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Preview Coupe du Monde FIBA 2019 – la Serbie : on est donc en train de parler d’une équipe qui pourrait taper… Team USA ?

Nikola Jokic

Et elle n’est peut-être pas la seule en fait.

Source image : YouTube

Tout au long de la période pré-Coupe du Monde, TrashTalk vous offre une présentation complète des 32 nations participant à la grande messe du basket mondial. Histoire de se mettre dans le bain, et aussi parce qu’un bain c’est bien, surtout en période de canicule. Allez, let’s go.

здраво, preview assez spéciale aujourd’hui car c’est la Serbie qui est au programme, nation tellement importante dans le paysage basketballistique mondial. Une sélection qui est d’ailleurs, peut-être, la plus à même… de taper Team USA dans ce Mondial. Ce genre de phrase, pouloulou.

Avec du joueur NBA (du gros joueur NBA), du joueur évoluant dans les grosses écuries d’Euroleague et quelques autres avec des rôles majeurs dans d’autres clubs importants en Europe, c’est un euphémisme de dire que cette équipe serbe présente au Mondial a l’expérience du (très) haut niveau, même si Milos Teodosic sera forfait sauf miracle de dernière minute. En matière d’âge, on remarque néanmoins dans cet effectif l’absence de vrais prospects puisque, en effet, aucun joueur de moins de 24 ans n’est présent dans le roster et cela posera peut-être problème quand la génération actuelle sera vieillissante. Mais revenons en 2019. Parmi les grosses nations européennes, la Serbie est l’une de celles qui a le plus morflé à cause du conflit FIBA/EuroLeague, se qualifiant de justesse avec « seulement » sept victoires pour cinq défaites. Normal quand tu ne joues pas avec tes joueurs les plus importants et que tu te refuses par principe à avoir un Ricain naturalisé sous peine de s’attirer les foudres de Milos Teodosic, qui avait déclaré vouloir prendre sa retraite internationale si un naturalisé venait à gonfler les rangs de la sélection. En matière de résultats lors des récentes compétitions auxquelles elle a participé ? Hum, on peut dire que ce n’est pas tout mal, avec une médaille d’argent au Mondial 2014, une autre aux JO 2016 et une dernière à l’EuroBasket 2017. Un modèle de régularité, même si les mauvaises langues diront qu’il y a autant de titres au bout que Liverpool en Premier League ces trente dernières années.

Le joueur à suivre : Nikola Jokic

Quelle saison pour le pivot des Nuggets ! Du haut de ses 24 ans, il a participé durant cette saison 2018-19 à son premier All-Star Game, s’est offert une première apparition dans la All-NBA First Team et a surtout découvert les Playoffs pour la première fois avec sa franchise du Colorado. Et avec 25,1 points, 13 rebonds, 8,4 passes décisives et 39,3% de loin, on peut dire que le natif de Sonbor a plutôt apprécié et assumé sa postseason. Aussi athlétique que votre tonton approchant la cinquantaine, le meilleur numéro 15 de l’histoire des Nuggets compense avec des mains en or et une science du jeu déjà all-time pour un big man. De retour en sélection pour la première fois depuis les Jeux Olympiques de Rio où il était encore tout jeune, il pourra montrer lors de ce Mondial toute son évolution et son emprise sur le jeu dès lors qu’il a un ballon orange dans les mains. Et en FIBA, attention les dégâts.

Le programme :

  • 31 août à 9h30 : vs Angola
  • 2 septembre à 13h30 : vs Philippines
  • 4 septembre à 10h30 : vs Italie

Pas le temps de tergiverser, ce sera clairement un échec pour la Serbie si ça ne rentre pas au pays avec au moins une médaille. Penser à ramener la coupe à Belgrade n’est également pas un fantasme même si beaucoup de facteurs aléatoires rentreront en compte. L’avantage de la sélection serbe ? Un calendrier progressif, avec le niveau des adversaires qui augmente au fur à mesure que la compétition avance. À noter que cette Coupe du Monde pourrait également être la dernière de Sasha Djordjevic à la tête de la sélection serbe, lui qui a apporté tellement de joie et de médailles à son pays ces dernières années.

Nikola Jokic, Bogdan Bogdanovic, Nemanja Bjelica et tout un tas de tueurs à gage jamais aussi bien inspirés que lorsque les compétitions internationales montrent le bout de leur nez ? Le tout sous la houlette de l’un des meilleurs coachs et meneurs d’hommes de toute l’Europe ? Ça ne suffira peut-être pas pour terminer au sommet, mais on sait déjà que les gars vont essayer très fort. Hâte.

Article proposé par Luca Rastelli, qui attend d’ailleurs toujours d’être signé pour un two-way contract de pigiste.

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