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NBA Flashback 2018-19 #57 : ce jour où Kawhi Leonard nous a offert le game winner le plus cinématographique de ces vingt dernières années

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Qui ne se souvient pas de l’endroit exact où il était le 12 juillet 1998. Et le 11 septembre 2001. Et le 13 novembre 2015 aussi tiens, tant qu’à faire dans les sales souvenirs. Qui ne souvient pas d’où il était le jour où il a appris qu’il serait papa, du jour où il a découvert qu’il avait (ou pas) le Bac, ça c’est pour les souvenirs un peu plus heureux. Il existe dans une vie des moments à parts, instantanés bloqués dans le temps, des moments dont on se rappelle jusqu’au temps qu’il faisait ce jour-là dehors, jusqu’à quel pantalon on avait mis le matin. Si t’es fan de NBA ? Le shoot de Kawhi c’est le shoot de Kawhi, et tu te souviens forcément de 1) où t’étais, 2) avec qui t’étais et 3) de comment t’as réagi. Et viens tout de suite en commentaires si t’es pas d’accord avec ça.

Nous sommes le 13 mai 2019 et niveau émotions, ces Playoffs nous ont déjà offert leur lot de satisfaction. L’annexion de L’État dOklahoma par Damian Lillard, un match à quatre prolongations entre les Nuggets et les Blazers, les Clippers qui font douter les Monstars, Jared Dudley qui réveille des monstres, bref de quoi s’éclater depuis un mois… sauf que ce soir-là c’est dans une toute autre dimension que Kawhi Leonard va entrer, et nous emmener avec lui d’ailleurs.

On ne va pas se mentir, Kawhi Leonard avait de toute façon son immense main PMU posée sur cette série. Depuis le début. 45 points à 16/23 dès le Game 1, décor posé. Puis 35, 33 et 39 pions pour garder les Raptors dans le Game jusqu’au retour au Canada pour le Game 5. Deux matchs plus tard ? C’est donc une rencontre à la vie à la mort tabernacle qui se déroulait à la Scotiabank Arena, pour savoir qui de Philly ou Drake irait affronter les Bucks en Finale de Conférence. Le match sera une guerre de tranchées, du genre de ceux qui dépassent rarement les cent points, les Kings se marrent, tout l’Ouest des États-Unis se marre. On va d’ailleurs pas en faire tout un fromage même si on adore ça, le fromage, et on saute donc directement à quelques secondes de la fin du match, à 90 partout et quelques secondes seulement à l’horloge. Jimmy Butler vient d’égaliser et on se dirige vers une overtime suffocante, sauf qu’il reste exactement 4,2 secondes aux Raptors pour plier tout ça. Roulement de tambour, let’s go.

Marc Lievremont Gasol à la touche, Pascal Siakam au raffut pour Kawhi, et le franchise player hérite finalement de la bouboule (également le surnom de Kyle Lowry, ndlr) en tête de raquette à hauteur des 3-points. Cadrage deb sur Ben Simmons, cadrage deb sur Embiid, elle est belle la jeunesse, et voilà notre bon Kawhi qui va s’enfermer devant le banc des Raptors, encore plus à zéro degré que zéro degré. Grosse cloche, ballon qui rebondit, buzzer qui retentit, Kawhi regarde tout ça le cul posé dans les tribunes. Un rebond, deux rebonds, trois rebonds… quatre rebonds, c’est plus du basket bordel c’est du cinoche, et le ballon qui finit par rentrer, provoquant l’explosion de la salle, de tout le Canada, mais aussi une explosion de larmes dans les yeux de ce grand bibou de Joel Embiid qu’on a presque envie de câliner. La vidéo fait très vite le tour du monde, les photos sont mythiques, l’attente que le tir redescend est interminable et on comprend très vite que l’on ne parle plus de sport mais d’un art pour lequel on a même plus de voix pour crier notre amour.

Premier game winner lors d’un Game 7 de TOUTE l’histoire de la NBA, ce n’est décidément pas de la glace qui coule dans les veines de Kawhi mais un liquide encore inconnu aujourd’hui. Là encore les images valent mille mots alors enjoy : ceci est l’un des plus gros tirs de l’histoire de notre sport.

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