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Preview Coupe du Monde FIBA 2019 – le Canada : les mecs ont voulu faire les Américains, du coup tout le monde est forfait

Canada

Go to Khem Birch à 20 pions par match.

Source image : FIBA

Tout au long de la période pré-Coupe du Monde, TrashTalk vous offre une présentation complète des 32 nations participant à la grande messe du basket mondial. Histoire de se mettre dans le bain, et aussi parce qu’un bain c’est bien, surtout en période de canicule. Allez, let’s go.

Bonjour, on part sans plus attendre sur la preview d’une nation parmi les plus jeunes du Mondial mais également l’une dont le potentiel peut être l’un des plus flippants dans les années à venir, le Canada. Pour la première compétition de cette sélection 2.0, on peut dire que l’adversité sera de taille avec un groupe notamment composé de l’Australie et de la Lituanie.

Ça commence à faire quelques années, mine de rien, que des joueurs issus du pays de Terrance et Philip s’incrustent à chaque cuvée en haut du classement de la Draft NBA. Le summum de ce phénomène ? La Draft de 2013 et celle de 2014, lors desquelles Anthony Bennett et Andrew Wiggins ont chacun été les premiers garçons à mettre la casquette tant espérée. Absents de la Coupe du Monde 2014 et parmi les pires équipes de celle de 2010, c’est un euphémisme de dire qu’historiquement le Mondial ne réussit pas à la Team Canada, elle qui n’a jamais ramené de breloque en treize participations à cette compétition. Pour ce qui est du roster, le Cônodô a cette particularité assez rare pour être soulignée de n’avoir aucun joueur issu de son championnat local dans son effectif, ce dernier étant relativement faible en terme de niveau et forcément peu considéré par les Canadiens n’ayant pas trouvé leur place dans la Grande Ligue, les mecs préférant jouer soit en G League soit en Europe. Une partie de joueurs de cet effectif évolue néanmoins en NBA, avec pas mal de jeunots dans le tas (la moitié des pré-sélectionnés ont 25 ans ou moins). Les Raptors, emblème du basket de l’autre côté du lac Michigan, seront surtout représentés via leur coach Nick Nurse, qui va profiter de ce Mondial pour décuver du titre de champion acquis en juin dernier. Comment les Canadiens se sont qualifiés ? On peut dire que malgré leur équipe C, due comme d’habitude à l’absence des joueurs jouant en NBA et en Euroleague, la sélection à la feuille d’érable s’est assez aisément qualifiée, au talent, avec un bilan global de dix victoires pour deux petites défaites, avec en prime la meilleure attaque des qualifications du continent, avec 93 points par match.

Le joueur à suivre : Cory Joseph

On attendait R.J. Barrett, Jamal Murray, Tristan Thompson ou Andrew Wiggins pour jouer les leaders de la sélection, le spot pourrait finalement revenir à Jojo. Le conditionnel est toujours de mise car même s’il sera bien du voyage en Chine comme l’a confirmé son entraîneur, son rôle et même sa participation restent encore à confirmer alors qu’il a raté toute la deuxième partie de la préparation effectuée par ses coéquipiers. Mais Nick Nurse aura du mal à se priver du meneur pour assumer le statut de patron de cette jeune équipe, accompagné par des NBAers un peu random comme Khem Birch, Chris Boucher ou encore l’inimitable Kelly Olynyk. Un peu triste quand on connait le potentiel des joueurs cités en début de paragraphe mais le nouveau meneur des Kings aura à coeur de prouver qu’il n’est pas un chef de gang de substitution… même s’il l’est un peu quand même, on ne va pas se mentir. Quoiqu’il en soit les absents ont toujours tort et peu d’équipes au monde peuvent se targuer de posséder un meneur de la trempe de Cory, lui qui commence à se faire une belle petite carrière NBA et qui plait partout où il passe grâce à son activité des deux côtés du terrain. Alors peu importe ce qui aurait « dû » se passer, chaque joueur qui se coltinera CoJo durant cette Coupe du Monde passera un quart d’heure compliqué, on vous aura prévenu.

Le programme :

1er septembre à 9h30 : vs Australie

3 septembre à 13h30 : vs Lituanie

5 septembre à 9h30 : vs Sénégal

Dans la catégorie du talent et du potentiel, on est tout en haut du panier. Par contre, en terme de vécu collectif, de forces présentes et d’expérience dans une compétition de haut niveau… c’est beaucoup moins excitant. La mise en place rapide d’un collectif et des joueurs qui comprennent leurs rôles sera primordiale si les Canadiens veulent passer ne serait-ce que le premier tour. Cela semble anodin au vu de l’effectif mais avec ce groupe de la mort on n’est pas à l’abri d’une surprise, bonne comme mauvaise, et le Canada a une bonne gueule de dindon de la farce.

Tu passes limite d’un candidat à la finale à une équipe qui risque de galérer à passer la première phase de poules. Car sur le papier les Australiens et la Lituanie n’ont rien à envier au Canada, bien au contraire. On part donc sur un objectif de prendre deux matchs sur trois, avant d’aller éventuellement se faire démembrer par la France. Parce qu’on veut bien être gentil dans une preview, mais sur le terrain c’est à la vie à la mort.

Article proposé par Luca Rastelli, qui attend d’ailleurs toujours d’être signé pour un two-way contract de pigiste.

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