One-on-One

Marreese Speights : focus sur un lieutenant solide mais oublié, peut-être parce qu’il a le même prénom que votre boulangère

Marreese Speights

Ou peut-être bien parce que c’est un fainéant.

Source image : YouTube

En parcourant ce matin l’éphéméride du jour, un nom a attiré notre rétine dominicale : mais que devient… Marreese Speights ? Mais si, vous savez, ce poste 4/5 costaud, un peu lent, avec un bouton énorme sur le crâne mais diablement utile partout où il est passé depuis le début de sa carrière. Parce qu’elle a 32 ans la Maryse, alors il serait peut-être temps de refaire appel à lui en NBA non ?

32 ans aujourd’hui pour Marreese Speights, et toujours pas l’ombre d’un contrat NBA en vue. Chelou non ? On l’avait notamment vu il y a un an, en démonstration au Capital One Center face aux Wizards avec… 41 points. Sauf que c’était de la présaison, sauf que c’était sous le maillot des… Long Lions de Canton. Ah oui, quand même. Car on l’a donc retrouvé le Marreese, exilé en Chine depuis maintenant un an après une bonne petite carrière NBA pas sensationnelle mais pas honteuse, loin de là. Il y était d’ailleurs rentré en 2008 par la case Florida, un an après avoir été champion avec le trio Noah/Horford/Brewer, et la raison de son cursus universitaire à Florida vient peut-être, finalement, de son air de ressemblance avec… Flo Rida, le rappeur. Si si, peut-être, enfin un peu, enfin bref. C’est en tout cas sur les parquets de NBA et non dans les FNAC que Marreese gagnera ensuite son blé, œuvrant dans l’ombre pour les Sixers époque Elton Brand, pour les Grizzlies époque Gasol, puis les Cavs époque entre deux LeBron. Puis le meilleur choix de sa vie, puisqu’il signe non pas chez un guérisseur qui lui brûlera sa verrue mais chez les… Warriors, avec qui il bâtira comme vous vous en doutez/souvenez 100% de son palmarès NBA. Champion NBA en 2015, finaliste en 2016 face à son ancienne franchise, Marreese est heureux car chaque mois de juin il est en prime time sur TNT. Ça vit sa meilleure vie, pour un salaire plus que passable, alors que demande le peuple.

Mais le trophée à peine fêté, celui qui est free agent depuis une dizaine de jours va finalement s’engager avec les Clippers, force grandissante à l’Ouest et désireuse de faire de l’ombre aux Warriors. Parfait, Doc Rivers aura donc une taupe à disposition. Celui qui valait plus de dix points en sortie de banc à GS l’année du titre va continuer à scorer, s’écartant de plus en plus souvent du cercle comme les grands le font aujourd’hui, mais ses quasi 9 points par match ne décideront pas le board des Clippers a poursuivre l’aventure avec la Maryse. Un avion et un pays traversé plus loin ? Atterrissage à Orlando, retour chez son juju Flo Rida donc, pour ce qui sera finalement – pour l’instant – son Farewell Tour. 7,7 points en 13 minutes, aucun maillot échangé et une raquette que le gars ne voit quasiment plus au détriment de la ligne à 3-points, bref l’évolution logique d’un vieil intérieur qui en a marre de prendre des coups. Faut dire qu’il était pourtant dur au mal le garçon, mais les années ont semble-t-il eu raison de son abattage.

Et c’est donc le choc il y a un peu plus d’un an, quand le nom de Marreese Speights rime soudainement avec… Guangzhou. Bah ouais, le choc, surtout parce que ça ne rime pas du tout. Le grand faux mou rejoint donc le contingent des anciennes gloires NBA en partant remplacer Tyler Hansbrough, autre phénomène en son genre, et l’on se dit que c’est alors une passade un peu maussade, une glissade, une encartade, du céleri rémoulade. Ses stats en 2018-19 ? 22,7 points et 7,4 rebonds, en prenant environ autant de shoots du parking que de tirs à deux points, et le tout avec un pourcentage dégueulasse. On a donc trouvé, après enquête, la raison du départ de l’homme au blase de boulangère et à tête de rappeur claqué : il n’avait pas envie de s’emmerder et voulait jouer comme au playground de sa jeunesse, là-bas en… Floride. Ça ne s’invente pas, mais l’enquête, on se répète, était nécessaire.

Pas de Marreese Speights en vue donc pour la saison à venir, et c’est peut-être tout sauf une surprise. On s’étonnait juste de voir un mec de 32 ans et en pleine possession de ses moyens ne pas se proposer à la plus grande Ligue au monde, mais on se dit finalement que si c’est pour retrouver un espèce de mix raté entre Greg Monroe 2019 et un Nick Young à jeun… bah c’est pas la peine en fait. Allez la Maryse, reste donc posé à Canton, à faire du bon pain au public chinois. Ah oui, et bon anniversaire hein, feignasse.

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