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Zion Williamson a fait ses débuts en Summer League : hype maximale, travail notable, potentiel incroyable

Zion Williamson

Zion Williamson peut rouler sur la Ligue… mais il y a du chemin à parcourir.

Source image : NBA League Pass

Ses débuts étaient programmés et attendus, ils ont bien eu lieu cette nuit. Zion Williamson a démarré officiellement sa carrière en NBA avec un passage remarqué par la Summer League, d’un seul quart-temps mais largement suffisant.

Sans mauvais jeu de mot, et en espérant justement qu’il n’y ait aucun blessé grave, on peut parler de choc sismique lié à l’arrivée de Zion en NBA. On le savait, ce match entre Knicks et Pelicans allait être suivi par toute une planète basket réveillée, souhaitant voir si le phénomène observé sur YouTube depuis des mois tiendrait chez les pros. Conclusions hâtives ? Oui, forcément, c’est le jeu. Mais Williamson le disait lui-même, ce qu’il voulait tout simplement montrer, c’est qu’il a sa place ici et qu’on ne peut pas lui retirer ce spot de numéro 1 de la Draft 2019. Malheureusement, deux événements vont raccourcir la nuit du joueur, et augmenter la frustration des spectateurs. D’abord un choc genou contre genou poussant le staff médical des Pelicans à dégainer la carte sécurité, donc interdiction de rejouer en deuxième mi-temps, puis un tremblement de terre ressenti en plein région, au point d’imposer la fin du match car les speakers et l’écran principal bougeaient au plafond du complexe sportif californien. Sale ambiance, plutôt flippante même, malgré les milliers de kilomètres de distance. Mais bon, comme dit en intro, tant qu’il n’y a rien de grave on est bons, que ce soit pour le joueur comme pour les habitants du coin. Et cela ne nous empêchera pas de souligner cette hype énorme qui a eu lieu autour de Zion, du moment où il est sorti du vestiaire à son tout premier dunk. C’est simple, dès l’échauffement, tout le public se lèvera pour tenter d’enregistrer un premier tomar énorme du phénomène… comme un 360-moulin lâché par Williamson devant des spectateurs abasourdis. Chaque montée à l’arceau est scrutée, chaque élévation, et dans son beau maillot blanc des Pelicans Zion exhibe ses quasi-130 kilos avec un regard noir. Le type n’est pas là pour blaguer. Une attitude qui va le mener à un début de match en deux parties, d’abord une contraignante puis une autre rassurante.

La partie contraignante, c’est évidemment l’ajustement au jeu NBA. Quasiment quatre mois que Zion n’a pas vraiment participé à un vrai match, et pas avec ce niveau d’attention. Les premiers moves sont donc timides, une isolation transformée en air-ball, des pénétrations sur Mitchell Robinson qui finissent en contre pour l’intérieur des Knicks, même la tentative de gros contre de Williamson est illégale malgré la détente surhumaine du bonhomme. En y ajoutant des lancers loupés et des tirs à distance mal tentés, on peut rouspéter si on a le niveau de patience d’un nouveau fan des Pelicans. Sauf que là n’est pas le plus important. Il n’est pas dans l’acte de tamponner un joueur dès ses premières minutes en Summer League, please. C’est dans la capacité d’ajustement, et les qualités intrinsèques démontrées par les athlètes, qu’il y a de l’espoir à avoir, ou pas. Et à ce petit jeu-là, Zion a fait fort. Une fois les débuts timides derrière lui, l’intérieur va lancer une séquence de 3-4 minutes assez dingue. Entrée dans la raquette, impossible de le bouger de sa position, le pauvre Kevin Knox se fait enrouler, dunk. Action suivante, pick and roll bien exécuté, Williamson roule et personne ne va le chercher sur appel deux pieds, dunk. Puis vient cette séquence qui fait exploser la salle, lorsque Zion arrache le ballon des mains de Knox comme s’il s’agissait de son grand frère, avant d’écraser l’arceau avec un cri rageur. Tout ça ponctué, en fin de quart-temps, par une petite entrée en jeu histoire de dunker au quasi-buzzer. Alors oui, du dunk, du dunk, du dunk, ça enlève un peu de variété offensive. Et il faudra surveiller comment Williamson va s’ajuster dans un environnement plus cadré, comme celui des matchs de saison régulière en NBA. Mais le potentiel est là, indéniable, et la hype également. S’il bosse bien, qu’on lui donne le temps et qu’il est laissé tranquille par les dieux de la santé, le ciel est vraiment la limite pour le kid formé à Duke.

Zion Williamson aurait certainement aimé que sa première soirée se passe mieux, mais tant pis. On ne reverra peut-être pas l’animal jouer sur cette Summer League 2019, et ça c’est beaucoup plus chiant. En attendant d’en savoir plus, et au pire on se retrouve à la rentrée pour vraiment analyser ses débuts en NBA.

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