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Preview Coupe du Monde FIBA 2019 – la Corée du Sud : la joie du basket sans big man

Vive le small-ball !

Source image : YouTube/FIBA

Tout au long de la période pré-Coupe du Monde, TrashTalk vous offre une présentation complète des 32 nations participant à la grande messe du basket mondial. Histoire de se mettre dans le bain, et aussi parce qu’un bain c’est bien, surtout en période de canicule. Allez, let’s go.

안녕하세요, nouvelle preview de la Coupe du Monde FIBA 2019 et aujourd’hui on parle d’un morceau qui n’est pas inintéressant dans le domaine du sport sur le continent asiatique. En effet la Corée du Sud est peut-être la nation la plus présente dans les sports collectifs en Asie.

Les plus footeux d’entre vous ont directement pensé à des joueurs comme Park Ji-Sung et Son Heung-Min, joueurs venus du pays du matin calme ayant fait ou faisant le bonheur respectivement de Manchester United et de Tottenham. Même le handball peut se targuer d’avoir des joueurs cultes venant du sud de la péninsule de Corée, comme Kang Jae-Won, meilleur joueur du monde en 1989 et Yoon Kyung-Shin, meilleur joueur du monde en 2001. En basket, c’est une autre affaire. Un seul joueur Sud-Coréen a évolué en NBA. Il s’agit de Ha Seung-Jin, beau bébé de 2m21 drafté en 2004 par les Portland Trail Blazers qui est resté deux saisons dans la franchise de l’Oregon avec quand même 4 titularisations et des stats assez anecdotiques (1,5 point et 1,5 rebond de moyenne). Malgré le fait qu’il soit encore en activité au pays, il n’a pas été sélectionné pour ce Mondial. La taille, c’est ce qu’il manque cruellement à cette équipe dont le plus grand joueur, Kim Jong-kyu, culmine à 2m07. Derrière lui, aucun ne dépasse les 2m02. Un effectif constitué exclusivement de joueurs évoluant au pays dans la Korean Basketball League, l’expérience du Mondial de handball en début d’année n’a pas été renouvelée et aucun nord-coréen ne garnit la liste de son voisin. Pour ce qui est des qualifications, la République de Corée s’est qualifiée assez aisément avec un très bon bilan de 10 victoires pour seulement 2 défaites, avec des vraies qualités en attaque (meilleure attaque du continent avec 88,5 points par match) et à la passe avec 23,3 caviars de moyenne (numéro 1 toujours). Là où ça pêche cruellement, c’est au rebond où elle n’a été que la onzième meilleure équipe sur 16 dans ce domaine. Forcément, le small-ball même lorsqu’il n’est pas volontaire ne permet pas de faire de grosses moissons au rebond. Ce sera la huitième participation de la Corée du Sud au Mondial, et la deuxième consécutive après être repartie d’Espagne avec cinq défaites dans les valises en 2014. Des difficultés à échelle mondiale qui trahissent une autre vérité sur le continent, car le pays de la K-Pop tourne à 25 médailles dont deux en or en Coupe d’Asie.

Le joueur à suivre : Ricardo Ratliffe

Thierry Roland n’aurait pas eu trop de mal à différencier Ricardo Ratliffe de ses coéquipiers s’il était toujours parmi nous pour commenter cette Coupe du Monde de basket. Né à Hampton en Virginie comme un certain Allen Iverson, il passe par la fac de Missouri entre 2010 et 2012 mais ne parvient pas à se faire drafter. Rêvant quand même d’une carrière professionnelle, le poste 4 dépassant à peine le double mètre pose ses valises en Corée du Sud et n’a quasiment plus jamais quitté le pays depuis. C’est ainsi qu’il obtient la nationalité sud-coréenne en janvier 2018 et qu’il commence les carnages avec la sélection. En effet, le monsieur n’est ni plus ni moins que le meilleur scoreur et le meilleur rebondeur de ces qualifications toutes zones confondues avec 26,7 points et 12,5 rebonds de moyenne par match. Il s’est même permis une performance digne du Shaq avec 41 points et 17 rebonds contre la Syrie. Assez tanké athlétiquement, il a un shoot à mi-distance pas trop dégueux mais n’est pas très dangereux du parking. Ricardo Ratliffe ou Ra Gun-ah sera le meilleur joueur coréen pendant ce Mondial.

Le programme :

  • 31 août à 14h30 : vs Argentine
  • 2 septembre à 14h30 : vs Russie
  • 4 septembre à 10h30 : vs Nigéria

Malgré des progrès par rapport au dernier Mondial, ce sera compliqué pour la Corée du Sud de dépasser le premier tour de cette Coupe du Monde. Le criant manque de taille, déjà handicapant en zone Asie, sera rédhibitoire avec des intérieurs d’un niveau supérieur. Le projet sera donc d’accrocher au mieux leurs adversaires voire, peut-être, avec beaucoup de facteurs concordants, une victoire.

Acteur important sur le continent asiatique, la Corée du Sud va se frotter à de grandes nations et voudra surtout éviter de faire fanny comme en 2014. Sur le papier, ça s’annonce compliqué mais le small-ball a déjà fait ses preuves en NBA alors pourquoi pas en FIBA ?

Article proposé par Luca Rastelli, qui attend d’ailleurs toujours d’être signé pour un two-way contract de pigiste.

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