, Kostas Sloukas obtient trois lancers-francs grâce à une faute gentiment gagnée sur un tir désespéré du milieu de terrain. S’il met ses trois jetés, il peut arracher la prolongation, imaginez un peu la pression dans le cerveau du mec. Mais ce sera seulement un deux sur trois, et les espoirs de victoire s’envolent avec le rebond sur troisième lancer manqué.

Score final 79-78, les Grecs se sont fait freakeaser et maintenant il va falloir que le bon vieux Giannis se réveille et nous sorte un match du turfu. Parce que, pour l’instant, le MVP de la NBA n’est pas le monstre que les fans chinois attendaient.

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