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NBA Flashback 2018-19 #17 : ce jour où Jusuf Nurkic s’est pris pour le Wilt Chamberlain bosnien

La saison 2018-19 est à peine écoulée qu’elle nous manque déjà. Comme chaque été, TrashTalk vous propose donc de revenir sur ces événements qui nous ont fait vibrer, sursauter, rire ou pleurer, histoire aussi de garder notre belle NBA en tête H24 et douze mois sur douze. Allez, coup d’œil dans le rétro histoire de se rapprocher tranquillement… de la reprise. Comment ça on se repose l’été ? Comment ça on est des geeks ? 

Dix-septième jour du mois de juillet et dix-septième flashback, car comme disait Bruno Vandelli en son temps : il faut garder le rythme. Quadricolor comme les quatre couleurs primaires, les plus anciens tiennent la référence, mais pour Jusuf Nurkic les couleurs se sont ce jour-là transformées en stats, et elles étaient au nombre de cinq. Les points, les rebonds, les passes, les contres et les interceptions, un peu comme si le serveur de Courte Paille avait également fait la cuisine, garé votre voiture, tondu la pelouse et couché le petit. Ce 1er janvier le père Jusuf était partout et a prouvé une fois de plus que si les mecs originaires des Balkans avaient une sacrée descente, ils avaient également la récupération facile.

Nous sommes le 1er janvier 2019 et si la majorité des gens cuve encore le vin du réveillon, un homme va prouver que la meilleure manière de repartir reste encore un bon basket des familles. Mais pas n’importe quel basket hein. Pas le petit 3×3 sur le playground de Matafelon-Granges avec ton pote qui joue en Birk, mais plutôt une bonne grosse reprise NBA, avec les grammes encore présent dans les bras mais une motivation intacte. Ce soir-là ? Jusuf Nurkic va non seulement prouver que l’alcool c’est de l’eau, mais il va également plonger les pauvres intérieurs de Sacramento dans une déprime totale, les poussant à se remettre à la piave dès la fin du match. La principale victime du show Nurkic ? Willie Cauley-Stein, ridicule en défense – comme souvent – face à la puissance du Bosnian Beast, et ridicule en attaque – bah… comme souvent – avec un petit 2/14 bien cradingue pour un mec de plus de 2m10. Les stats de Youssoufe ce soir-là ? Alors mouillez vous la nuque, mais genre avec de l’eau bien froide :

24 points à 5/10 au tir et 14/16 aux lancers, 23 rebonds, 7 passes, 5 steals et 5 contres en 38 minutes

Five. By. Five. Le genre de perf que peu de joueurs NBA peut se targuer d’avoir réalisé. Au bas mot aujourd’hui ? Draymond Green, Anthony Davis… Nicolas Batum. Voili voilà. Autrefois ? Andrei Kirilenko (trois fois !), Hakeem Olajuwon… six fois, ou encore Jamaal Tinsley, Marcus Camby ou Vlade Divac, et c’est à peu près tout. De quoi appuyer bien fort sur la folie et la rareté de ce genre de performance, de quoi affirmer sans peine que cette nuit de folie aura suffi à placer le pivot des Blazers dans les livres d’histoire, au moins jusqu’à ce que Giannis Antetokounmpo ne réalise ce genre de match deux fois par semaine. Jusuf Nurkic prouvait en tout cas ce soir-là que Portland avait eu plus que raison de lui faire confiance, et que si parfois les fils se touchent dans sa tête jusqu’à en faire un immense bolosse, le monstre reste avant tout un merveilleux basketteur, accord parfait entre la bête féroce et le caresseur de gonfle. Quasiment la même chose que son pigiste Hassan Whiteside finalement, au détail près que l’ancien pivot de Miami n’a pas le quart de la technique du bosnien.

Un match historique, des stats historiques, et globalement une saison merveilleuse, avant que le destin ne s’en mêle et ne prive Nurkic de Playoffs. Et quand on voit à quel point ses copains se sont sortis les doigts à partir de la mi-avril, on se met presque à imaginer que les Blazers auraient eu leur mot à dire face aux Warriors en Finale de Conférence. mais tout ça reste du conditionnel, un peu comme si on essayait d’imaginer Willie Cauley-Stein avec de la motivation et du QI Basket. Time.

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