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Profil Draft 2019 : Keldon Johnson, un couteau-suisse qui pourrait faire sa place au sein de la Grande Ligue

Keldon Johnson

Il sait tout faire, maintenant il va devoir apprendre à tout savoir bien faire.

Source image : YouTube

Dans notre tour de la Draft cuvée 2019, on s’arrête aujourd’hui sur Keldon Johnson, arrière tout droit venu des Wildcats de Kentucky. S’il fait moins de bruit que certains gros bonhommes de Duke, l’étudiant en première année a de nombreuses qualités qui pourraient lui permettre d’être drafté assez haut. Allez, on se fait un topo rapide sur le garçon.

PROFIL

#Age : 19 ans. La fleur de l’âge.
#Position : Arrière/ailier. Plutôt 2 en NBA avec sa taille.
#Equipe : Kentucky Wildcats. Il n’y a pas que Duke dans la vie.
#Taille : 198 centimètres. Un poil bas pour checker les ailiers les yeux dans les yeux.
#Poids : 95 kg. Déjà une belle carcasse pour son âge.
#Envergure : 206 centimètres. Ça commence à être chiant pour ceux d’en face.
#Statistiques 2018-19 : 13,5 points, 5,9 rebonds, 1,6 assist, 46,1% au tir, le tout en un peu plus de 30 minutes par match.
#Comparaison : Jimmy Butler pour certaines caractéristiques physiques et l’explosivité.
#Prévision : Entre 15 et 20.

QUALITES PRINCIPALES

  • Athlétique et solide physiquement, avec de bonnes mensurations pour son poste
  • Polyvalent, sait à peu près tout faire offensivement
  • Explosif en attaque avec une facilité à aller au cercle
  • Grosse dalle en défense, avec une longueur de bras bien chiante

Véritable couteau-suisse, Keldon Johnson est capable de tout faire sur un terrain sans pour autant exceller dans un domaine. Offensivement, sa palette est assez intéressante, ce qui le rend très vite dangereux pour ses adversaire : à l’aise dans tous les spots au tir, il est surtout bien explosif sur ses prises de balle et accède facilement au cercle. Il a aussi un petit floater pas dégueu et sort bien des écrans pour prendre sa chance au shoot. Typiquement le genre de joueur à qui tu peux laisser la gonfle pour aller driver et aller finir au bout proprement. Pour ça, son physique aide pas mal. Johnson possède de belles mensurations (1,98 mètre pour 95 kilos, c’est loin d’être ridicule pour son poste). Défenseur honnête qui devient vite chiant pour ses adversaires avec une bonne longueur de bras, il se démarque surtout par sa facilité aux rebonds, avec près de six unités par match. Physiquement et mentalement, il n’y pas à dire, il est très intéressant pour un joueur de première année. Il se donne et n’a pas de mal à faire le sale boulot des deux côtés du terrain. Le garçon en veut et ça peut vite faire la diff dans un workout face à des joueurs un peu nonchalants.

DEFAUTS MAJEURS

  • Bon partout sans exceller nulle part
  • Trop hésitant sur certains shoots ouverts
  • Un pourcentage aux lancers à 70%, faible pour son poste
  • Peut rapidement sortir de son match avec des fautes inutiles

Si Keldon Johnson est vraiment intéressant à regarder jouer, notamment par sa polyvalence, tout n’est pas non plus parfait. Polyvalent, on risque par contre de lui reprocher de n’avoir aucune spécialité. C’est assez réducteur, mais les coachs et les observateurs aiment bien ranger les joueurs dans des boîtes et KJ ne rentre pas particulièrement dans l’une d’entre elles. Sur certaines phases de jeu, le freshman doit se montrer encore plus décisif, notamment au shoot. Il a tendance à forcer un petit peu le drive quand le shoot ouvert était la solution la plus adéquate. Son tir d’ailleurs, bien que tout à fait convenable, manque un petit peu de rapidité sur catch-and-shoot notamment. Son pourcentage aux lancers peut également poser problème. 70 % de réussite, pour un arrière, peut mieux faire. Enfin, c’est le mental qui a l’air de faire défaut au prospect qui se fait régulièrement attraper par la patrouille pour des fautes bêtes. Exemple marquant lors de la March Madness face à Wofford où il n’a pas pu réellement peser sur la rencontre à cause de fautes vraiment évitables. Le gamin en veut, mais qui doit encore gagner en self-control s’il veut passer un cap. Allez, un peu plus de confiance en soi et de gestion et ça pourrait se révéler très intéressant tout ça.

CONCLUSION

S’il n’excelle a priori dans aucun domaine qui pourrait lui permettre d’intégrer le Top 10 de la Draft, il pourrait bien être un joueur idéal dans le genre 3&D, pas mauvais derrière l’arc et bon en défense. Le genre de profil dont pas mal d’équipes NBA auraient besoin pour compléter une rotation.

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