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NBA Flashback 2018-19 #29 : ce(s) jour(s) où Paul George et MVP revenaient souvent dans la même phrase

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ?

Se lancer dans un plat hyper élaboré, s’appliquer minutieusement pour la préparation mais oublier la viande dans le four. Perdre contre un boss parce que notre manette n’a plus de batterie dans un jeu vidéo après avoir fait le run parfait pendant une demi-heure. Emmener son crush au cinéma puis au resto, discuter longuement, lui sourire, lui montrer ce qu’on a derrière la tête pour finalement nous prendre un « je préfère qu’on reste ami ». Dominer toute la course à Mario Kart mais perdre à cause d’une carapace bleue à 100 mètres de l’arrivée. Crosser le meilleur joueur du playground, foncer au panier tout content et se faire humilier par un chasedown block. Monter sur scène avec sa star préférée et se casser la gueule sous le coup du stress, devant des milliers de personnes. Adorer la NBA et le basket mais être fan des Knicks. Cette liste non exhaustive a pour but d’illustrer l’expression « ne pas mettre la cerise sur le gâteau, mais le jeter par terre ».

Ce lundi 11 février 2019 était un jour particulier. Personne ne se rappelle vraiment de ce qu’il faisait ce jour là, parce que c’est un jour lambda, bonne fête aux Notre Dames des Lourdes d’ailleurs (on sait jamais, si quelqu’un passe par là et s’appelle comme ça). En ce jour un peu miteux donc, où vos copains étaient au ski en train de s’empiffrer de plats à base de fromage et de boissons à base de raisin, vous, bloqué dans votre appart’, vous n’avez pas dormi pour vous taper un petit Blazers-Thunder, et devinez quoi, vous avez eu raison. En ce soir d’hiver, Paul George a décidé de montrer à la planète basket qu’il devait vraiment faire partie de la discussion pour le MVP. 47 points, 12 rebonds et 10 passes avec des actions incroyables à ne plus savoir quoi en faire. Le gars était chaud, c’était son jour et il le savait, en témoigne la percussion sur Nurkic en contre-attaque après seulement cinq minutes de jeu. Le pivot-déménageur finit au sol, écrasé par l’énergie et la puissance du numéro 13. Pénétration, shoot mi-distance, crossover, shoot à trois en isolation ou derrière les écrans, l’ailier sait tout faire et l’a montré ce soir là. Étape une réalisée, on a fait la base du gâteau, plus qu’à le garnir.

Onze jour plus tard, donc le 22 février, bonne fête aux Isabelles, et PG13 décide de remettre le couvert, cette fois-ci face au Jazz… Tiens, tiens, tiens, y’aurait-il un historique favorable à un match épique ? Absolument. Après la déculotté printanière de la saison passée, Paulo avait envie de se racheter et de faire oublier le terrible 2/16 qui provoqua la risée des fans (oui, oui, nous). 45 points et un tir clutchissime, voilà la performance du gars ce soir-là. Dans un match d’anthologie à double overtime, PG va tenir la baraque tout seul, comme un grand, avec un petit floateur mi-distance  pour tuer le match, après avoir éliminé ses deux défenseurs directs. Ce soir-là, on voit à quel point le gars est un leader sur le terrain : en attaque mais aussi en défense, l’ailier dégage quelque chose qui galvanise les joueurs autour de lui, et ça fonctionne. Ce match c’est le genre de situation où si votre mère, votre colloc ou votre conjoint passe à côté de vous et voit une partie de la rencontre, et cette personne n’y connaissant rien au basket pourrait dire « ah oui je le connais le numéro 13, c’est Michael Jordan ». Alors non, mais ça en dit long sur la performance du gars ce soir-là. Paul George venait de garnir son gâteau de crème pâtissière et autres fioritures grasses et sucrées, ne restait plus qu’à mettre la cerise et on était bon.

Les moyennes de PG cette saison ? 28 points, 8,2 rebonds, 4,1 assists et 2,2 steals

Globalement, on ne peut pas redire grand-chose de la saison de PG. Au-delà des éclats comme ceux détaillés ci-dessus, le gars va être le leader d’OKC et porter l’équipe vers des espoirs de podium à l’Ouest. Défenseur élite, attaquant au sang froid qui sait tout faire, le gars en serait presque à piquer la vedette de son compatriote au numéro 0. Dans la discussion pour le MVP et pour le DPOY, Paulo peut être fier de ce qu’il a accompli en 2018-19. Cette saison ne restera certainement pas dans l’histoire mais prouve que le prime de l’ailier va être flippant, surtout que, rappel pour les amnésiques… il jouera avec Kawhi Leonard la saison prochaine. Allez, poche de glace sur la nuque.

Oui mais voilà, en 2019 il manque la cerise sur le gâteau. Paul George n’est pas élu MVP ni DPOY à cause d’un Grec et d’un gobeurt de rebonds de 2m16. Au-delà de cette simple déception personnelle, le gâteau de PG va finir par terre, écrasé par le shoot de Damien Lillard sur la tronche de l’ailier. Comme quoi la réussite tient à peu de chose, et une saison de MVP restera comme une saison… blanche, et ça il ne faut pas l’oublier. Enfin si du coup, on va l’oublier, comme c’est une saison blanche.

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